‹ L' ami du Clerge ParoissialChapitre 204 sur 276 · PN · texte numérisé non relu

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plutdt vers la négative : les idées sont comme les clous, pour les faire entrer, il faut des coups répétes.

Mais touchant le bien quw’ils peuvent faire, leur opportunité, nous ne retirons pas un mot de ce que nous avons écrit. Au contraire, cette année la rédaction des Tracts a gagné ce « tour de main » que .l’expérience seule peut donner et qui est si propre a faciliter leur bon accueil. .

Quel dommage qu’on ne puisse peut-étre pas, meme en les faisant payer un peu plus cher, servir des abonnements d’un-ou deux exemplaires seulement ! Bien des curés y puiseraient de riches éléments de prones, et des lectures trés piquantes pour la priére du soir.

Nous nous promettons d’en donner bientot quelques spécimens dans nos Récits et Causeries du Paroissial. Ce seront nos coups de marteau sur le clou, et le clou

finira sans doute par entrer.

Le P. Dorgére au Dahomey, par le viceamiral de Cuverville. — Une brochure in-8 avec photogravure.— Prix: 50 cent., 5 fr. la douzaine, au profit d’une cuvre militaire. — Chez M. l’abbé Bornot, directeur de l’Ami du Drapeau, rue du faubourg Saint-Jacques, 4 Joigny (Yonne).

On-n’a pas oublié le P. Dorgére. Avant de reyenir mourir en France, victime de son dévouement, il avait été quinze ans (1881-1896) missionnaire au Dahomey. Il était en 1890 directeur de la mission catholique de Whydah, lorsque surgirent les premiéres. difficultés avec le nouveau roi Behanzin, qui refusait de reconnaitre nos droits sur Kotonou, Porto-Novo et. Whydah. Le P. Dorgére fut choisi par le contre-amiral dé Cuverville, commandant en chef, pour aller traiter avec Behanzin dans sa capitale Abomey. Le 3 octobre 1890, la paix était signée a Vavantage de la France, et le contre-amiral écrivait au ministre : « Félicitons-nous de Vheureux dénouement d’une affaire si mal engagée. » Le 25 novembre suivant, le P. Dorgére était regu chevalier de la Légion @honneur, a Porto-Novo, devant toutes les troupes. Ce qui prouvera, clair comme le jour, aux yeux des sectaires, que nos missionnaires ne servent pas les intéréts de la France !

Puisque l’occasion se présente, nous recommandons 4 tous ceux qui s’occupent d’ceuvres militaires Vexcellente petite revue lAmi du Drapeau (mensuelle, 3 fr. par an).

Une corbeilie de miracles eucharistiques, par M. l’abbé Chaumet, chanoine honoraire 4 Paray-le-Monial (Sadne-et-Loire). — Un vol. in-12, chez l’auteur. — Prix franco:

2 fr. 50.

« Lecture spirituelle. Contemplation. Prédication.» Telle est Vépigraphe que l’auteur a mise a son livre. Nous y ajoutons : Catéchismes. Ht ceux qui voudront sé servir de cette Corbeille pour Pune ou autre de ces quatre fins seront d’avis que Vauteur a eu raison et nous aussi.

A leur tour, les curieux d’érudition lui sauront eré d’avoir indiqué fidélement les sources ot il a puisé ses récits. Il y en a trente et un, recueillis tout le long des siécles, depuis l’an 92 jusqu’en 1895, mis en scéne d’une facon qui captive, et enrichis d’éclaircissements historiques et dogmatiques et de conclusions morales auxquelles nul ne saurait résister. Citons un exemple. Pourquoi voit-on souvent apparaitre le sang de Notre- Seigneur dans les miracles eucharistiques? « Parce que le sang est la meilleure preuve de la vie : un corps qui vit peut seul donner du sang. Nous avons done dans l’Eucharistie le méme corps qui a versé son sang pour notre salut sur la croix. Et ce sang précieux qui nousa rachetés, Notre-Seigneur ne se lasse pas de le remettre sous nos yeux comme la plus grande preuve de son amour envers nous et le meilleur moyen d’obtenir le notre, Si nous avons du cceur. »

Une impression que nous avons éprouvée en lisant cet ouvrage, c’est quil est tout 4 fait dans la maniére adoptée par le « curd de campagne » qui nous donne au Paroissial ses Instructions populaires sur Vensemble de la religion.

