I. Topographie monastique de Orient. — II. Les di
verses sortes de moines. — III. Les moniales. — IV. Les régles monastiques. — V. Le recrutement monastique. — VI. Les engagements monastiques. —
VII. La chasteté et la pauvreté monastiques. — VIIL. L’obéissance et la hiérarchie monastiques. — IX. L’obéissance et la discipline réguliéres. — X. L’enseignement ascétique. — XI. Les vétements monastiques.°— XII. L’habitation monastique. — XIII. Le régime alimentaire. — XIV. La priére et la liturgie. — XV. Le travail. — XVI. Les études. — XVII. Les moines et les discussions théologiques. — XVIII. Les moines et la cléricature. — XIX. L’apostolat et la charité’ monastiques. — XX. Voyages monastiques. — XXI. L’hospitalité monastique. — XXII. Austérités monastiques. — XXIII. Le merveilleux dans la vie des moines orientaux. — XXIV. Infirmités et mort des moines.
Chacune des assertions de l’auteur est appuyée sur des documents et commentée par des faits. Une foule de petites anecdotes donnent de la vie au récit et en rendent la lecture captivante.
Le monachisme africain, du Ve au Wie siécle, par dom Besse. — Extrait de la Revue du Monde catholique.—In-8 de 88 pages.
-— H. Oudin, Paris.
Cette brochure ale méme but et les mémes qualités que l’ouvrage ci-dessus. Hile fait pour l Afrique ce qu’il fait pour lOrient. :
I. Vie monastique de saint Augustin. — IJ. Les moines et la cléricature. — III. Développement du monachisme africain. — IV. Les moines d’Hadruméte et d’Uzala. — V. Les moniales africaines. — VI. La régle de saint Augustin. — VII. La pauvreté religieuse dans les monastéres africains. — VIII. La loi du travail et les moines africains. — IX. Les faux moines. — X. Les moines et la persécution vandale. — XI. Saint Fulgence. — XII. L’exemption monastique au vie siécle.
Cérémonial selon le Rit romain, publié en fascicules par A. Velghe, P. SS. CC., professeur au grand séminaire de Versailles. — Paris, Lethielleux.
La collection compléte renfermera onze brochurettes in-16 réparties en deux séries : cérémonies ordinaires, et cérémonies particuliéres a certaines fétes. ae
Il a déja paru trois fascicules de la premiére serie : Office du Célébrant, Office du Diacre, Office du Sous- Diacre.
Les autres paraitront successivement. :
Ces offices particuliers, d’une rédaction courte et claire et d’une usage commode, compléient pour la pratique Vexcellent Cours élémentaire de Liturgie du méme auteur.
Ktudes généalogiques sur les Bourdalowe, par EK. Tausserat, avec divers appendices, par H. Chérot, S. J. — In 8 raisin de 123 p. — Paris, Retaux.
Par ce temps de préjugés ataviques, les études généalogiques sont ala mode. Celles-ci, dont. l’axe est Villustre jésuite, offriront un vif intérét aux amateurs de curiosités historiques, qui pourront remonter la lignée de Louis Bourdaloue jusqu’en 1429, ou lon trouve un Bordaloe parmi les Vierzonnais réquisitionnés pour le ravitaillement d’Orléans assiégé par les Anglais.
Les appendices donnent la correspondance d’Antoine de Bourdaloue (arriére-grand-oncle paternel du prédicateur), conseiller intendant du duc’ de Guise, “amiral du Levant, — une note sur le crucifix de Bourdaloue, — et sur le poéte Ducis qui, par sa premiére femme, était petit-neveu du prédicateur.
Le mystére de la Passion a Oberammergau. Etude historique et critique, par Georges Blondel. — Un vol. in-46 de 70 pages, avec plan du théatre ef deux cartes, 1 fr. 25. — Paris, Lecoffre.
