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L’AMI DU CLERGR
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péce dalliance pacifique, plus profitable 41a cause de la civilisation que les guerres inspirées par l’intéret et la convoitise. Que résultera-t-il des événements actuels ?
Voyage @exploration d@’un missionnaire dominicain chez les tribus saavages de Viquateur, avec préface du P. Magalli, dominicain, provincial de l’Hquateur. — Un vol. in-8 de v11-335 p., avec carte et nombreuses gravures, 3 fr. — Paris, Téqui.
Le carnet de campagne du commandant Giraud. Documents recueillis. classés et mis en ordre par le commandant Grandin, son petit-fils. — Un-vol. in-8 de 294 p., 3 fr. — Paris, Téqui.
J. — La vieet la mort de Garcia Moreno ont assez illustré la partie civilisée de la république de l’Hquateur. Mais ce que J’on sait peu, c’est qu’en arriére du territoire occupé par les citoyens de langue espagnole, sétendent d@immenses espaces encore inconnus, encore aux mains des tribus indiennes, absolument sauvages. Il y a quinze ans, les Dominicains ont regu de la Propagande la mission d’évangéliser ces régions, et se sont mis a l’cuvre vaillamment, comme on pourra en juger par le récit, tour 4 tour pittoresque et poignant, qui parait aujourd’hui avec préface du Provincial de Quito.
On y verra, c’est-a-dire on y soupconnera a quelles difficultés les missionnaires sont en proie la-bas. Il faut souvent, pour se transporter d’un point a l’autre de la mission, faire vingt, trente, quarante jours de marche, traverser les fleuves 4 gué ou a la nage, passer la nuit a la belle étoile tandis qu’un confrére .entretient le feu et monte la garde contre les fauves.
Et ces difficultés matérielles ne sont rien. Il y a le caractére indien, mobile et fantasque. On s’est abouché avec eux par Vintermédiaire de quelque Jivaros déja converti; ils sont venus; on les a groupés autour de soi. Depuis quinze, vingt jours, on les catéchise, eux et leurs enfants. Tout a coup, un beau matin, le missionnaire se réveille isolé : plus trace du campement au milieu duquel il s’était endormi la veille. Un caprice a passé par la téte de ses néophytes. Sans avertir, pendant la nuit, ils ont décampé. Ils sont maintenant 4 douze ou quinze lieues plus loin. Heureux encore le missionnaire si, en pareille occurrence, il a conservé avec lui son interpréte et ses guides!
Kt puis, ces Indiens ont si peu de gotit pour les vérités qui ne tombent point sous les sens! Ils ont si longtemps vécu sans cela! Ils ont été si souvent victimes de la brutalité des blancs ou témoins de leurs vices! Kux-mémes sont si endurcis dans la polygamie!
L’ouvrage est enrichi d’une vingtaine de gravures hors texte. C’est un des récits de missionnaires les plus vivants, les plus pittoresques que l’on puisse mettre aux mains de la jeunesse.
IJ. — Le commandant Grandin est unde nos meilleurs écrivains militaires. Nous ne savions pas qu’il descendit d’un des héros des guerres de la Révolution et de VEmpire ; mais, 4 lire ses brillantes et vibrantes monographies de Mac-Mahon, de Canrobert, du Dahomey, de Madagascar, etc., on etit pu.se douter en effet quil avait de ce sang dans les veines. Aujourd’hui il nous donne le Carnet de campagne de son grand-pére, engagé volontaire en 1792 et tombé au champ d’honneur en Espagne le 12 mai 1813. Italie, Egypte, Syrie, Austerlitz, léna, EKylau, Hspagne et Portugal, c’est toute lépopée napoléonienne que lon revit a travers ces notes écrites aux feux des bivouacs, et on la revit avec une intensité qui vous donne presque JVillusion du vécu ; et ce sont de ces illusions qui font toujours du bien. Le courage est une étincelle divine; il n’en faut négliger aucun foyer.
dKuvres musicales de M. A. Simon, organiste de la Primatiale d’Aries. — Motets, 2e édition, prix net : 9 fr. — Cantiques, prix net : 6 fr. — Stabat solennel de S.-Trophime, 2¢ édition, prix net : 4 fr. 50. — Editeur, M. l’abbé Dagand, maitre de chapelle de la Primatiale, 2 Arles (Bouches-du-Rhéne).
