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B.C. respondit; ...Quoad expositionem reliquiarum

archypresbytero non competere jus privativum, sed in omnibus ecclesiis esse licitum ‘.

b) Le décret de 1703 a déclaré de méme que Vexposition des reliques ne formait pas un droit - paroissial et n’était pas réservée au cure :

...12° An expositio quee fit cum Reliquiis...sit de dictis juribus parochialibus ? — Rusp. Ad 12° Negative ®.

4o Ot peut-on placer les reliques des saints pour Veaposition ?— a) Les reliques ou reliquaires peuvent étre convenablement placés entre les candélabres, pourvu que la disposition et la longueur de l’autel le permettent. La rubrique le dit clairement : «... Que quidem Sacre Reliquie et imagines, cum sex tantum candelabra erunt, disponi polerunt alternatim inter ipsa candelabra. » fin cela on honore le saint en lui donnant une place sur l’autel prés de la victime eucharistique.

4 Officio vero Reliquiarum a Predecessore jam interdictarum omnino est abstinendum. Ut enim Reliquiarum recitari possit officium necessario requiritur illas ab Episcopo approbatas esse. Reliquiam autem interdiciam hac approbatione carere quis non videt? (Ibid.).

2 Sanctorum reliquias usque ab Apostolicis temporibus Eeclesiam veneratam fuisse, infinifa propemodum evincunt monumenta; sed nisi exposita dicere velis illa Sanctorum corpora, qu sub Altaribus recondita erant, fatendum est morem exponendi Sanctorum Reliquias ante seculum 1x in Keclesia Romana non viguisse. Antiquitus enim Sanctorum exuvie Rome nunguam e loco ubi deposite fuerant amovebantur, imo nec Martyrum sepulchra aperiri permittebantur. (Analecta Eccles., 1898, p. 433).

8 In Greeca Heelesia e converso possideri et venerari cito ¢cepfum est sacrorum corporum particulas et ossium. Ita Cesarii uxor, anno 897, in sta possidebat domo, duabus thecis argenteis inclusas, Sanctorum XL Martyrum Sebaste MReliquias. (Eph. Liturg., 1898, p. 494). pet ts

4§.R.C., 2 sept. 1690, n, 1842 (8281).

CSA

b) On peut aussi leur élever un trone spécial a cdté de l’autel ou a toute autre place de l’église.

c) On ne peut jamais les placer sur l’autel lorsque le Saint-Sacrement est exposé, ni au milieu des candélabres en face de la croix, ni sur le tabernacle du Saint-Sacrement méme non exposé, ni devant la porte du tabernacle, ni surtout dans le tabernacle a Vinstar de Vexposition du Saint- Sacrement, ni d’aucune maniére qui pourrait tromper les simples et leur faire adorer les reliques pour le Saint-Sacrement 1.

59 Comment se fait Vexposition des reliques des saints ? — a) Klles doivent étre enfermées dans un reliquaire. Dans le principe on ne les exposait que de la sorte : « Super altari, disait Léon IV, nihil ponatur, nisi caps cum reliquiis sanctorum, aut forte quatuor Sancta Dei Evangelia. » Mais une coutume contraire s’étant introduite, le concile de Latran, en 1215, l’a condamnée :

Cum ex eo quod quidam Sanctorum Reliquias exponunt venales, et eas passim ostendant, Christiane Religioni detractum sit seepius, ne in posterum detrahatur, presenti Decreto statuimus, ut antique Reliquie amodo extra capsam nullatenus ostendantur, nec exponantur venales ®*.

On lit dans le rv° concile de Milan : « Nullo autem modo umquam ille ab operimentis aut a velis nude ostendantur exponanturve 3. »

6) On ne doit point placer de palle sous les reliques exposées :

An sub reliquia alicujus sancti exposita publice venerationi inter candelabra debeat adhiberi palla, sicut fit in pluribus ecclesiis? — Resp. Negative *.

6° Quels sont les jours ow est défendue Veaposition des religues des saints ? — Elle est défendue:

a) Pendant le temps de la Passion. Les auteurs enseignent qu’on doit les voiler ou n’en point mettre quand on fait loffice du temps : c’est les permettre aux jours de féte’.

b) Aux messes de Requiem. «A ces messes, dit PAmi du Clergé, on ne laisse point de reliquaires comme décoration: on doit les enlever. Mais s’ils sont fixes, nous ne voyons pas qu’il soit nécessaire de les enlever. Est-on obdligé de les voiler? Nous ne connaissons aucune prescription 4 cet égard. Mais il est clair que ces reliques ne doivent pas tre « exposées, » ni entourées de lumiéres °. »

c) Pendant l’exposition du Saint-Sacremenit :

Lorsque les reliques sont sur ’autel lui-méme, c’esta-dire sur les gradins du retable, ou sous l’autel, d’une maniére apparente, il faut toujours les couvrir pendaat exposition du Saint-Sacrement, parce quelles sont censées faire partie de l’autel.

Mais dans tous les autres cas, comme cela peut étre pour le cas qui nous est exposé, les reliques peuvent foun a découvert, parce qu’elles sont indépendantes de

autel.