Outre tous les renseignements pratiques désirables, on trouvera dans cette brochure, sur les représentations d’Oberammergau, sur leur origine, sur leur détail et leur développement, sur leur caractére profondément populaireetchrétien, sur le pays méme ei les habitants, quae de vues pénétrantes, jetées comme au hasard
es souvenirs, mais oUl’on sent, du premier coup d’cil, la touche de l’ethnographe et de l’érudit. L’auteur de ces pages est, en effet, le méme M. Georges Blondel a qui Von doit, entre autres travaux, les deux admirables volumes d'Etudes sur les populations rurales de Vl Aliemagne et sur Essor industriel et commercial du peuple allemand. Voila cette fois le Mystére d’Oberammergau entré dans le domaine de la haute science.
Guide national et catholique du voyagear en France. Premiére parlie : Paris. — Suivi du Guide aV Exposition de 1900. — Un volume petit in-16 de v1r-439 et 74 p., illustré de nombreuses phototypies, avec deux plans. — Cartonné toile, 5 francs. — Paris, Maison de la Bonne Presse, 5, rue Bayard. ‘
Le Guide dont le premier volume parait aujourd’hui, est, nous-dit-on, le fruit de vingt-cing années d’études et de voyages. « En composant ce recueil, lisons-nous dans la Préface, nous n’avons pas prétendu en faire un manuel exclusivement religieux ; nous avons tenu simplement ace que, sans négliger aucunement les monuments profanes, les catholiques puissent visiter en connaissance de cause les sanctuaires innombrables élevés 4 la gloire de Dieu et en ’honneur de la sainte Vierge et des saints, 4 la suite de faits historiques ou merveilleux que nous raconterons en leur lieu et place d’aprés les sources les plus autorisées. »
Les voyageurs pour Paris seront cette année, au point de vue des « Guides, » de deux catégories distinctes. — La premiére comprendra les personnes qui, connaissant déja la capitale, un peu ou beaucoup, passeront
leur temps a l’Exposition surtout. Ceux-ci trouveront dans le présent volume une partie spéciale de 74 pages consacrées exclusivement a l’Exposition. — La deuxieme catégorie se composera des gens qui n’ont jamais vu la . grande ville. A eux se recommande cette premiére partie du Guide national et catholique.
Cartonnage solide et gracieux ; format des plus portatifs, mesurant quinze centimetres sur dix. Dans une pochette faisant corps avec le deuxiéme plat de la couverture, on a renfermé deux plans: un plan, en noir, de lExposition, et un plan de Paris en couleurs.
Neuvaine a saint Joseph de Cupertino pour le succés des examens, par D.
M. Fontaine. — Elégante plaquette in-12 de 90 pages, illustrée. 0 fr. 60 (remises par douzaine), — Paris, Giuvre des Orphelins-Apprentis d Auteuil.
Cette plaquette, soignée comme un« Livre d’Heures, » est la troisiéme édition de l’opuscule édité il y a trois ans par l’Giuvre d’Auteuil. On sait la renommeée universelle que s’est acquise le Lon saint pour le succes des examens. Saint Antoine de Padoue seul peut luifaire concurrence pour les objets perdus. Aussi cette Neuvaine a-t-elle obtenu prés de notre public scolaire le meilleur succés. Et, ce qui vaul mieux que toutes les peaux d’dne, saint Joseph de Cupertino inspire, avec la confiance du succés, le gotit de l’étude.
Suivant le mot de Mgr Laflamme, recteur de lUni-. versité de Québec, souhaitons que cette Newvaine devienne, pour tous nos éléves, « la note surnaturelle qui doit toujours avoir sa large place dans les affaires de la terre. »
Le surveillant dans an collége catholique, par le P. de Damas, de la Compagnie de Jésus. — Un vol. in-42 de 300 p., 2 fr. 50, net 4 fr. 10. — Lille, Maison Saint-Joseph.
