‹ L' ami du Clerge ParoissialChapitre 167 sur 276 · CLER · texte numérisé non relu

CLER

Attar ps ee.

ce n’est pas dans un dictionnaire que nous irions chercher la doctrine, pas plus sans doute que notre honorable contradicteur.

2° La note lue par M. labbé Pagés au Congres scientifique international de Bruxelles se résume ainsi: a) Le Dictionnaire universel Larousse est mauvais au point de vue religieux. Nous l’avons dit. b): Il est nécessaire d’avoir une encyclopédie catholique. Nous l’avons dit, et nous venons de le répéter. c) M. Vabbé Pagés a déja accumulé un grand nombre de’documents pour cette ceuvre. Nous nous en réjouissons vivement et il peut compter sur un bon accueil de notre part, certes! Mais enfin c’est en 1894 qu’il nous a fait la promesse de cette cuvre, d’ailleurs énorme, et nous sommes en 1900. Que faire, en attendant? d) Le Nowveau Larousse ne sera que neutre et non catholique. Nous l’avons regretté. e) Il recommande Vancien Larousse. C'est vrai et nous le regrettons encore, mais enfin il était bien difficile 4 la librairie Larousse de dire : « Ne lisez pas tel ouvrage que j'ai publié, il est mauvais..» Dans un ouvrage si considérable, si volumineux que celui-la, on peut sans doute étre indulgent pour un petit détail de ce genre.

3° Notre correspondant nie enfin le caractére de neutralité du Nouveau Larousse. La, nous ne sommes plus d’accord avec lui. Il nous écrit : « Mais cette neutralité est-elle elleeméme toujours gardée? Non. Lisez par exemple le mot Athéisme. »

Nous nous sommes aussitot reporté a Varticle en See ee et voici ce que nous y avons trouvé : des

éfinitions du mot, et des définitions des doctrines qui sont le fond de l’athéisme. Ce sont des faits; la, donc, rien a dire. Mais il y a une appréciation suivant un fait, et la voici : « Pour démontrer que Vidée de Dieu est factice et due au développement de la civilisation, on a soutenu que les peuples les plus rapprochés du point de départ de Vhumanité ne la possédent pas. » (Voila le fait, Yexposé, Vhistoire ; voici maintenant la désignation et... Vappréciation ot peut manquer la neuae « Mais cette assertion est aujourd’hui controuvée ; il n’y a point de groupe humain, si primitif ou si dégradé qu’on le suppose, qui n’ait une notion de divinité. » £

Tl y a la, en effet, un manque de neutralité, selon ce que dit notre contradicteur. Mais nous avons hate d’ajouter : Heureugsement! car ce manque de neutralité est au préjudice des athées. Que diriez-vous, cher lecteur, si l’on écrivait de votre doctrine, de la vraie, qu'il — n’y a pas de peuple, st dégradé qu'on le suppose, qui | puisse encore y croire? Or, c’est ce que dit de l’athéisme le Nouveau Larousse. Et c'est Varticle ou il dit cela que vous nous donnez comme un exemple de son mauvais esprit? Nous ne comprenons plus *.

LEITURGIRN

Q.— 1° Un protestant vient 4 mourir dans une paroisse ot il n’y a ni temple ni ministre protestants. Le maire demande au curé catholique de préter pour l’enterrement le drap mortuaire.

On demande: a) Est-il licite au curé de préter le drap mortuaire pour l’enterrement d’un protestant?

b) Le euré ayant des relations amicales avec le défunt, peut-il licitement assister comme simple particulier a Venterrement ? (Il s’'agit @un enterrement civil).

2° Pour diverses raisons, dont la principale est le manque de chantres, dans la plupart de nos églises de missions la messe n’est chantée qu’aux solennités. Les dimanches ordinaires, comme messe de paroisse on célébre la messe basse, avec Vaspersion de l’eau bénite et le prone. Pendant V’action du saint sacrifice (ot cela est possible) on chante des hymnes liturgiques.