- Des musiciens autorisés avaient reconnu une grande valeur aux cuvres. musicales de M. A. Simon, organiste de la Primatiale d’Arles. M. Vervoitte, inspecteur des Maitrises de France, avait congu le projet en 1874 de demander au ministre des cultes la publication de ses cuvres choisies. La mort Vempécha de réaliser son dessein. i
M. Vabbé Dagand a entrepris récemment cette publication. Une premiére édition des principaux ouvrages a été épuisée en moins d’une année.
La musique de M. Simon est d’un style correct ; les mélodies sont simples et gracieuses, larges et assez souvent atteignant la grandeur ; l’harmonie bien congue; les modulations n’ont rien de heurté; les pensées musicales se développent naturellement ; l’accompagnement est riche sans étre recherché. C’est vraiment de bonne musique religieuse, dans le genre moderne.
On pourrait relever certaines phrases de divers morceaux qui se ressemblent comme scurs jumelles, et aussi quelques bagatelles qu’auraient condamnées les régles en vigueur il y a une trentaine d’années, certaines maniéres d’atiaquer l’accord de sixte et quarte, des suites chromatiques dans lesquelles la note altérée est faite dans une partie autre que celle qui vient de donner la note naturelle, certaines marches de parties ou la succession de deux quintes ou de deux octaves est évitée suffisamment pour qu’on ne puisse dire qu’elle existe, mais pas assez pour qu’on n’en ait pas le soupcon, un certain nombre de passages ou les parties descendent par mouvement semblable, quelques résolutions restant en suspens, et autres peccadilles de cette espéce. Mais présentement les musiciens usent de tant de liberté que ce ne sont plus méme des licences. M. Simon n’a fait qu’user du droit commun actuellement régnant. Et sa musique n’en souffre aucun dommage.
Les Motets comprennent 25 piéces en l’honneur de Notre-Seigneur et de la Sainte Vierge, les litanies du Sacré-Coeur, sept chants des litanies de la Sainte Vierge. Les morceaux sont 4 une, trois ou quatre voix.
Les Cantiques, au nombre de 26, se rapportent au Saint-Esprit, a la sainte Eucharistie (9), a la Sainte Vierge (9), un 4 saint Joseph, un a saint Vincent de Paul, un a saint Antoine de Padoue, une hymne a4 Jeanne d’Are.
Le Stabat forme un véritable oratorio qu’il serait intéressant d’analyser; mais ce serait trop long pour un simple compte rendu.
Avec ces piéces religieuses, signalons une romance : L’ Absence, réverie (prix : 1 fr.50), et une Simple esquisse, Pensée musicale pour violon, avec accompagnement de piano ou orgue (prix : 2 fr.).
‘Cantiques de la Jeunesse, augmentés d’un
choix de motets, a l’usage des paroisses et des maisons d’éducation, par l’abbé HK. Dubois, curé de Saint-Martin & Baisieux (Nord). — 8e édition, relié, tr. rouge, 1 fr. 25, en s’adressant directement a lauteur.
Quel est le catéchiste ou le directeur @’cuvres de jeunesse qui ne réclame un recueil de chants catholiques, de ceux qui.se chantent et que tout le monde voudrait avoir, qui ne soit pas le recueil de telle ou telle maison, mais qui réunisse tous les grands airs contresignés par le succés, selon les yooux du Parisiende La Croin ?