Toutes les professions ont leurs manuels; et si l’on a moins écrit sur ’emploi de surveillant que sur beaucoup d’autres, c’est précisément a raison de sa difficulté méme et de son extréme délicatesse. Le P. de Damas a recueilli dans ce volume d’abord la substance des. préceptes des anciens Jésuites sur la discipline morale des colléges, et ensuite ce qu'il a trouvé de bon, de chrétien, de pratique au cours de ses immenses lectures pédagogiques, le tout présenté avec netteté et conviction et mis dans cette lumiére, dans ce relief que seule une longue expérience permet d’atteindre. Bénies seront les maisons qui sinspireront de ces principes. ,
Mots francais d@’origine allemande. os In-16 de 48 p., 4 fr.
Mots allemands d’origine étrangére. — In-16 de 26 p., O fr: 75.
Mots-racines ies plus usuels de la langue allemande, par A. Burger, professeur d’allemand. — In-16 de 25-p., 1 fr. — Chez l’auteur, Paris, rue Tronchet, 35.
ii est toujours intéressant de constater les emprunts que se font mutuellement les langues; et a ce point de vue, l’on sera heureux de parcourir les deux premiéres de ces brochures. — La troisiéme donné une liste de. mots qui ont bien en effet quelque chose de radical, mais n’a rien de commun avec une étude méthodique des racines allemandes. C’est 14 un manuel qui nous manque en frangais. Nous avions autrefois le petit volume de Kirsch (aujourd’hui épuisé), qui était souvent un peu superficiel mais qui a rendu de grands services. Ce que pourrait étre l’étude des racines allemandes, on en aura quelques spécimens dans le Dictionnaire étymologique latin, de Bréal, ot l’auteur ici ou 1a établit les comparaisons les plus fécondes entre les langues germaniques et les langues classiques.
VVAMI DU CLERGE
Manuel pratique de jardinage et d’hor-
ticulture, par Albert Maumené, professeur —
@horticulture, avec la collaboration de Claude Trébignaud. arboriculteur. — Un volume in-18 jésus de 900 pages, orné de 275 figures dans le texte. — L. Malo, libraire-éditeur, 12, rne Hautefeuille, Paris.
Qui ne fait un peu de jardinage, voire méme d’arboriculture, dans les modestes presbytéres de campagne? Vastes ou étroits, souvent trop étroits, nos jardins procurent a celui qui s’applique a les cultiver distraction, agrément, et par-dessus tout cela un profit qui nest pas a dédaigner. Je connais plusieurs de nos confréres fort habiles en la matiére. Chez eux on ne sait qu’admirer Je plus: les superbes variétés de légumes, les collections choisies de fleurs, le gracieux agencement des arbres fruitiers en pyramides, candélabres, vases, etc., sans parler des treilles qui tapissent les pignons et jusqu’aux moindres pans de mur. Et comme leurs églises, aux jours de fétes, sont, et sans grands frais, splendidement décorées! Ce sont des maitres, qui n’ont plus rien 4 apprendre. Mais avant de le devenir, ils ont di passer par bien des tAlonnements et par de longs essais. Ht-combien se découragent ou réussissent peu, faute de guides qui leur fourniraient les enseignements nécessaires! Les jeunes surtout aiment a aller vite, a obtenir de prompts et satisfaisauts résultais. Rien ne peut mieux les aider 4 se perfectionner dans un art, plus difficile pratiquement quil ne parait de prime abord, qu'un bon Manuel de jardinage.
Graces 4 Dieu, il n’en manque pas. Celui que nous présentons aujourd’hui est le dernier paru. Cela lui donne sur les autres un avantage trés appréciable, celui d’étre tout a la fois et plus complet et plus moderne. Complet, il Yest autant qu’on peut le désirer pour un manuel qui traite, dans un seul volume, outre les notions générales assez développées, tous les genres de cultures, cultures utilitaires, potagéres et fruitiéres, et cultures d’agrément. Sous une forme concise, il renferme immensément de détails pratiques, dont beaucoup d’inédits. A signaler surtout les conseils sur le choix des meilleures variétés. Moderne, il ne Vest pas moins : on y trouve mentionnés les procédés les plus nouveaux en fait de jardinage et d’arboriculture, créa- ‘tion et plantation de jardins, floriculture en plein air et de serre, etc.; quelques pages méme sont réservées aux fleurs & couper, aux garnitures d’appartement et a la confection des-corbeilles et des bouquets, renseignements que l’on peut fort bien utiliser pour la décoration des églises. :
Ce Manuel pratique de jardinage se recommande a tous les amateurs d’horticulture sérieuse, intéressante et rémunératrice.