On demande si aprés la célébration de la messe de paroisse, ainsi ordonnée, l’on peut ou lon dott réciter les trois Ave Maria avec les autres priéres ordonnées «post private miss celebrationem. » Autrement : dans

‘ Geux de nos lecteurs qui voudraient souscrire au Nouveau Larousse anront intérét 4 nous en informer 4 l’avance. Nous leur répondrons par lettre particuliére.

ce cas la messe de paroisse dot elle étre regardée comme MISSA privatat

3° D’aprés la nouvelle fabriqus ordonnant la messe pour les défunts, il est dit’: « Miss private de Requie..: fieri possunt die vel pro die obitus aut depositionis, at sub clausulis et conditionibus quibus, juxta rubricas et decreta, missa solemnis iisdem in casibus decanta- Dine s. 23 Et si agatur de ecclesiis et oratoribus publicis, funus fieri debet cum missa exequiali. »

On demande : @) quel est le sens du mot funuws ? Il ne

s’agit pas de funérailles proprement dites, puisqu’on

suppose le cas corpore jam sepulto.

b) Le funus est-il ici ’absoute avec Libera, aspersion et encensement, comme il est ordonné au Rituel aprés la messe solennelle ?

c) Dans ce cas pourrait-on se contenter de réciter le Libera?

R. — AGI. On peut parfaitement préter un drap mortuaire pour l’enterrement d’un protestant. Nous supposons que l’enterrement civil dont parle notre correspondant, n’a pas, en pays de missions, Vidée de mépris pour lEglise catholique qu'il a ordinairement dans nos pays de foi. Mais assister méme comme simple particulier 4 un enterrement de protestant, c’est une question de morale que la connaissance exacte de toutes les circonstances pourrait seule permettre de résoudre.

Ad II. Certains correspondants nous ont cité un décret du 17 décembre 1888 comme permettant de ne pas dire les trois Ave Maria aprés la messe paroissiale non chantée. Mais nous ferons remarquer que ce décret, donné pour les'Capucins, parle de messe conventuelle et non de messe paroissiale. La Sacrée Congrégation des Rites peut donc permettre de ne pas dire les trois Ave Maria aprés ces messes basses paroissiales, mais nous croyons qu’elle ne l’a pas encore fait.

Ad III. Le mot funus signifie le service funébre tout entier, la messe et l’absoute. On peut réciter le Libera si on n’a pas le moyen de le faire chanter.

Q. — Je serais heureux de savoir si un prétre peut dire la messe en noir presente corpore pour ses intentions. Je suppose un cas ou le prétre doit chanter un service pour des gens qui ne paieront pas et ou, a cause de la féte du jour, il ne serait pas permis de dire la messe en noir si le corps du défunt n’était pas présent.

R. — On nest pas obligé d’appliquer Vintention de la messe que l’on célébre au défunt dont le corps est présent. Mais quand on célébre une messe basse, si on la dit dans un cas ot: réguliérement une messe chantée serait seule permise, on ne peut profiter du privilége de dire une messe basse de Requiem qu’en appliquant cette messe au défunt dont on fait les funérailles. (S.C. R., 12 janvier 1897).

Q. — Un jour ot la messe de Requiem est interdite, presente cadavere, peut-on, pour étre agréable a la famille du défunt, dire la messe du jour, non pas au maitre-autel, devant le cadavre, mais 4 un autel latéral pendant la cérémonie des obséques, aprés le chant du premier nocturne de l’office des morts ?

R. — On ne peut sérieusement dire que la messe ne sera pas dite presente cadavere, parce qu’elle sera célébrée 4 un autel latéral. Pendant cette

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messe, en effet, le catafalque reste dressé dans l'église, 1A se trouve le corps du défunt pour qui on célébre la messe. Ce serait done contre les rubriques. Tout ce que nous croirions possible dans ces circonstances, c’est qu’en méme temps que le nocturne des morts se chante devant le catafalque, un prétre célébre une messe basse du jour 4 intention du défunt; la famille pourrait y assister. Mais loffice public autorisé par l’Eglise, c’est simplement le chant du nocturne.

Q. — Les religieuses cloitrées actuellement en France n’étant pas tenues a la récitation de Jl’office canonique en vertu d’une loi émanant du Saint-Siége, doit-on (et © peut-on méme) dire tous les jours dans leur chapelle la messe conforme 4 leur office, surtout quand cet office n’est pas approuvé pour le diocése, bien que leur Ordo soit approuvé par l’évéque ?

R. — Si les religieuses récitent tous les jours Voffice canonial, on peut dire la messe conforme 2 leur Ordo, comme nous l’avons souvent répéte. Mais si les religieuses ne récitaient que le petit office, leur chapelle deviendrait une chapelle publique et on devrait y suivre ’Ordo du diocése.

Nous ne reviendrons pas sur les cas si souvent discutés ici ou un religieux du méme ordre desservirait cette chapelle.

