IV. — Conclusions morales et pratiques
4° Comme le spiritisme proprement dit est certainement diabolique, il est stir que, de soi, il y apéché mortel a y prendre part, comme opérateur, parce que c’est entreren relation directe avec le diable, qui est le grand ennemi de Dieu et des hommes; ce qui ne pourrait étre permis, et avec de graves raisons, que pour le forcer de se dévoiler et mettre les autres en garde contre lui. Nous disons de soi, parce qu’en cela comme en toute autre chose, Vignorance de bonne foi pourrait étre une excuse, et surtout exempter de péché grave formel.
20 Nous devyons dire la méme chose en général du spiritisme inintelligent ou par induction, puisqu il est moralement certain qwil est diabolique. En pratique, la certitude morale nous impose généralement les mémes obligations que la certitude absolue. Ajoutons seulement qu’en certains cas il pourrait bien ne pas y avoir certitude morale, mais seulement probabilité plus ou moins grande de démonisme, et alors le péché aussi diminuerait de gravité.
30 Tous ceux qui concourent dune maniére quelconque a ces expériences doivent étre jugés selon les régles de la coopération, par conséquent le concours direct cherché et voulu en lui-méme, et le concours formel impliquant influence directe sur la volonté perverse des opérateurs, doivent aussi étre regardés comme péchés mortels en soi. Quant au concours simplement matériel, pour en juger la culpabilité il faut examiner s'il est plus ou moins proche, plus ou moins nécessaire ou utile aux opérateurs, et aussi donne plus ou moins de scandale.
ho Quant a ceux qui assistent aua séunces, si leur assistance doit étre regardée comme une approbation et un encouragement, il est difficile, en soi, de les exempter de péché mortel. Mais s’ils n’y assistent que pour se rendre compte de la chose et la pouvoir juger avec plus de sireté, surtout s’ils le font avec le consentement de lévéque, et que leur intention soit bonne et le scandale écarté, on ne pourrait méme pas les accuser de péché véniel (ita Perrone, Génicot, etc.). Il est certain aussi que parmi les personnes qui y assistent il peut en étre un certain nombre qui n’y assistent que par pure curiosité, par passe-temps et qui ne réfléchissent pas au mal qu’elles peuvent faire; elles sont sans doute moins coupables ; mais si Yoccasion s’en présentait, il serait bon de les instruire.
50 Quant au spiritisme improprement dit, il y aurait péché mortel 4 y recourir pour ceux qui le egarderaient comme diabolique et ceux qui voudraient obtenir de lui des effets préternaturels, parce que ce serait vouloir au moins implicitement entrer en relation avec le démon. Méme en dehors de la, comme on ne peut pas savoir au juste s'il est ou n’est pas diabolique, et comme il y a toujours danger d’ingérence du démon, on ne doit pas y prendre part a moins d’une raison grave, et en protestant au moins intérieurement contre toute intervention diabolique. Cependant, d’aprés ce que nous avons dit, il serait teméraire @accuser de péché mortel ceux gui veulent y prendre part et ne pas outrepasser les bornes de ce spiritisme improprement dit, rejetant bien loin toute relation avec le démon, a moins done que le scandale ou le danger d’arriver au yrai spiritisme ne solent trop grands. Il semble bien cependant quil y aurait en soi au moins péché véniel a y prendre part, ou méme a y assister par simple raison de curiosité, 4 moins donc qu’on ne soit bien persuadé que tout y est naturel. Toujours est-il qu’il convient bien d’en détourner le plus possible. — Mais s'il s’agissait de ceux qui peuvent faire autorité dans la science, ou qui ont quelque espoir de jeter sur la chose une plus grande lumiére, on ne pourrait méme-pas les accuser de péché véniel sils agissaient avec prudence et pureté d’intention, a plus forte raison s’ils n’agissaient qu’avec le
consentement de l’évéque.