L’Eglise et VPinquisition, par l’abbé Wagner, docteur en théologie. — Gr. in-8 de 46 p. — Rixheim, imprimerie F. Sutter.
Lliglise et V Inquisition est une conférence donnée au Cercle catholique de La Chaux-de-Fonds (Suisse). On y trouvera un exposé précis, froid, sans aucune visee apologétique, du fonctionnement de j’Inquisition au moyen 4ge d’abord, de |’ Inquisition d’Hspagne ensuite. Ces pages sont peu nombreuses, mais trés denses et bondées de faits. Une multitude de sources (la plupart allemandes) sont indiquées au pied du texte, a l’usage des travailleurs qui youdront vérifier et développer.
Cette brochure se vend au profit de la reconstruction de l’église catholique romaine de La Chaux-de-Fonds. Tl est fAcheux qu’on n’en ait pas indiqué le prix.
Le crucifix de VPéglise de Mirabel, au diocése de Montauban, par Mer Barbier de Montault. — In-8 de 8 p., avec photographie. — Montauban, impr. Ed. Forestié.
Monographie d’un crucifix magnifique, que Von supposait be du xz siécle, et que Mgr B. de Montault attribue au xvue siécle avancé. Outre Vintérét local qu’elle offre pour le diocése de Montauban, cette brochure rappellera des notions toujours utiles a qui vent fixer la date d’un crucifix antique.
Origine et but de la dévotion au Sacré- Ce ego: de 64 p., 0 fr. 10. — Lyon, itte.
Mois du Sacré-Coeur, d'aprés ‘l’Eucyclique de Léon XIII, par l’abbé de Bessonies, chapelain de Notre: Dame-des-Victoires. — In-32 de 474 p., 0 fr. 50. — Paris, Ch. Amat.
Ce que fait la sainte Vierge pour ceux qui portent le scapulaire. — In 32 de 66 pages, O fr. 20. — Paris, Desclée.
Notre-Dame du Laus et Ia wénérable sceur Bemoite. — Grand in-32 de176 pages, avec gravures sur hois, 0 fr. 50. — Abbeville, Paillart, et chez les missionnaires de Notre- Dame du Laus (par Avancon, Hautes-Alpes).
Le livre du pélerin a Notre-Dame du Mont, a Thoraise, prés Besancon. — In-18 de 256 p. — Besangon, imprimerie Paul Jacquin.
La Bienheureuse Jeanne de Valois, par Mer Hébrard. — Mippolyte Fiandrin, par L. Massov. — Plaquettes in 12 de 32 pages, a 0 fr. 20 Pune. (Bibliotheque édifiante). — Lyon, Vitte.
I. — Origine et but de la dévotion au Sacré-Ceur fait partie de la Bibliotheque céleste dont nos lecteurs connaissent et gotitent la grace et l’élégance extérieure, la solidité doctrinale et la pieuse suavité. On y trouvera un exposé lumineux ef amoureux des origines lointaines de la dévotion au Sacré-Cour dans l’Evangile et la vie des saints, la vie de la Bienheureuse Marguerite-Marie en 18 pages, des considérations pratiques sur les ceuvres de réparation, la messe, la communion, |’adoration perpétuelle, et le texte des Promesses de Notre-Seigneur a la Bienheureuse. (Conditions de propagande : 70 exemplaires pour 5 francs, etc.).
Il. — Le Mois du Sacré-Ceeur est concu sur le méme plan que le Mois de Marie et le Mois de saint Joseph, du méme auteur. L’Encyclique du 25 mai 1899, sur la consécration du genre humain au Cceur de Jésus, y est ‘commentée chaque jour, d’une maniére solide ; et les fidéles auront loccasion de s’y remémorer sur la royauté de Jésus-Christ des notions aussi précieuses qu’oubliées. — A la suite de chaque lecture, un trait d’histoire emprunté a la vie des saints ou de pieux personnages dévoués au Sacré-Ceeur.
