C. Inq. citato die respondit
Ad I. Dilata.
* Gury-Dumas, t. IT, n. 1000.
* Jaugey, Tractatus de p. 2389. :
3 Hilarius, Tractatus de Censuris, p. 172.
4 Ami, t. III, p. 427.
* Hilarius, Tract. de Censuris, p. 172.
Virtutibus theologicis,
i haneaine be
icp ice a ai ee Ad Il. Affirmative, seu deterrendi fideles a dando —
AY le See ©
nomine huic societati.
La question avait été posée par le Préfet apos- -
tolique de Norvége.
6° SocrmTis POUR LA CREMATION (Societates quibus propositum est promovere usum comburendi hominum cadavera). — Ces sociétés ont été condamnées par le Saint-Office, le 19 mai 1886; mais leurs membres ne tombent pas sous excommunication, 4 moins qu’elles n’aient un autrebut et ne se rattachent ainsi aux sociétés magonniques * ;
ie An licitum sit nomen dare societatibus, quibus propositum est promovere usum comburendi hominum cadavera ? :
2° An licitum sit mandare, ut sua aliorumye cadavera comburantur?
S. Ing. C. 19 maii 1886 respondit :
Ad I. Negative, et si agatur de societatibus massonice secte filiabus, incurri peenas contra hance latas.
Ad Il. Negative.
Il y a encore en Amérique un grand nombre d’autres sociétés sur lesquelles M. W. Harwood a publié un travail intéressant en mai 1897, dans le North American Review. En voici le résumé fait par M. Delassus :
Les statistiques pour la fin de décembre 1896 accusaient a cette époque, sur le seul territoire des Ktats-
Unis, un total de cing millions quatre cent mille
membres affiliés aux différentes sociétés secretes. La population adulte male étant d’environ 19 millions, il s’ensuivrait qu’un citoyen sur trois ferait partie de ces sociétés. Mais le pius grand nombre appartiennent a plusieurs a la fois; on peut donc dire que, sur six citoyens américains, un est inscrit 4 une société quelconque. Et la-dedans ne sont pas compris les milliers de membres des différentes organisations du travail, bien que ceux-la soient aussi, plus ou moins, engagés par serment; non plus que les 500,000 membres des sociétés secrétes militaires. Le chiffre, comme on le voit, est tout simplement formidable. Chose également digne de remarque, il y a une étroite alliance entre ces sociétés et certains ordres militaires, si bien qu’elles comptent au moins 25,000 hommes dans la fleur de lage, parfaitement instruits et accoutumés au métier des armes, et aussi bons soldats que les meilleurs réguliers. :
Leur but de solidarité, joint a leur “mysteére, 2) exercé sur les citoyens américains une. puissante attraction.
Il serait plus difficile de se renseigner exactement sur le total des sommes mises par ces sociétés fraternelles a la disposition de leurs membres. Les générosités ne sont pas toutes publiées et on ne saurait dire exactement argent donné pour les soins aux malades, les funérailles, les secours aux veuves et aux orphelins. Chaque organisation dépense de cette facon de dix ou vingt mille dollars, jusqu’a sept millions et demi de dollars (87 millions et demi de francs) par an.
Depuis leur établissement aux Etats-Unis jusqu’a Vannée 1896 exclusivement, ensemble des sociétés fraternelles a versé, sous différentes formes, 475 millions de dollars ou dewx milliards trois cent soixante quinze millions de francs. Encore ces chiffres ne comprennent-ils pas les trois associations les plus considérables : les Francs-Macons, les Odd Fellows et les Chevaliers de Pythias. Ces trois-la, pour leur part, ont dépensé. 176 millions de dollars (880 millions de
* Hilarius, [bid., p. 173.
francs) ; ce qui fait un total général de trois milliards deux cent cinquante millions de francs.
Cette énorme répartition de secours explique la réponse de la Sacrée Congrégation : « Quel que soit le dommage qui puisse en résulter, les catholiques doivent sortir de ces sociétés, ces sociétés étant intrinséquement mauvaises. »
L’auteur de l'article assure que les sociétés secrétes comptent énormément de membres parmi les ministres des différentes religions et que ce nombre va sans cesse croissant : « La reconnaisance d’un Etre supréme, dit-il, leur est commune a tous. ! »
Conclusion. — Nous n’avons pas la prétention davoir été complets; aussi accueillerons-nous avec plaisir les observations motivées et documentées qu’on voudra nous faire.
Q.— 1 Les ouvrages d@’Hugéne Sue sont-ils 4 ’Index? Voici ce que porte ’Index librorium prohibitorum Junta exemplar romanum : Sue Hugéne. Opera omnia quocumque idiomate exarata. (Decr. 22 jan. 1852).
2° Quelle conduite tenir au confessionnal avec une femme du monde, assez pieuse, qui s’accuse de lire ces romans et qui refuse de les brtler, sous prétexte qu’ils ne lui appartiennent pas, mais qwils ont été donnés comme prix a un de ses enfants, qui est majeur et qui demeure encore avec elle?
R. — Ad I. C’est a juste titre que tous les ou- -vrages de cet écrivain, quiest bien un des plus dangereux de notre siécle, ont été mis 4 l’Index. — Jean-Marie Sue (dit Hugéne) naquit en 4801 et
mourut en 1859. Fils d’un médecin distingué, il:
fut tenu sur les fonts baptismaux par le prince Kugéne et Joséphine. Aprés avoir fait ses études en médecine, il partit pour lKspagne en 41823, comme sous-aide du personnel des ambulances, et fut bientét attaché a l’état-major du duc d’Angou- ‘léme; puis il fut aide-chirurgien dans la marine, visita l’Asie, VAmérique, les Antilles, et assista 4 la bataille de Navarin en 1827. Peu aprés il quitta le service et revint a Paris, ot il s’adonna aux lettres et fit quelques vaudevilles aujourd’hui bien oubliés, puis il se fit romancier. Il commenca par des romans maritimes alors trés en vogue; puis voyant que l|’étoile de Byron semblait luire sur le monde et attirer tous les regards, il chercha a imiter son genre décrire: il fut alors le romancier le plus recherché de la société éiégante, des jeunes gens et des jeunes femmes a la mode. Tout 4 coup il: tourna au socialisme, et s’occupa a dénigrer et 4a rabaisser de parti-pris les classes élevées de la société et les ordres religieux, surtout les jésuites, dans ses principaux ouvrages, Les Mystéres de Paris, Le Juif errant, Les Sept Péchés capitaux, Les Mystéres du peuple. Nommé membre de |’Assemblée législative en 1850, il y siégea parmi les démocrates socialistes. — Avec un grand esprit d’observation et une grande force d’invention, il saisit et captive ses lecteurs par ses peintures de moeurs dépravées qu'il sait comme faire revivre sous leurs yeux ; carilasurtout le gotit des scénes
‘ TL’ Américanisme, p. 820.
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