6° Enfin si ’on savait pertinemment que celui qui se donne pour médium n’est qu’un habile prestidigitateur, il serait non seulement permis WVassister & ses séances, mais encore de le prier den donner, tout en faisant bien sentir aux assistants, afin décarter tout scandale, qu’il n’y a absolument rien de diabolique.
V. — Moyens de discerner infailliblement les miracles divins des miracles diaboliques opérés par le spiritisme ou un certain magnétisme.
Les miracles et les prophéties ont toujours été donnés et sont encore regardés comme des moyens infaillibles de reconnaitre la vraie religion et aussi
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la vérité des révélations, des visions, de la sainteté et des manifestations de la volonté divine. Mais si les phénoménes du spiritisme ou du magnétisme pouvaient imiter parfaitement les miracles divins, que deviendrait cette preuve donnée comme irréfutable? Et qu’en serait-il du sens commun, porté invinciblement a admettre comme vraie une reli-
‘gion prouvée par des miracles? — Aussi de méme
que Dieu a di donner a son Eglise des marques
-qu’aucune autre Eglise ne put imiter, ainsi il a dt
donner aux prophéties et aux miracles émanés de lui certains signes ou caractéres que jamais aucun miracle diabolique ne pourra imiter ou contrefaire. .
Nous avouerons sans peine que, de méme qu’il y a des choses dont on peut raisonnablement douter si elles viennent de Dieu, du démon ou de la nature, ainsi il y a des miracles dont on ne peut pas constater s’ils viennent de Dieu ou du démon, ou méme s’ils outrepassent vraiment les forces de la nature. Mais ceux-la ne peuvent pas étre apportés comme preuve de la vérité de la religion ou de la sainteté, et de ceux-la nous ne parlons pas. Nous parlons seulement des miracles vrais et certains, admis, par exemple, par la sainte Ecriture ou )’Eglise, et ceux-la ont cing caractéres que jamais aucun miracle diabolique ne pourra imiter ou contrefaire : le premier est tiré de la nature méme du miracle; le second du caractére de la personne qui l’opére ; le troisiéme de la fin pour laquelle elle agit; le quatriéme des effets qui en résultent; et le cinquiéme des circonstances qui ’accompagnent.
Premier caractére : La nature méme du miracle. — Le vrai miracle est défini par saint Thomas: ce qui est au dessus des forces de toute nature créée, non seulement visible, mais méme invisible, et par conséquent des anges et des démons. Assurément nous ne connaissons pas toutes les forces de la nature, ni toute la puissance des anges et des démons; mais au moins il est certaines lois de la nature que nous connaissons parfaitement et dont nous pouvons constater stirement la violation; et nous pouvons aussi, soit par la sainte Kcriture, soit par le sens commun ou le consentement général des peuples, connaitre sirement que la puissance des anges ou des démons ne va pas, par exemple, jusqu’a tel point, et en général nous pouvons nous assurer qu’elle est outrepassée ou par la nature du miracle en lui-méme, ou bien par le sujet sur lequel il est opéré, ou bien par la maniére dont il est fait.
Les théologiens citent donc trois classes de miracles divins que les démons ne pourraient jamais contrefaire. Parmi les miracles de la premiére classe, c’est-a-dire guant ad la nature méme de la chose, on cite la résurrection d’un homme dont la mort a été bien prouvée, comme celle du Christ ou de Lazare. — Parmi les miracles de la seconde classe, c’est-a-dire quant au sujet sur lequel ils sont opérés, on cite la vue rendue a un ayeugle de
Sig LAMI DU CLERGE Se ie
naissance ou a qui les pupilles ont été enlevées. — Knfin parmi les miracles de la troisiéme classe, cest-a-dire quant a la maniére dont ils sont opérés, on cite la guérison instantanée d’une maladie grave, incurable, par la seule parole ou seulement par des prieres sans aucun attouchement ni aucun prestige. — Or jamais le Spiritisme n’a pu opérer aucun de ces miracles-la.