En attendant son apparition, le meilleur recueil est celui que chacun se forme pour les besoins de son choeur de chant. Mais alors il faut butiner partout, transcrire, polycopier : perte de temps et parfois ennui du cété des éditeurs.
Voici un coquet in-16 de 272 pages, paroles et musique, qu'un prétre zélé, alliant un got musical sir a un grand sens pratique, a composé pour les ceuyres de jeunesse, « aprés plusieurs années de recherches actives et de négociations parfois trés difficiles. »
Toujours ces cerbéres d’éditeurs avec leurs chasses réservées !
Sous les titres suivants : Inyocations, missions, catéchismes, dimanches, premiére communion, confirmation et jours dé communion générale; fétes de Notre-— Seigneur, Sacré-Ceur, trés Sainte Vierge, rosaire, saint Joseph, sujets divers (Jeanne a’Arc, départ de jeunes soldats, etc.), — motets au Saint-Sacrement, au Sacré- Coeur, 4 Marie, 4 saint Joseph, — se groupent 264 mor-
ceaux choisis parmi les meilleurs airs anciens et les
plus belles inspirations des modernes : Lambillotte,
Gounod, Ligonnet, A. Kunc, W. et F. X. Moreau, Mgr Foucault, abbés Riquier, Roupain, et vingt autres.
Peu ou point de non-valeurs. Malgré le suceés flatteur
de 8 éditions en 4 ans, l’auteur regoit avec reconnaissance tous les desiderata et s’efforce d’y répondre. Chaque édition présente des améliorations sensibles, crescit eundo. Des suppléments diocésains pourront paraitre prochainement.
Connaitre un tel recueil, c’est l’adopter. Toutes les institutions des diocéses de Cambrai et d’Arras, un grand nombre de maisons religieuses ailleurs: Assomptionnistes, Lazaristes, Rédemptoristes, Fréres de Ploérmel, Seurs de Sainte-Chrétienne, etc., se félicitent de Vavoir entre les mains.
Il mérite le succés des ceuvres déja sorties de la méme plume et des mémes presses élégantes (Société Saint-Augustin de Lille):
— Paroissien de la jeunesse, 192 pages, d’un bon marché fabuleux, qui en est A son 355° mille (depuis 18 fr. le cent).
— Les plus belles priéres de la jeunesse, in-82 de
544 pages, gracieux cadeau de premiére communion,
récompense (depuis 50 fr. le cent).
— Catéchisme de confirmation, pricres et cantiques de circonstance, 24 p., A 5 fr. le cent. (Exemplaire gratuit sur demande). ‘
Tolie, lege et canta.
Nouvelles comédies de la jeunesse. — Lécole buissonniére, piece comique et dramatique en deux acies, par Fernand Legay (4 fr.) ; — Une révolution chez M. Percebois, comédie en un acte, par le méme (1 fr.); — La maison hantée, mélodrame en trois actes, par St-Hilaire (4 fr. 20). — E. Ferry, 9, rue La Motte, Nancy.
Quwil nous suffise d’avoir indiqué le titre et le caractére de ces piéces, en ajoutant, aprés examen, que ceux qui les achéteront ne seront pas volés.
Maintenant, deux renseignements qui pourront avoir leur utilité. — Voici le premier. On nous a déja demandé plusieurs fois s'il mexistait pas des maisons qui loueraient des décors de théatre. Or, la maison Ferry en offre, peints sur toile, 4 des prix qui nous semblent raisonnables. Lui demander son catalogue spécial, trop détaillé pour que nous puissions en donner ici une idée méme quelconque. — Le second : cest que le méme éditeur entrerait volontiers en relations avee ceux de nos lecteurs qui auraient a lui proposer des manuscrits de drames ou comédies pour jeunes gens et jeunes filles.
Cela dit uniquement dans un but d’utilité générale, et sans que nous touchions le moindre 20 0/0.
