SAAB
Rectification
Pendant l’octave de la Toussaint, quand il n’y a pas de féte, la seconde oraison est du Saint-Esprit, la troisiséme pour l’Eglise ou le pape. En conséquence, dans la messe votive de saint Joseph et les autres messes votives de saints, on ne peut pas dire l’oraison A cunctis, mais il faudra prendre Voraison Deus qui corda fidelium. La question posée p. 414, en haut de la 2° col., n’est done pas un cas pratique ; car on ne pourrait pas prendre loraison A cunctis méme comme oraison de dévotion. Ceci n’est permis qu’aux fétes simples et aux féries.
ART IMPRIMATUR Lingonis, die 14 julii 1900.
+ SEBASTIANUS, Episcopus Lingonensis.
Ene ene ae, MSR SL rman Speed alinieatiatiamaenmeaeenccl
Le gérant : J. Marrrizr.
LANGRES. -- IMPRIMERIN MAITRIER ET COURTOT.
REVUE DE TOUTES LES QUESTIONS ECCLESIASTIQUES
DOGME, MORALH, LITURGIE, DROIT CANON, ECRITURE SAINTH, PATROLOGIE, HISTOIRE SACREE. — LEGISLATION CIVILE-ECCLESIASTIOQUE. — PASTORALE, PREDICATION, EB CATECHISMES. — BIBLIOGRAPHIE
DIRECTEUR ET REDACTEUR EN CHEF : F. PERRIOT ANCIEN SUPERIEUR DU GRAND SEMINAIRE DE LANGRES
Parait 4 Langres, tous les jeudis
Labonnement, pour tout U Univers, est de 15 fr. avec le Supplément :
L’Ami Du CLERGH PAROISSIAL,
de 10 francs sans le Supplément e
Toutes les lettres doivent étre adressées 4 M. le Directeur de Amt du Clergé, Maxson: Saint-Pierre, rue Tassel, 4 Langres (Haute-Marne)
LEglise catholique aux Etats-Unis |
Q. — Vous nous avez promis l’autre jour, dans un de vos articles bibliographiques (n° du 15 mars, p. 251), a propos d’un volume de M. Tardivel, une étude un peu détaillée sur l'état de !Hglise aux Etats-Unis. Je vous serais bien reconnaissant de ne pas nous la faire attendre trop longtemps.
R. — Cest une question 4 la mode depuis quelques années. Chaque revue y est allée de son petit article. Nous-mémes l’avons abordée plusieurs fois. Parmi tant d’études, celle de M. Brunetiere * a été trés remarquée, non seulement en Europe, mais aussi en Amérique. Le Figaro, dans son numéro du 8 novembre suivant, donnait méme a étude de M. Brunetiére le caractére d’un écrit inspiré par le Saint-Siége. L’auteur, il est vrai, a recu une lettre de félicitation de la part de Rome, mais la lettre du Saint-Pére au cardinal Gibbons? a prouvé que l’on croyait 4 Rome « au péril américaniste, » et a condamné certaines idées que M. Brunetiére avait adoptées, du moins en partie.
D’aprés les idées qui sont en circulation dans certains milieux européens, l’Hglise ne rencontrerait aux Etats-Unis que juste assez d’obstacles pour aiguiser son zéle et exercer son activite. Les surmonter ne serait pour elle qu’un exercice salutaire, destiné uniquement 4 entretenir la plénitude de sa vie : quelque chose comme le travail auquel devaient se livrer nos premiers parents avant leur chute. En un mot, les Etats-Unis, au point de vue catholique, seraient un paradis terrestre.
Telle est bien l’impression que donne la lecture de M. Brunetieére.
La réalité répond-elle 4 ce tableau flatté? Nous avons déja fait quelques réserves *. D’autres les
1 Revue des Dew Mondes, 1 novembre 1898.
.2 Ami, 1899, p. 225.
Amt, 1899, p. 237,
ont accentuées encore, en s’appuyant sur des faits — qwil est impossible de nier et dont la vérité toute —
brutale déjoue tous les systémes préconcus. Parmi
ces contradicteurs, il faut citer M. Jules Tardivel, — directeur de la Vérité de Québec. Né aux Etats-. Unis, il y a vécu jusqu’a Page de dix-sept ans, ot il est devenu Canadien ; mais il a visité plus d’une — fois les Htats-Unis ott est restée une partie de sa famille. Comme journaliste, il a suivi depuis vingt-cing ans la presse américaine et se trouve par conséquent admirablement renseigné. Ce qui donne a son livre un si grand intérét, c’est quil est rempli uniquement de faits et de citations empruntés aux journaux des Etats-Unis !.
Sa thése est divisée en deux parties :
sions et la réalité..
les illu~—
PREMIBRE PARTIE : Les illusions