IV
17 novembre 1899.
Addition au Bréviaire romain
Die 9 Novembris
IN DEDICATIONE ARCHIBASILICA Sgmt SALVATORIS Additio ad VI Lectionem Breviario Romano inserenda
Quod autem Pius nonus perficiendum censuerat, Leo decimus tertius, cellam maximam, vetustate fatiscentem, ingentt molitione producendam laxandamque curavit, vetus musivum, multis jam antea partibus instauratum, ad antiquum exemplar restitui et in novam absidem, opere cultuque magnifico exornatam transferri, aulam transversam laqueari et contignatione refectis expoliri jussit, anno millesimo octingentesimo octogesimo quarto, Sacrario, cede canonicorum perpetuaque ad Baptisterium Constantinianum porticu adjectis.
Concordat cum Originali approbato.
In fidem, ete.
Ex Secretaria Sacror.
17 novembris 1899.
'DiomEpES Panicr, S. BR. C. Secretarius.
Rituum Congegationis, die
a a I ne a ee Se ES Le gérant : J. Marrrimr.
A A NE EPESTEMETES LANGRES. — IMPRIMERIE MAITRIER ET COURTOT
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LE RITUALISME
(Suite et fin) *
Dans notre précédent article sur le pees nous avons laissé une question a résoudre: Est-il
yrai-que les ritualistes s’attachent a revendiquer
pour lEglise anglicane les notes de la véritable Eglise ? Oui, cela est parfaitement vrai. Ce fut la, a proprement parler, l’ceuvre entreprise par New- ‘man avant sa conversion, l’ceuyre dont l’insucceés VYamena au catholicisme. « Etrange et noble illusion, dit a ce sujet M. de Pressensé, étrange et noble illusion d’un génie tout intellectualiste ! Newman était parti a la recherche du meilleur moyen de défense pour l’Kglise qui lui était chere, et il avait conclu que le plus sir, comme le plus simple, c’était de’revendiquer pour elle les caracteres surnaturels de l’Eglise en soi. Postuler pour une Eglise purement nationale, insulaire, séparée du reste du monde, soumise a l’autorité civile, toute pénétrée de la doctrine et des rites de la Réforme, — postuler pour elle les notes de l’Kglise, une, éternelle, immuable, infaillible, visible, — Cest-a-dire d’aprés la formule de Vincent de Lérings, le semper, ubique, ab omnibus, telle était Yentreprise ou la gageure désespérée & laquelle se youa un beau jour de l’an ie grace 1833 un jeune et obscur fellow d’Oriel*.
Aprés douze années de méditations et d'études éclairées par un des génies les plus profonds qwait vu notre siécle, Newman reconnut enfin que cette entreprise était irréalisable et que cette gageure il ne pouvait la tenir. « Il dut constater que Vanglicanisme ne possédait pas les signes distinetifs de l’Eglise de Dieu *. »
Ti entra dans lEglise catholique.
ia 4 Voir le dernier numéro de Ami.
2 Le cardinal Manning. Préface.
3 Ibid.
Cette entreprise que Newman se reconnut, a.la fin, incapable de mener a bout, d’autres anglicans, en grand nombre, ont estimé qu’elle n’est point au-dessus de leurs forces. I] se sont crus de taille a tenir cette « gageure désespérée. » ly a déja plus @un demi-siécle quils y travaillent, et en nombre: ils sont aujourd’hui plus de quarante mille *. L’entreprise reste toujours au méme point. Ils échouent et recommencent, et ils croient avan-
cer alors quwils ne font que tourner dans un —
cercle. Spectacle lamentable !
La grande illusion des ritualistes, celle qui renferme toutes les autres, c’est la conviction chez eux bien arrétée qu’ils n’ont pas besoin de sortir de ’Higlise anglicane; qu’au lieu de ’abandonner, ils doivent, en enfants dévoués, la relever de ses ruines; qwils peuvent la ramener peu a peu a Vétat ou elle se trouvait avant la Réforme, qu’ils Pont déja rendue telle en grande partie, et que le reste n’est qu’une affaire de temps et de persévérance.