Second caractére : Le caractére méme de la personne qui opere les miracles. — Tout en elle doit respirer la sainteté, la modestie et ’humilité. Aussi est-il regu dans les usages de la Sacrée Congrégation qu’on ne doit faire aucune recherche sur les miracles faits avant ou aprés la mort, a moins quil n’ait été fait au préalable un examen trés rigoureux pour constater que Pauteur a pratiqué d'une maniére trés excellente les vertus théologales et morales, et c’est a juste titre, car Dieu qui est la sainteté méme et auteur de toute sainteté n’a pas pour habitude de départir a d’autres qu’a ses amis intimes le pouvoir de faire
- des miracles, qui aprés confirment cette sainteté
aux yeux des peuples. Kt si nous admettons que Dieu, pour des fins a lui connues, s’est servi quelquefois d’hommes méchants pour opérer des choses merveilleuses, nous devons au moins ajouter que c’est une exception, et alors méme il est trés difficile de prouver que ces prodiges sont vraiment divins, & moins qu'il n’y ait d’autres circonstances particulieres qui le prouvent, et encore nous ne nous occupons pas ici de ces miracles-la. Or quel est le spirite dont les vertus théologales et morales, la chasteté surtout et Vhumilité, aient été élevées a un trés haut degré, et qui n’ait plutdt donné des preuves frappantes du contraire ?
Troisieme caractere : La fin que se proposent ces thaumaturges. — Cette fin doit toujours étre digne de Dieu et surnaturelle ; par conséquent ils doivent avoir VPunique gloire de Dieu, et pour fin prochaine le bien spirituel du prochain, auquel doivent converger méme les guérisons corporelles, destinées a faire connaitre a ceux qui en sont les sujets la vraie religion, ou s’ils la connaissent déja bien, a leur en faire pratiquer les devoirs avec plus de zéle et de fermeté, et a leur faire aimer Dieu davantage et le servir avec plus de fidélité et de désintéressement. Or quel est le spirite qui en ait jamais été la, et qui n’ait eu plutdt pour fin une popularité malsaine, la satisfaction d’une vaine curiosité et la séduction des autres, qu’il veut pousser 4 une fréquentation plus assidue de ces expériences diabcliques ?
Quatrieme caractére : Les résultats. — Les guérisons, par exemple, rapportées dans la Bible ou les fastes de Vhistoire ecclésiastique ont cela de propre qu’elles persévérent, s’affermissent et ameénent avec elles une amélioration notable dans la conduite morale et chrétienne des miraculés, tandis que les guérisons opérées par le spiritisme ou le magnétisme diabolique sont presque tou-
pour fin derniére-
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jours transitoires et ne rendent jamais meilleur, mais plutédt plus vain, plus mondain, plus immoral et aménent souvent une obsession continuelle des démons qui se termine par la folie ou le suicide.
Cinquiéme caractére : Les circonstances qut accompagnent ces prodiges. — Les miracles divins se font A peu prés toujours par un commandement au nom de Dieu, précédé de ferventes priéres, de jetines et de mortifications, et ne comportent rien
de léger, de vain, d’orgueilleux ; tout au contraire
y respire la gravité, la modestie, Phumilité et la charité ; voilé encore ce que n’imitérent et n’imiteront jamais les prodiges du magnétisme diabolique et du spiritisme.
Tant s’en faut donc que ces prétendus miracles infirment les vrais miracles de la Bible et de Vhistoire de l’Kglise, qu’au contraire ils servent admirablement a4 en démontrer la vérité et la supériorité, comme les prodiges opérés par les Mages d’Egypte ne servirent pas peu a montrer la vérité et la puissance des miracles de Moise, comme les ombres dans un tableau relevent merveilleusement la beauté des figures, ou encore comme dans le magnifique tableau de Raphaél, la figure grimacante de Satan sert a faire paraitre plus beau le visage tout céleste de l’archange saint Michel.