Carnet du catéchiste ct Carnet de catéehisme. -— Le Mans, librairie Bienaimé, 15, rue Marchande.

L’Ange de la premiére communion, revue mensuelle. — Lyon, 7, avenue de l’Archevéché. — 2 fr. 50 par an.

Le Catéchisme de Perséwvérance des Jeunes Filles de Sainte-Croix d’Orléans, de 1850 a 1900. — Noees d@’or de ce méme Catéchisme. — Deux brochures de 200 et 70 pages. — Orléans, Paul Pigelet.

J. — Avec le mois d’octobre, les catéchismes (s’ils ont été interrompus) vont reprendre a peu pres partout. Et lune des plus grosses sollicitudes d’un curé 4 notre époque est de trouver le moyen efficace pour assurer une fréquentation réguliére. Aucun ne peut réussir sans Vintervention des parents. Il faut absolument que ceuxci soient au courant de ce que fait leur enfant au catéchigsme. De la les différents types de Carnets de correspondance inventés par les catéchistes. Celui que nous annongons aujourd’hui (Carnet de catéchisme) est fort bien congu. I) y a de la place pour les notes de dixhuit mois, avec un large espace réservé aux observations du catéchiste et des parents. L’auteur de ce Carnet doit faire le catéchisme depuis longtemps. (1 ex., 15 cent: franco; 50 ex., 3 f. 95 franco). :

Le Carnet du catéchiste (franco, 1 f. 45) est un répertoire. agencé lui aussi d’une fagon fort commode, ou le catéchiste aura facile de coucher tous les renseignements touchant ses éléves.

II. — Revue mensuelle de 24 pages in-8, sous couverture, TAnge de la premiére communion sadresse a tous ceux qui s’occupent d’y préparer les enfants, prétres ou catéchistes volontaires. Inutile de dire qu’ii vise avant tout 4 étre trés pratique.

Mais le meilleur moyen de connaitre une revue est de sy abonner pour un an, quitte 4 la laisser ensuite si Yon n’y a pas trouvé son compte. Il n’en cotitera guére a nos lecteurs d’essayer celle-ci. Et nous serions bien étonnés s’ils obligeaient ’Azge a replier ses ailes, au bout des douze mois. .

III. — Aprés le Catéchisme de premiére communion, celui de Persévérance, qui doit compléter l’instruction religieuse forcément un peu trop rudimentaire recue dans le premier.

Une jeune Anglaise, catéchisée par Mgr Dupanloup, écrivait 4 M. Gallard, curé de la Madeleine : « Ma

auyre ame est bien en souffrance : pas de prétres cathoiques ici, pas d’église, de messe, de confession, de communion, rien autour de moi que des protestants dédaigneux et moqueurs. Mais voila ce que je fais : tous les dimanches, a Vheure du Catéchisme, je m’échappe, je m’enferme, je me mets 4 genoux, et puis je prends mon cahier d’analyses, je le lis; je retrouve mes anciennes résolutions, mes priéres ; je me rappelle les bons avis de M. Dupanloup, et des larmes me viennent aux yeux. Voila, Monsieur le curé, ce qui me soutient : les souvenirs de mon catéchisme. »

Les anciennes éléves de Sainte-Croix ne manquent pas de ces souvenirs réconfortants, s’il faut en croire les deux gracieuses brochures que des amis d’Orléans nous ont communiquées. Leur Catéchisme a le droit d’étre cité comme un modéle pour les paroisses de grande ville. Il ya dans la premiére brochure huit ou neuf chapitres (Une séance ; Organisation ; les Instructions; les Homélies ; les Fétes; Adoration perpétuelle et Retraite ; les Enfants de Marie; les jeunes Patronesses) que nous signalons a Vattention de Messieurs les Vi-— caires de la Persévérance.

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IMPRIMATUR Lingonis, die 26 septembris 1900.

> Supastianus, Episcopus Lingonensis.

Le gérant : J. Marrrimr.,

LANGRES. — IMPRIMERIE MAITRIER ET COURTOT

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REVUE DE TOUTES LES QUESTIONS ECCLESIASTIQUES

~DOGME, MORALE, LITURGIE, DROIT CANON, HCRITURE SAINTE, PATROLOGIE, HISTOIRE SACREE. — LEGISLATION CIVILE-ECCLESIASTIQUE.

CATECHISMES. — BIBLIOGRAPHIE

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