Til. — Ce que fait la sainte Vierge pour ceux qui portent le scapulatire est un excellent recueil de miracles et traits édifiants empruntés a Vhistoire sans cesse renaissante des merveilles du scapulaire, avec une poignée d’avis trés utiles aux prétres du ministére pour la propagation du pieux insigne de Marie.
IV. — Notre-Dame du Laus, notice populaire sur un des pélerinages les plus fréquentés de notre Sud- Est, et les plus riches en merveilles de la grace. Geux de nos lecteurs qui ne le connaissent pas encore, seront fort intéressés et édifiés par la présente brochure. Les autres continueront de recourir 4 l’histoire compléte de Notre-Dame du Laus (in-8 de 600 p., 4 fr.), ou mieux, ala Vie de la Vénérable sceeur Benortte, par Vabbé Jour, dont nous avons annoncé cette année la seconde édition (in-12de 400 p., 3 fr., Lyon, Vitte).
V.— Le Livre du Pélerin s’ouvre par cinquante pages ‘consacrées au pélerinage de Notre-Dame du Mont, l’un des plus fréquentés de la Franche-Comté. — Ensuite, prés de deux cents pages de priéres diverses, psaumes, hymnes, motets, cantiques, chemin de la croix. Le choix de ces priéres est fort bien entendu ; et cet. opuscule, destiné surtout 4 la Franche-Comté, sera le bienvenu partout.
Vi. — Le Petite Bibliothéque édifiante vient de s’enrichir de deux perles : la Bienhewreuse Jeanne de Valois, Vune des Ames les plus affligées qui furent ja-— mais et la patronne de ceux qui ont a souffrir dans leurs affections les plus intimes, — et Hippolyte Flandrin, Vune des gloires les plus pures de la peinture au xixe siécle, et en méme temps le modéle achevé de la vie de famille et du bonheur domestique dans la pratique de toutes les vertus chrétiennes.
Bergeronnette, par H. du Plessac.
Mademoiselle, par B. de Buxy. — 2 vol. in-42 a3 fr. — Paris, Gaulier.
Deux récits pour bibliothéques paroissiales. : Bergeronnetie est une bien émouvante et bien vivante apologie des voies cachées mais toujours misericordieuses de la Providence. La morale du recit nous est donnée a la page 310: « Plus il se remémorait les événements, plus il admirait l’indulgence infinie de Dieu et les moyens si divins dont se servait sa toutepuissante sagesse pour ramener & lui les pécheurs. » Péripéties étranges en vérité: un mari joueur, banquier véreux ; une épouse, type de la femme chrétienne; le mari la tue pour se procurer de l’argent; la mourante confie sa fille (Bergeronnette) 4 un vieil ami breton qui se voit ensuite poursuivi comme coupable de l’assassinat dela mére; enfant remise par le pére aux mains d’une mondaine; son tuteur, arrété en Hspagne et envoyé au bagne aux Philippines, y exerce un admirable apostolat, est reconnu ensuite par- deux officiers frangais qui font éclater son innocence; le pére arrété avec ses complices, ses complices condamnés aux galéres, lui-méme gracié, Bergeronnette raméne a Dieu Ya mondaine chargée de la pervertir. Tout se termine sur un beau mariage, bonheur universel et actions de graces au manoir de Trégonnac.