Ramener l’Eglise anglicane a la doctrine catholique n’était, pour Newman et pour les autres chefs du mouvement d’Oxford, et n’est encore aujourd'hui pour les ritualistes, qu’une tache secondaire et pour ainsi dire incidente. Leur grande entreprise et, comme dit M. de Pressensé, leur « gageure désespérée », c’est de restituer 4 l’Eglise d’Angleterre, 2 cette Kglise purement nationale et visiblement hérétique et schismatique, a ~cette Kglise insulaire et séparée du reste du monde depuis trois siécles et demi, les quatre notes de
VEglise telles que nous les trouvons dans le Sym- -
bole de Nicée : Ht unam, -savictam, catholicam et apostolicam Ecclesiam.
« Les Credo nous apprennent, dit le manuel ritualiste déja cité dans notre article précédent, que l’Eglise fait profession de quatre notes ou marques distinctives. L’Eglise est une, sainte, catholique et apostolique 2. »
* Kvidemment dans ce nombre nous comprenons le clergé et les fidéles.
* The catholic religion. Part. 2, chap. 1, 217.
Les ritualistes sont désolés de voir qu’aujourd’hui encore, plus d’un demi-siécle aprés que Newman a donné l’éveil et attiré attention sur ce point, il y a encore un si erfnd nombre daneglicans qui, loin de s’en préoccuper, semblent n’en avoir jamais entendu parler. « Les difficultés religieuses, disait lord Halifax dans un grand discours prononcé, en juin 1899, dans la réunion annuelle de ’Englisch Church Union dont il est le président, les difficultés religieuses avec lesquelles nous sommes aux prises en ce moment sont principalement dues 4 ce fait qu’un si grand nombre des habitants de ce pays, et parmi eux beaucoup de ceux qui font profession d’appartenir a ’Eglise d’Angleterre, ont Vhabitude @ignorer complétement le grand article du Credo: Je crois en VEglise, wne, catholique et apostolique. Ce ne fut qu’aprés que cet article du Credo eut été imposé par Newman 4 l’attention du public d’une maniéreirrésistible que le mouvement d’Oxford put commencer. Ce n’est qu’en insistant a tous risques sur cet article que l’euvre accomplie par le mouvement d’Oxford et a laquelle sont associés pour toujours les noms de Newman, de Keble et de Pusey, peut étre poursuivie et complétée. »
Ainsi, l’ceuvre que les ritualistes poursuivent et travaillent 4 compléter, c’est ’ceuvre entreprise par Newman en vue de rendre a l’Hglise anglicane les quatre notes de la véritable Kglise.
~§ 4. — Efforis des ritualistes pour ramener : LEglise anglicane a Vunité
Tout @Vabord, les ritualistes s’efforcent de procurer 4 leur Eglise Punité.
Ils voient clairement que Notre-Seigneur a
‘fondé non pas des Eglises, mais une Helise, son
Eglise, Ecclesiam meam. « L’idée @unité, dit le catéchisme ritualiste, se trouve au fond de toutes les figures par lesquelles ?Hglise nous est représentée dans le nouveau Testament. Il nous parle de l’ Eglise comme du royaume des cieux, du corps du Christ, du temple de Dieu, de ’Hpouse, des branches de la vigne. Il n’y a qu’un Royaume, quun Corps, quun Temple, qu'une Epouse, qu’une Vigne’. »
L’Eelise aneglicane fait-elle unique Helise? .
« L’Kglise anglicane, écrivait Wiseman en 1836, ne peut exhiber de connexion et d’union avee aucune autre Kglise pour prouver qu’elle fait partie @Vune plus grande communion religieuse. Ou elle est seule ’liglise catholique universelle, ou bien elle est hors de son sein 2. »
Par la force de Phabitude, la plupart des anglicans sont devenus insensibles a cet isolement qui dure depuis trois siecles et demi. « Il est impossible de nier la yaste extension qu’a prise parmi