Q. — Un aumodnier de religieuses est appelé 4 donner souvent la communion aux malades dans leur infirmerie. Seulement les malades sont réparties dans deux ou trois salles ne communiquant entre elles que par un balcon extérieur, ‘quoique abrité par le méme toit que Vinfirmerie elle-méme.

Faut-il répéter dans chaque salle les priéres avant et aprés la communion? Ou bien peut-on passer d’une salle a Vautre par la galerie et donner ainsi la communion aux diverses malades comme si elles étaient toutes dans la méme chambre ?

R. — Comment pourrait-on affirmer que le Confiteor récité dans une salle, et qui n’a pu étre entendu dans les autres, peut suffire aux malades qui sont dans celles-ci? A plus forte raison des autres cérémonies et de la bénédiction. Il faudra donc répéter les priéres et les cérémonies toutes les fois que l’on arrive dans une salle vraiment distincte de la précédente.

Q. — Un confrére prétend que l’évangile qui fait partie de la cérémonie de la bénédiction des rameaux doit étre chanté du cété de Pévangile. Je crois qwil doit se chanter, comme ce qui précéde et ce qui suit, du coté de lépitre. Qui a raison?

R. — Si Voffice est célébré avec diacre et sousdiacre, le diacre qui doit chanter l’évangile de la bénédiction des rameaux le chante du cdté de lévangile. Mais si Voffice est célébré sans ministres sacrés, le célébrant le chante du cdté de l’épitre. (S. C. R., 27 avril 1697).

Q. — La veille de Paques, le soir, on a fait tomber mon cierge pascal qui s’est cassé a deux endroits. Je Vai enveloppé et arrange comme j’ai pu et je l’allume les dimanches. Mais n’a-t-il pas perdu la bénédiction, et pensez-vous que je pouvais m’en servir pour faire ’eau baptismale de la Pentecdte?.

R. — La bénédiction du cierge pascal s’attache a la matiére de ce cierge, c’est-a-dire a la cire, il ne perd pas sa bénédiction parce qu'il est brisé, chacune de ses parties reste bénite. Il suffit done de Parranger pour qu’il puisse faire fonction de cierge, et il était bien suffisant pour faire l’eau baptismale de la Pentecéte.

Q. — Kst-il dans lesprit de l’Hglise de donner la communion aux fidéles le samedi saint extra ou intra “‘missam ? -

R. — L’esprit de l’Eglise est qu’on ne distribue pas la communion ni aux prétres ni aux fidéles le samedi saint. Néanmoins, il n’y a de défense que pour la distribution de la communion avant la messe. Un décret du 7 septembre 1850 permet de la distribuer aprés la messe, et si la coutume existe, on peut aussi la distribuer aux fidéles aprés la communion du prétre. (23 septembre 1837). Sur ce point, l’Eglise veut bien accorder que la ' coutume soit la principale régle, car a la question : « Si le samedi saint, aprésle chant du Gloria in excelsis, un prétre autre que le célébrant peut distribuer la communion aux fidéles, et si cette communion peut servir de communion pascale, » la S. Congrégation a répondu le 13 janvier 1882 : Servetur consuetudo.

Q. — Aux lifanies qui suivent la bénédiction de l'eau, le prétre chante ou dit, v. g. Sancta Maria, ora pro nobis, et les chantres répondent de méme Sancta Maria, ora pro nobis, et ainsi du reste.

On n’a pas de chantre; les enfants sont si timides quwils ne savent ni n’osent chanter et lire. — Le prétre doit-il, dans ces cas, doubler les litanies et dire deux fois Sancta Maria, ora pro nobis?

Méme situation 4 la procession de saint Marc et aux rogations.

Tel curé — a conscience plutdt scrupuleuse — a chanté ainsi seul depuis Exurge jusqu’au dernier Amen de la derniére oraison, inclusivement, sans qu'un enfant de chceur ait osé répondre un Amen. Ce curé s’est contenté- de chanter, v. g., Sancta Maria, ora pro nobis, - sans répéier, et n’éprouve pas de trouble de conscience.

- N’a-t-il pas raison ?

R. — Le Cérémonial pour les petites églises demande gue le célébrant (sil n’y a pas de chantres) récite lui-méme, a genoux, les litanies, et que les clercs répétent les mémes invocations que lui. Un décret du 30 juin 1883 déclare cette répétition obligatoire. Le prétre, quelle que soit sa conscience, se trouve placé entre une obligation certaine, que nous voulons bien reconnaitre ne pas tomber sur une matiére trés grave, et Veffort qwil

devra faire pour former les enfants et vaincre leur timidité. Nour ne voulons pas décider si l’observation des Rubriques exige cet effort, car tout prétre aura bientét trouvé la solution.