Mademoiselle pourrait passer pour le type du roman touffu; mais n’est-ce pas une ressemblance de plus avec la vie? et les jeunes lectrices ne sont-elles pas toujours affriandées par ces complications ou se complait souvent ce que Von a appelé l’alehimie de la Providence ? Une vieille chatelaine sans enfants, le classique neveu de mise en pareille occurrence (et par dessus le marché, dans la circonstance présente, charmant, beau, généreux, etc., tous les prestiges d’un Pyrrhus chrétien), un cousin morvandiau, un heritage 4 conquérir, le cour du neveu a assiéger, une préceptrice idéale, une « Mademoiselle » type @intrigue, dingratitude, de jalousie, de convoitise, de toutes les bassesses qui grouillent aux bas-fonds de VPhumanité féminine, et tout au travers, des coups de théatre, des revirements prodigieux, des fuites au Sénégal, des morts subites, une Providence enfin qui parfois fait bien «un peu Veffet du Deus ex machina, mais qui reste et luit toujours au dessus de nous comme la bonne, la douce, la sage Providence, la divine « alchimiste » qui ne manque jamais de tirer le bien du mal.
Les Hies Blanches des mers du Sud, par le P. F. Hartzer, missionnaire du Sacré- Cour. — Un vol. in-8 raisin de 350 p., orné de 60 gravures dont 10 hors texte, et 8 cartes, 5 fr. — Paris, Ch. Amat.
Iles Blanches des mers du Sud est Vhistoire merveilleuse d’une mission née d’hier au milieu des atolls du Pacifique ; c’est l’histoire de la civilisation dans ces ilots de verdure qu’on appelle les Gilbert et les Ellice.
On sait que les missions d’Océanie (non compris V Australie et la Nouvelle-Zélande, entrées depuis longtemps déja dans le mouvement de la civilisation britannique : voir Ami, 1897, p. 24-80) sont réparties principalement entre trois congrégations religieuses :
Les PP. des Sacrés-Ceurs, ou de Picpus, depuis 1826: Océanie orientale : trois vicariats apostoliques : Tahiti, tiles Marquises, iles Sandwich ou Hawai ;
Les PP. Maristes, depuis 1886 : quatre vicariats apostoliques : Océanie centrale et archipel des Tonga; — Nouvelle-Calédonie et Nouvelles-Hébrides ; — archipel des Fidji ow Viti; — et les Samoa ; — de plus, deux préfectures apostoliques aux iles Salomon, érigées en 1897 et 1898 et rattachées, celle du Sud, au vicariat apostolique
des Fidji; celle du Nord, au vicariat des Samoa; — deux .
diocéses en Nouyelle-Zélande : Wellington, érigé en évéché en 1848 et en archevéché en 1887, et Christchurch, 6rigé en évéché en 1887; — enfin des stations 4 Sydney (Australie) *;
* Les Nouvelles-Hébrides ont été confiées aux Maristes par le Saint-Siége il y a dix ans. La société de Marie les a acceptées en actions de graces A Dieu et a la Vierge immaculée pour la béatification si promptement obtenue du B. Pierre (shanel, premier martyr de l’Océa-
L’AMI DU CLERGR
is
Les PP. du Sacré-Ceur,—dits d’Issoudun, depuis . 1881 : trois vieariats apostoliques : Nouvelle-Guinée anglaise ; — Nouvelle-Poméranie ; — iles Gilbert avec les iles Ellice.
C’est Vhistoire de cette derniére mission que nous retrace le P. Hartzer. Ce n’est pas un journal de missionnaire; c’est louvre d’un historien, et du mieux informé et du plus sympathique des historiens, redisant les Iuttes et les conquétes de ses fréres en religion. C’est couvre aussi de savant consciencieux qui, sur la formation géologique des atolls, nous expose avec compétence les deux systémes proposés, de soulévement ou daffaissement. On sait que trois cents de ces iles océa~ niennes, d’une superficie totale de quatre millions Whectares, sont l’euvre des zoophytes : iles coraligénes, formées lentement pendant des siécles par l’action constante de milliers de madrépores et de polypiers, travailleurs sans cesse renaissants des mers tropicales. Ces récifs madréporiques, on les retrouve dans toutes les régions torrides, et ils forment autour du globe une zone presque ininterrompue. Mais nulle part ils ne sont
nie. Jusqu’a aujourd’hui, elles se sont montrées la plus rétive de toutes les missions 4 Vaction des missionnaires, la plus « amorale » aussi. Elles sont destinées, dans un avenir plus ou moins prochain, a former un vicariat apostolique a part.
