I. — Doctrine préchée ou insinuée par le spiritisme
Citons d’abord quelques faits comme échantillons, ef aprés nous pourrons donner avec plus de streté le résumé de toute la doctrine spirite. — Le 26 juin 1858, 4 Lizoux (Puy-de-Déme), le guéridon interrogé sur les danses indique celles qui lui plaisent davantage, et ce sont précisément les moins pures par elles-mémes, et celles qui font commettre le plus de péchés aux danseurs et danseuses. — Le 3 octobre 1854, on évogque 4 Tours un certain Auguste Vélut, mercier de son vivant, mort depuis neuf ans; il déclare qwil se trouve fort bien la ot il est, qu’on ne bridle pas en enfer, qu’on mange en réve dans le ciel, que Robespierre est avec Dieu, etc. — Plus dune fois le style des esprits s’est élevé jusqu’au sublime en parlant de Dieu et de ses attributs, et de ce qu’on lui doit ainsi qu’au prochain, mais ils laissent bien vite voir que le Dieu qu’ils préchent c’est le Dieu des déistes ou des panthéistes, et ils s’empressent de
TSAMI
déclamer contre le fanatisme et la bigoterie, - Pon sait ce gwils entendent par ces mots.
M. Mirville raconte ce fait arrivé en sa présence et en celle dun de ses amis. On avait demandé a la table de tracer le portrait de Jésus-Christ souffrant et de la B. Vierge Marie, et en quelques instants un tableau merveilleux fut présenté, et voici comme le dépeint Mirville : « Voyez comme ses yeux s’élévent vers le ciel! Voyez quelle accentuation dans les grosses larmes qui triomphent de la force d’ame du Christ, et qui sillonnent ses
joues! Elévation, profondeur, mélancolie céleste, que de choses indicibles dans ce regard, et dans ce visage ou la délicatesse et la pureté des lignes nous paraissent inimitables ! L’expression morale et religieuse n’a-t-elle point tout V’idéal du paradis? Mais ce qui nous semble non moins admirable que la beauté méme de cette bouche, c’est de voir les traits du Christ se répétant en justes variantes dans les traits augustes de sa mére, aussi semblable 4 son fils que le permet la délicatesse du visage féminin! Quoi de plus sublime et de plus divin!» (Voir Perrone, p. 240). Toujours est-il que de tels portraits tracés en un instant indiquent une puissance plus qu’humaine. — De Roys au
contraire raconte qu’on voulut forcer une table a — écrire : Vive Jésus! et qu’on ne put jamais l’y con-
traindre; on trouva écrit: Vive Satan! (Id- 202).
— Ces deux faits ne sont point en désaccord for-
mel; les esprits évoqués vénérent volontiers Jésus-
Christ comme un grand homme, un moraliste
sublime, et méme comme ayant été inspiré de
Dieu pour sauver et relever le genre humain,
mais ils ne veulent pas avouer sa divinité, et ils
prétendent que sa doctrine a été dénaturée et mal comprise. — « Je déclare, écrit a ce sujet le pasteur P. Huet, qui avait pratiqué trés sérieusement le spiritisme pendant cing ans, que le spiritisme améne 4 méconnaitre, 4 rendre inutile et a renier le Christ comme étant le chemin, la vérité et la vie, et, quand il lui arrive de confesser encore le nom de Christ, ce n’est plus le Christ des Neritures. » (Aprés cing ans de spiritisme). Les spirites du cercle de Charleroi s’étant réunis le 15 octobre 1898, le secrétaire commenga la
séance par la lecture de l’article de Mgr Meric :,
Le spiritisme et lemonde occulte, et obtint, aprés, la communication suivante : « Je suis votre guide. Notre mission est trés simple : elle est d’éclairer Vhumanité de toute la lumiére que nous possedons nous-mémes, ¢’est un devoir que nous nous imposons, nous aimons instruire de la vérité cette -humanité en laquelle nous avons vécu... La guerre qu’on fait au spiritisme devra céder devant la yérité des faits et amour des bons esprits vos guides, car rien ne parviendra 4 les décourager... Vous venez d’entendre cet article écrit par un frére dévoué a une doctrine qn’il croit étre la ‘seule vraie : qu’il veuille cependant réfléchir 4 ceci : c’est que l’enseignement catholique donne en perspective 2 lhumanité une damnation qui ne serait que la souffrance éternelle, sans utilité ni
ones *