Q. — D’'aprés une décision dela S. C. on ne doit pas mentionner au Canon de la messe le nom du vicaire apostolique, vu que le pape est l’évéque du vicariat comme il est ’évéque de Rome. Cette défense doit-elle s’étendre au passage de l’'Hawultet? J’ai cru deyoir en

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tenir cas et omettre le passage du chant sacré relatif a Vévéque.

R, — Dans tous les cas semblables, il :faut observer la méme.régle: Or, le noma mettre dans VEvultet est bien le méme qu'il faut nommer au Canon. Le nom du vicaire apostolique ne devra donc pas plus étre mis dans l’Zaultet que dans le canon.

Q. — Ie Quand on fait un enterrement d’adulte, Vapres-midi, doit-on, presente corpore, chanter les vépres des morts, ou bien doit-on chanter Vinvitatoire suivi du le nocturne?

Peut-on choisir entre les vépres et le nocturne?

Hst-il défendu de chanter les vépres dans ce cas ?

2° Pour Vadoration- de la croix, le vendredi saint, voici usage de la communauté dont je suis l’aumonier. Aprés que le célébrant a fait lui-méme l’adoration de la croix, il prend celle-ci pour la faire baiser aux.religieuses qui se présentent 4 la balustrade comme pour la communion. Il ne lit pas les impropéres ni les autres priéres marquées au missel. Peut-on suivre cet usage, admis dans toutes les paroisses, oti il n’y a que les prétres a faire réguliérement Vadoration de la croix? :

Comment devrait-on faire cette cérémonie dans la communauté ou l’aumonier est seul prétre? Ne pourraiton pas placer la ‘croix sur un coussin 4 lentrée du cheeur et faire venir les religieuses deux & deux vénérer la croix (aprés les trois génuflexions requises), et pendant ce temps le célébrant, 4 son siége, lirait les priéres du missel? Veuillez indiquer comment appliquer la rubrique.

3° Dans une chapelle de communauté de religieuses (ot il n’y a pas de fonts baptismaux), ’auménier est-il tenu de lire avant la messe, la veille de la Pentecdte, les prophéties et les litanies au missel pour ce jour?

R. — Ad I. Le Rituel romain suppose toujours qu’on célébre la messe toutes les fois qu’on fait un enterrement, et il donne les régles pour l'Invitatoire et le 1er Nocturne qu’on doit chanter une

fois le corps rentré dans V’église. Une coutume ©

qui s’est établie dans nos contrées est de chanter les vépres lorsqu’on célébre l’enterrement le soir, mais ce n’est qu'une coutume, et rien n’empéche de chanter un Nocturne 4 la place des vépres.

Ad II. L’une ou l’autre coutume peut étre admise ; mais il y aurait obligation dans tous les cas de réciter les Impropéres et les autres priéres du missel.

Ad III. S’il s’agit de la messe conventuelle, oui. Sinon, non.

«In missis privatis hujus vigilis, omissis prophetiis, orationibus et litaniis, Missa absolute incipitur ab Introitu sequenti (Cum sanctificatus fuero), » disent les Rubriques du Missel.

Q.— Que penser d’un usage qui consiste a transformer le maitre-autel en reposoir le jeudi saint?

R. — Le Cérémonial des évéques demande qu’on prépare le reposoir dans une chapelle distincte du maitre-autel, mais dans Véglise. Si l’église ne posséde pas de chapelle, que faudra-t-il faire? Ad impossibile nemo tenetur, et sans dire qu’il est permis de transformer le maitre-autel en reposoir,

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bt Nas, 9 Fi

nous ne saurions indiquer aucun moyen pratique de faire autrement.

Q. — Est-il absolument requis elt nécessaire d’avoir des parrains et marraines pour les hénédictions de cloches ? Si lon ne pouvait trouver personne pour accepter d’étre parrain et marraine, ne pourrail-on point passer outre, et faire quand méme la cérémonie de la bénédiction ? Serait-il inconvenant aussi de prendre pour parrain et marraine des gens sans religion qui ne vont jamais a Véglise? Ferait-on mieux également dans ce cas de s’en passer plutot que d’accepter des gens de cette condition?