P.-S. — Les piéces ci-dessus sont pour jeunes gens. Déja parues chez le méme éditeur : Le capitaine Grognon (comédie, 1 acte), 1 fr. ; — Un Monsieur qui a du soin (comédie, 2 actes), suivi de Les Brigands (mélodrame, 8 actes, court), 1 fr. 50; — Un prince Pignout
(comédie, 2 actes), 1 fr. ; — Les escapades de Frise- Poulet (comédie, 3 actes), 1 fr.; — La journée Pun épicier (comédie, 2 actes), 1 fr. ; — La distribution
des prix & Dolmans-les-pommes-cuites (comédie excentrique, 1 acte), 1 fr. ; Pour jeunes filles: La féte du village (paysannerie
trés comique, 2 actes), 1 fr. 20; — Les émotions de Tante Gredel (comédie, 1 acte), 1 fr.; — Une drole de princesse (comédie, 2 actes), 1 fr.; — Les modistes,
ou la statue vivante (comédie, 2 actes), 1 fr.; — La féte de mam’zelle Virginie (comédie, 2 actes), 1 fr.
Le Mystére de Bethléem, grande pastorale en 4 actes et 6 tableaux, en vers, par Elzéard Rougier. — In 12 de 132 p., 2 fr, 50. — Marseille, P. Ruat, rue Paradis, 04.
Voici la série des nouveautés pour Noél qui s’ouvre, et joyeusement. Au seul nom de pastorale, un gai carillon vous tinte au cceur; et quand vous achéverez ces pages, c’est toute la milice des anges qui prendra ses ébats dans votre imagination ensoleillce. Il n’est pas jusqu’au repas des bergers sur l’herbette qui ne vous
eo ; -LAMI DU CLERGE diese a a ee ee
éveille délicieusement le souvenir de la divine Cuisine des Anges, de Murillo.
« Ma pastorale s’est faite toute seule, » dit Vauteur dans sa préface. O ’heureux homme !« Allons au peuple; mais ne croyons pas que ce soit descendre...
Aimons-nous en lui, d’abord pour le comprendre ; et —
bientét.c’est lui que nous aimerons en. nous... Il nous offre une foi... Il nous communiquera sa force, sa robuste et fraiche santé... »
Allons, peuple: et poéte,
Embrassez-yous plutot comme deux bons concombres !
(II* acte, vie tableau, scéne m).
La Femme de Pilate, mystére en trois parties, par A. Campaux, docteur és-lettres, agrégé de l'Université. — In-8° de 96 pages.
— Prix : 2 francs. — Paris, Lethielleux.
La figure voilée de la femme de Pilate, a laquelle l’Hvangile ne donne qu’un mot, a toujours été profondément attirante; et tout recemment encore, on gait les belles pages que lui ont consacrées Mgr Baunard dans son Autour de Il Histoire, et M. Bolo dans ses Gauloises et Gaulois a la Passion du Sauveur. Elle s’appelait Claudia Procula; M. Bolo essaie d’établir qu’elle fut Gauloise ; un Evangile apocryphe la donne comme prosélyte de la porte, ce qui serait au moins un indice de la générosité de son ame, de la soif de vérité qui la tourmentait. De la a penser qu'elle s’intéressa 4 Jésus, qu’elle s’enquit de sa personne, de sa mission, de ses enseignements, auprés des femmes de son entourage, qu’elle souffrit de sa condamnation, qu'elle fut de cour au Golgotha avec les saintes femmes, qu’elle se fit raconter dans les moindres détails le drame de la croix et la mort de ’Homme-Dieu, il n’y a qu’un pas.
C’est ce pas que franchit M. Campaux; et c’est toute la matiére de cette sorte de mystére qui n’est, au fond, que la mise en ceuvre des échos de la Passion dans le palais de Pilate, le tableau de lVimpression grandissante et toujours.plus profonde de scéne en scéne que produisent en lame de Claudia les actes et les paroles qui lui sont rapportés de Jésus par deux filles de Gahilée. C’est dire assez tout l’intérét de haute vraisemblance historique et de pénétrante analyse psychologique. qui s’y attache.