Les deux nouvelles préfectures apostoliques des iles Salomon offrent les plus belles espérances. Les Salomon septentrionales appartiennent a l’ Allemagne (comme aussi, depuis ’an dernier, les Samoa); ét VPempereur Guillaume II, qui a le sens de ses vrais intéréts, se montre trés favorable aux missions. C’est en yue du développement des missions qu’il a recemment autorisé les Maristes a s’établir en Allemagne; et les Maristes viennent de commencer (avril 1900) par la fondation d'une école apostolique & Meppen (Hanovre). L’empereur leur a méme promis de ne pas laisser les predicants protestants mettre le pied aux Salomon. La-bas, en effet, comme ailleurs, protestantisme et anglo-saxonisme sont synonymes ; et les eatholiques étant arrivés les premiers, Guillaume IT n’a nul souci de voir s’étendre et faire tache jusque dans ses colonies d’Océanie les divisions religieuses qui ont déchainé tant de maux sur la mére-patrie allemande.
Comparez a cette attitude de ’empereur d’Allemagne la conduite de notre gouverneur frangais — protestant — de la Nouvelle-Calédonie, M. Feillet, appelant, l’hiver dernier, de Vile des Pins, les teachers ou catéchistes protestants, que ses prédécesseurs n’avaient jamais voulu recevoir !
L’empereur d’Allemagne peut se rappeler aussi que, si lan dernier la guerre faillit éclater & propos des Samoa entre les trois puissances alors co-protectrices, Allemagne, Angleterre, Etats-Unis, c’était grace précisément aux intrigues des Wesleyiens. Les Samoans venaient d’élire légitimement pour roi un catholique, Mataafa. D’ot colére des Wesleyiens qui mettent tout en ceuvre pour empécher la reconnaissance de Vélu par VAngleterre et les Ktats-Unis et qui ont failli y réussir. L’Allemagne, au contraire, dont tout le monde, parait-il, reconnait la loyauté dans les questions coloniales, soutenait Mataafa, dont l’élection était inattaquable. On sait qu’a la suite de ce conflit, qui menaca d’amener une rupture ouverte, VAngleterre et les Etats-Unis ont renoncé a leur condominium.
Avec la propagande protestante tomberait le plus grand obstacle que le catholicisme ait rencontré en Océanie. Les Wesleyiens surtout, appuyés des dollars et des forces brilanniques, ont fait rage contre nos missions. Ils avaient d’ailleurs la priorité; et Pexpansion » relativement rapide de nos missions sur leur terrain est une des plus consolantes merveilles de la grace. Mais qu'il reste encore & faire! Aux Fidji, par exemple, nous n’avons gue 10.000 catholigues contre 94.000 protestants — protestants de nom, qui.se sont prétés a une inscription pour le plus grand bénéfice pécuniaire de leurs apdtres soldés, et que l’on a, laissés ensuite croupir dang leur vieux fond paien, recouvert seulement d’un leger vernis de simili-civilisation. Nos catholiques, au contraire, sont admirables. Ce n’est pas la communion pascale qui est de régle chez eux, c’est la communion mensuelle, pour tout le monde, hommes et femmes. Si Jésus-Christ compte peu de fidéles la-bas, du moins ce sont de vrais fidéles, et qui l’aiment bien. Rogate ergo
dominum messis, ut mittat operarios in messem suam. : :
aussi nombreux que dans les mers ausirales, qwils
, LeAMI
mY ie th ve sa act
ssemblent couvrir d’un réseau de pierres ; et c’est sur la question de leur origine et de leur forme premiére que se divisent les géologues, les uns y voyant les débris dun continent mystérieux dont les assises se seraient effondrées dans les profondeurs du Pacifique ; les autres, des vestiges d’une terre soulevée, marquant l’emplace-
“ment d’iles volcaniques semblables 4 celles qui existent
encore actuellement, yolcans éteints depuis des siécles, dénudés par l’action des vagues, emportés peu a peu et disparus sous les flots, ne laissant d’autre trace de leur existence que des amas madréporiques de plusieurs centaines de metres d’épaisseur, formés a leur sommet par. des. débris caleaires et par la croissance progres- Sive des zoophytes, exemple prodigieux de la force d’expansion et de résistance d’infiniment petits en lutte continuelle contre les forces les plus puissantes de la nature.