R. — Le Pontifical ne parle nulle part de parrains ou de marraines pour la bénédiction des cloches; c’est donc un usage qui s’est établi, mais qui n’est pas obligatoire. Mais il est évident que ces personnes devant assister et en quelque maniére prendre part 4 une fonction religieuse, devront étre des personnes honorables.

Q. — J’ai pour patron de mon église saint Maurice, sans mention de ses compagnons.

Saint Maurice et ses compagnons ont une messe propre au missel. :

Quelle messe dois-je chanter ? Quelles vépres ?

Saint Maurice peut-il étre séparé de ses compagnons? En cas de réponse affirmative, comment ordonner la féte, pour la messe et les vépres ?

R. — Lorsque le patron ou le titulaire a dans le bréviaire un office commun avec un ou plusieurs autres saints, les rubriques veulent que dans Péglise ou le lieu propre, le jour de la féte, on fasse seulement l’office du patron ou du titulaire, et on met l’oraison au singulier. Quant aux autres saints, s’ils sont incrits dans lOrdo sous le rit double ou semi-double, on renvoie leur féte tanquam in sedem fixam au premier jour libre, et on en fait Voffice indistinctement sous le rit semi-

double. S'ils sont inscrits sous le rit simple (et

c'est le cas pour saint Maurice et ses compagnons), on les omet, sans méme en faire mémoire le jour de la féte. (Nouvelles rubriques, 7 janvier 1898).

Q. — A Voraison Super populum, faut-il une inclination de téte au mot Deo de lHumiliate capita vestra Deo? Alors est-ce vers le livre ou yers la croix qu’elle doit étre dirigée, dans le cas ou elle soit commandée ? I] va sans dire que je suppose une messe basse, ou du moins une messe sans diacre.

R. — A loraison Super populum, le célébrant incline la téte vers la croix aumot Oremus et continue cette inclination pendant qu’il dit les paroles: Humiliate capita vestra Deo. —

Q. — Jusqu’en 1897 inclusivement, notre Ordo suivait pour la doxologie la doctrine qu’on trouve dans V Ami 1898, p. 1067. En 1898 et 1900, c’est autre chose : le cas se présente deux fois cette année. Ayant en concurrence Voffice votif du Saint-Sacrement avec le Saint-Suaire, le Précieux Sang de Notre-Seigneur, comme il convient il donne les yépres du suivant sans mémoire du précédent et ajoute 4 complies : Jesw tibi sit gloria. Y aurait-

il un nouvel enseignement ou erreur de notre liturgiste ?

. R. — D’aprés un décret du 5 février 1895, il faut garder la doxologie du Saint-Sacrement, lors

méme qu’on n’en aurait pas fait mémoire aux — vépres, 4 cause de lidentité de deux offices.

Q. — Une communauté ot se dit chaque jour la messe conventuelle, peut-elle faire chanter des messes de Requiem pour ses défunts et pour des étrangers, parents, bienfaiteurs, etc. ?

R. — La messe conventuelle est toujours obligatoire quand la communauté récite le grand office canonial. On ne peut donc dans cette communauté célébrer de messes de Requiem qu’a la condition de les faire célébrer en plus dela messe conventuelle.

Q. — Un de mes amis en mission eut la douleur de voir la Sainte Hostie vomie par un malade pestiféré qu'il venait de communier. I] avala cette hostie et en mourut. Sans doute, avec un amour moins grand, sinon mieux compris, pourla Sainte Eucharistie, il aurait pu reporter ces Saintes espéces au tabernacle et les y laisser altérer. Mais la crainte de répandre ainsi la contagion aurait-elle pu se concilier avec le respect dt a la Sainte Eucharistie en incinérant les Saintes espéces? :

R. — La question posée appartient plutot a la morale qu’a la liturgie, qui n’a pas prévu le cas, La raison que les saintes espéces sont empoisonnées est une raison suffisante pour quil n’y ait pas obligation de les consommer. Mais si ces saintes espéces deviennent, de plus, dangereuses par la contagion qu’elles peuvent propager, il nous semble parfaitement permis, moralement parlant, de les incinérer aussitot.

Q. — La messe du samedi aprés Paques ne se trouve pas dans nos graduels. Laquelle chanter si un mariage se présente ce jour-la ?

R. — Il faudrait avoir dans lPéglise au moins un exemplaire ot se trouve notée la messe du samedi de Paques : c’est un livre nécessaire que la fabrique doit procurer,

Si on n’en a pas, on doit chanter cette messe en prenant pour les chants spéciaux (introit, alleluia, offertoire et communion) un chant plus simple, par exemple celui de la psalmodie des vépres.

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