Ce que nous venons de dire des miracles, nous pouvons le dire, toute proportion gardée, des prophéties, car Dieu seul peut connaitre avec certitude les futurs contingents qui dépendent de la libre volonté de l’homme. Le démon ainsi que Vhomme ne peut connaitre que les choses qui existent en elles-mémes ou dans leur cause. Or tout ce qui dépend de la libre volonté n’existe ni en soi ni dans sa cause, puisque la volonté qui doit le former choisira alors ce qu’elle voudra et n’a encore pris aucune détermination, et que si
elle en avait pris une, elle la pourrait changer. Le
démon peut le conjecturer, mais dans ces conjectures il peut souvent se tromper. Il n’y a done relativement a cela que les prophéties venant de Dieu qui sont absolument siires, et c’est 1a le premier caractere des prophéties divines elles doivent annoncer avec une certitude absolue des choses qui dépendent entiérement de la volonté libre de ’homme, et au besoin les annoncer longtemps d’avance. Les quatre autres caractéres sont les mémes que ceux énoncés tout a Vheure pour les miracles, et ces caractéres que portent les prophéties bibliques ou ecclésiastiques, jamais aucune prophétie diabolique n’a pu ni ne pourra les contrefaire.
Pour la connaissance des pensées humaines, Dieu s’est aussi réservé quelque chose qui n’est qu’a lui et que lui seul peut faire connaitre. Un homme ne peut pas lire dans la pensée d’un autre ; s'il est sagace et intelligent, il la devinera
souvent par les gestes et signes extérieurs, mais -
cest tout; car si méme il lui était donné de voir ce qui se passe dans le cerveau, il n?y connaitrait
rien, car il n’a pas la clef des relations qui se trouvent entre telle pensée et telle impression du cerveau ; cette clef, il est bien probable au moins que les anges et méme les démons l’ont; aussi peuvent-ils souvent connaitre stirement certaines pensées intérieures, oui, mais pas ces pensées intimes et toutes spirituelles et ces décisions de volonté que Vhomme veut garder absolument secrétes et qui ne font pas a proprement parler @impression sur le cerveau. Dieu seul et homme qui les a les connaissent : Que sunt hominis nemo novit, nisi spiritus hominis qui in ipso est, dit Notre-Seigneur dans le saint Kvangile.
Enfin nous pouyons, toujours proportion gardée, appliquer les caractéres énoncés précédemment, aux visions, aux extases, aux apparitions et aux révélations divines. A ces merveilles étonnantes dont Dieu s’est plu a gratifier plusieurs de ses saints pour faire éclater leur sainteté aux yeux du monde, on a bien eu l’impudence d’opposer les visions, apparitions et révélations spirites. Il y a cependant une différence absolue. Sous leurs révélations se trahit toujours chez les spirites une grande agitation, quelquefois une sorte de fureur, toujours du trouble, une sorte de délire dans l’imagination, un orgueil immense, de l’exagération, du mépris pour les autres, del’estime pour eux-mémes, de Ja sensualité et de Ventétement ; tandis que sous l’impression des choses divines se trouvent chez les saints un grand calme d’ame, un immense amour de Dieu, un profond mépris de soi-méme, une mortification trés austere, une haute élévation didées jointe a une trés profonde humilité, enfin une docilité, une obéissance, une abnégation, une pureté et une charité portées au supréme degré. Voila ce que nous défions les spirites, les sectaires et les hérétiques dimiter jamais. La se reconnaitra toujours le doigt de Dieu. Digitus Dei est hic.
QUESTIONS de science ecclésiastique CONSULTATIONS DIVERSES
Q. — Un excellent jeune homme, trés bon chrétien, vient me dire quwil a été, pour la premiére fois, en contact avec des esprits, et que cela est vraiment curieux. Voici comment opérent ces esprits.