Mais nous voila loin de nos missionnaires. Nos lecteurs les retrouveront a travers les pages du P. Hartzer. Elles sont bien touchantes, ces missions d’Océanie. En dehors des grandes colonies britanniques de |]’Australasie, on travaille l& dans Vobscurité, dans l’humilité, dans le silence et la solitude de la vie la plus cachée qui se puisse réver, sur des itlots perdus, laissés jusqu’a ces derniéres années en dehors de l’expansion européenne, fermés a toute grande perspective de développement industriel et commercial. C’est la que l’on gouite la joie profonde, diyine, de se dépenser loin du regard des hommes, sous l’ceil de Dieu seul, « pour la plus grande gloire de Dieu et Vhonneur de sa sainte Mére. »
Nous avons plusieurs fois déja entretenu teurs des beaux travaux du P. Monfat sur les missions d’Océanie, et ils nous sauront gré de les ieur rappeler : Dix ans en Mélanésie, Les Samoa, Les Tonga, Les origines de la foi catholique en Nouvelle-Zélande, Mgr Elloy, avec la Vie du 8B. Pierre Chanel, par le P. Nicolet, la Vie de Mgr Bataillon, par le P. Mangeret (vol. in-8 4 38 fr. 50; Mgr Batdillon, 2 vol.).
nos lec-
Des donations et legs faits aux fabriques et autres étahblissements ecclésiastiques, par J. Roquejoffre, licencié en droit, secrétaire-greffier du Conseil de préfecture de Aveyron. — Un vol. in-42 de 370 p. — Prix: 2 fr. 50; franco 3 fr. — Paris, Bloud et Barral.
Aprés le Guide pratique des trésoriers de fabrique et Le contentieua des fabriques, M. J. Roquejofire nous donne ce nouvel ouvrage ou il a traité dune maniére compléte la question assez complexe des donations et legs aux fabriques et autres établissements ecclésiastiques. Aux régles du droit commun, il ajoute les dérogations qui y ont été apportées, et les espéces particuliérement délicates avec la solution qu’elles ont recue. Fa
L’ouvrage se recommande a tous ceux qu’intéresse la question, ¢c’est-a-dire a tous les cures.
A propos du Neuveau Larousse
A propos de notre article relatif au Nowveau Larousse (Ami, 1900, p. 457), nous avons regu @un lecteur une critique toute bienveillante d’ailleurs, et telle que nous ne demandons qu’a en recevoir souvent, car c'est de la discussion que jaillit la lumiére. L’auteur de cette eritique s’éléve contre le danger de la neutralite en matidre religieuse; puis il nous donne communication d’une note, lue au Congrés scientifique international des
catholiques, tenu & Bruxelles en 1894, sur la nécessité
dune encyclopédie catholique ; et enfin il affirme que la neutralité elleméme n’est pas respectée dans le Nowveau Larousse, et ilen donne pour preuve larticle sur le mot Athéisme. Nous croyons utile de répondre a chacun de ces points. :
lo Nous avons nettement exprimé notre regret de n’avoir pas notre idéal : un dictionnaire catholique complet, illustré, parfait. Avec notre correspondant, nous
appelons cette ceuvre de tous nos yeux. Mais, en atten-
dant, nous avons cru devoir recommander un dictionnaire neutre, tout en déclarant qu’il n’était pas notre jdéal 4 ce point de vue, mais pour éviter que nous ne ‘soyons inférieurs, nous catholiques, sur la documentation, 4 nos adyersaires. Nous ajouterons d’ailleurs que
DU
Sy,