* Maugére, Op. cit., p. 527.

* Analecta Eccles., 1898, p. 483.

® Cone. Mediol. ry, Part. 1. :

“8. R. C., n. 2689, ad 3, :

> Ami, 1888, p. 305.

6 Ami, 1887, p. 188.

Si cependant l’autel se trouve contre la muraille et les excavations au-dessus des gradins de l’autel, de maniére a former un retable qui fasse un tout avec Vautel, alors les reliques sont sur l'autel et A ce titre doivent étre couvertes.

.Nous donnons la régle et ses exceptions ; en faire Papplication 4 tous les cas sans voir la disposition des lieux est chose a peu prés impossible. © En résumé, si les reliques sont un ornement qui fait partie de Vautel, il faut les couvrir. Si on peut les regarder comme indépendantes et suffisamment séparées de l’autel, on peut les laisser découvertes '.

d) A des fétes de peu Wimportance, pour ne pas diminuer la piété des fidéles par des expositions trop frécquentes :

Ne passim omni tempore, sed certis tantum festorum dierum celebritatibus, utpote in Nativitate Domini, Epiphania, Pascha Resurrectionis, Ascensione, Pentecoste et ejusmodi, festoque ipso die exponantur ostendanturve, quo illius Sancti, cujus Reliquie sunt, vel Keclesie in qua recondite sunt, celebritas solemni fes- ~ toque Officio agatur; tum preeterea quo die, ob aliquam causam Episcopus jusserit concesseritye’.

Un décret du 42 juin 1660, in Papien., dit aussi: « Expositio tamen hujusmodi raro et diebus tantum consuetis vel alias ob publicam causam fiat, ne cultus assiduitate tepescats. »

e) On ne doit pas les exposer dans un but de -Jucre: « Reliquis non exponantur questus gratia 4. »

Cette discipline a été inaugurée par le quatriéme Concile de Latran, cité 4 la page précédente.

Le Concile de Trente demande aussi que tout lucre honteux soit écarté dans l’exposition et le culte des reliques.

Enfin, comme enseignement des canonistes, nous citons ces deux lignes de Santi qui commentent le texte du Concile de Latran : « De reliquiis sanctorum habemus ¢. 2. h. t. in quo prohibetur ne exponantur wenales, scilicet ne exponantur questus causa». »

7o Quand peut-on exposer les reliques des saints 2? — On peut les exposer au jour de la féte du saint; au jour de la féte patronale de l’église ol elles se trouvent; aux grandes fétes de l’année: Noél, Epiphanie, Paques, Ascension, Pentecote, etc.; quand l’évéque le commandera ; enfin, d’aprés la pratique commune, dans les grandes calamités.

80 Quelles sont les cérémonies pour une relique exposée ? — I. Salut. — A une relique de saint exposée, on ne fait qu’un salut pendant la messe et les vépres °.

II. Luminaire. — a) Quand une relique est exposée, il faut qu’elle soit accompagnée de lumiere ; ce point est tellement essentiel que la S. C. des Rites préfére que l’exposition n’ait pas lieu plutot que de voir les reliques découvertes sans lumiére : Alias reliquic non exponantur.

1 Ami du Clergé, 1896, p. 271.

2 Conc. Mediolan. tv.

4 Conc. Mediolan. I.

Sie Lilet XbVe Ue 4.

6 Ami, 1893, p. 510.

~ LYAMI DU CLERGE SS Ee ERE EIEN AE Oe ra Set Cy PA a

Cette prescription vaut pour tous les cas ot la relique est 4 jour, méme quand le reliquaire sert a Vornement de l’autel. Dans cette occurrence, il faut, ou bien voiler la relique, ou bien lui donner un luminaire. C’est le sens donné par les auteurs au décret du 12 aotit 1854 :

Decretum S. R. Congregationis diei 12 augusti 1854 nihili facit dubium exhibitum ex motivo expositionis ad

simplicem ornatum altaris, et omnino precipit lumina accendenda quocumque in casu',

b) Il faut au moins dewx lumiéres : saltem duo lumina. Ce chilfre de deux peut étre dépassé, mais on doit garder un ordre et ne pas donner plus de lumiéres 4 une relique qu’a une exposition du Saint-Sacrement.

Nous avons deux décrets sur ce point, un donné in una Congregationis Montis Corone, du 22 janvier 1701, ad IX?; autre, in una Briocen., du 12 aotit 1854, ad XIIT:.

c) Quelle est la nature des lumiéres admises devant les reliques ?

Les deux décisions portent le mot lumina, terme générique qui ne dit rien par lui-méme sur la nature des lumiéres.

Il est certain que deux Jampes 4 Vhuile suffisent pour remplir la prescription. C’est d’abord conforme a la tradition qui nous montre les chrétiens entretenant dés le principe des lampes devant les reliques des saints. C’est conforme aussi au décret du 22 janvier 1701, ot: il est question de lampes, sans quwil y ait un mot pour dire que les lampes ne suffisaient pas.

Les auteurs admettent deux cierges pour l’exposition des reliques : c’est par analogie au luminaire de l’exposition du Saint-Sacrement*.

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