Dans un paroissien, et de préférence a la page ou se trouve l’évangile de saint Jean (pourquoi ? ve n’est peut-étre pas le cété le moins curieux de l’opération), on insére une clef qu’on attache dans le livre avec une corde; puis, protestant hautement qu’on répudie par ayance toute intervention diabolique et toute participa- . tion avec un agent mauyais quel qu'il soit, on prend avec deux doigts le haut de la dite clef et on l’interpelle ainsi : «Clef, je te commande de me dire telle chose : si cest: vrai, tourne trois fois »; et la clef tourne troig fois.
Ainsi, on lui a demandé, sous mes yeux, de tourner autant de fois que Monsieur un tel avait de paires de
souliers; autant de fois qu’il y avait de chaises, de tableaux dans Vappartement; autant de fois qu’il y avait dans la maison de milliers de francs : et elle a dit exactement.
* -« Si tu es un esprit mauvais, tourne, » et elle n’a pas | tourné.
«Si tu es une Ame en purgatoire, tourne, » et elle a tourné.
« Si tu es l’ennemi de Jésus-Christ, tourne, » et elle ne tourne pas.
« Situ es de telle paroisse, et si nous ne te connaissons pas, ne tourne pas, » et elle tourne.
s Si tu es de telle paroisse, tourne, » et elle tourne, Stes, - Elle répondit ainsi trés exactement A une foule de quesions.
Ce qui fut aussi trés remarquable en I’affaire, c’est que le prétre présent ne put jamais arriver a faire tour, ner seul la susdite clef.
Ceci posé, je demande :
le D’ou vient Veffet magique de cette clef ;
2° Ce que vous pensez de ce renoncement a toute intervention diabolique dont j’ai parlé plus haut ;
3° Quelle faute commet celui qui s’amuse 4 faire de pareilles expériences; et, dans le cas présent, quelle faute ont commise et l’excellent jeune homme qui ne croyait pas mal faire, et le prétre qui a assisté et méme tenté l’expérience.
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R. — Pour bien résoudre ce cas, il suffirait de se reporter aux principes déja posés par ’ Ami du Clergé dans l'étude théologique sur le spiritisme (8e partie, voir ci-dessus), Ajoutons cependant les 2 principes suivants, tels que les pose et les admet
saint Alphonse de Liguori. (Lib. 4, tr. 4, n°8). «Is ___ tacite cum demone paciscitur, qui vanis et natura- 9 liter improportionatis utitur ad aliquid cognoscendum vel efficiendum. Neque requiritur ut demon aliquando pactus sit, se ad talis vani medii adhibi-
é - tionem concursurum ; eo enim ipso, quo quis vani- - tatibus iis utitur, daemon se immiscet, licet , preter intentionem utentis sit eum invocare, ut
docent Suar., Less, et Sanch. — Non excusatur a e peccato qui, utendo talibus rebus, quas constat
esse naturaliter improportionatas, protestatur se
— yreipsa facit contra suam protestationem. Cum 4 enim nec Deus, nec angeli boni talibus se mis- * ceant, demon implicite iis invocatur, ut preter citatos docent Laym. et Bonac. — Neque is excusatur qui talia media utilia credit propter experientias, quia has demon procurat, ut homines
paulatim illaqueet, et 2d similia usurpanda inducat, Sanch., Viva. »
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Nous ajouterons, d’aprés ce que nous avons dit dans la seconde et la troisiéme partie de l'étude
clef seulement sur ce que sait fort bien celui qui la tient entre les mains, on ne pourrait pas en conclure quil y a du diabolisme, parce qu'il est trés facile 4 quelqu’un qui est un peu habile, de faire dire a la clef-ce qu'il veut; il pourrait méme peut-étre en arriver la par les simples vibrations ou les mouvements conscients ou inconscients de ses nerfs. Si on lui demandait seulement encore sil est un mauvais esprit ou une dme du purga- { toire, celui qui tient la clef pourrait également lui faire dire ce qu’il voudrait ou ce qu’il penserait. Mais
4 ieee 67)
. ee) AMI DU. CLERGH: |
nullum cum demone commercium intendere, quia .
sur le spiritisme, que si l’on faisait parler cette