Queliques lettres inédites de Maurice de Guérin. — Plaquette in-8° de 88 pages.
Prix : 1 fr. 25. — Lyon, Vitte.
Voici sept lettres inédites de Maurice de Guérin, les trois premiéres adressées a2 Me Martin-Laforest, les quatre autres 4 sa niéce Caroline, qui allait devenir Me Maurice de Guérin. Elles ajouteront un nouveau rayon, tout intime, a la tendre et douce auréole qui nimbe le front du jeune poéte. Elles nous font revivre un instant dans ce passé déja lointain et si plein d’enthousiasme de la premiére moitié du siécle finissant; et ces instants-la sont toujours exquis.
Manuel pratique de piété, par le P. Jules Jacques, Rédempt. — Beau vol. in-18, de 876 p., 40e édition. — Prix : broché, 2 fr. — Reliures variées. — Castermann, rue Bonaparte, Pasis 68.
Ce Manuel a fait ses preuves : le voila arrivé en peu de temps a sa 10° édition. « Ce qui explique la rapide diffusion de ce livre, dit un juge compétent cité dans l’introduction, c’est, d’un cdté, la beaute du plan, et, de Vautre, l’extréme opulence des matiéres, renfermant des régles de conduite et des exercices de piété solides, suaves et trés variés pour toutes les circonstances (sanctification spéciale du jour, de la semaine, du mois et de l’année). Les formules de priéres sont un choix exquis qui répond 4 tousles besoins et 4 tous les goits. Tous ceux qui voudront jeter un coup d’ceil sur la table des matiéres, reconnaitront sans peine que le Manuel pratique du R. P. Jacques est complet, unique en son genre jusqu’a ce jour... Avec un graye Supérieur d’un Ordre religieux, ils diront : Cest vraiment par fatt ; et
oa L’AMI avec un religieux expérimenté : C'est vraiment une mine. » ; Il faudrait ajouter ici les lignes élogieuses adressées a Vauteur par Mgr Baunard, le savant recteur de PUniversité de Lille, et les paroles de louange et d’encouragement envoyées par Sa Sainteté Léon XIII. i Grace 4 des mesures spéciales, certains exemplaires sont réduits 4 un yolume fort aminci. — Ce manuel peut étre présenté avantageusement, non seulement comme formulaire ordinaire de priéres, mais comme livre de premiére communion, pour étrennes, cadeaux pieux, récompenses, etc., et pour étre propagé dans les écoles, catéchismes, patronages, pensionnats, établissements d'instruction, congrégations, etc.
Et d’ailleurs les prix, en diverses reliures, sont des plus avantageux. Ae En méme temps vient de paraitre, du méme auteur, le Manuel pratique des Congréganistes de la sainte Vierge. (Vol. in-18 de 153 p., 10° édition).
Manuel de piété a Vusage des séminaires dirigés par les prétres de la Congrégation de la Mission. — In-32 de 520 p., 1 fr. 25. — Paris, Roger et Chernoviz.
Memoriale vitz sacerdotalis, a Claudio Arvisenet. — In-32 de 544 p., 1 fr. — Paris, Bourguet-Calas.
I. — Seconde édition d’un Manuel ot non seulement les séminaristes, mais aussi nos confréres dans le sacerdoce seront heureux de trouver, avec un bon choix de priéres et les cérémonies des diverses ordinations, les conseils les plus judicieux touchant la vie sacerdotale et les exercices de piété qui en marquent la trame.
II. — Tous les prétres il y a cinquante ans portaient se le Memoriale d'Arvisenet. Depuis, il semble, au moins. en certains pays, qu’on Vait un peu négligé ; mais personne certes n’osera dire que l’on ait trouvé mieux. C’est le ton de l’' Imitation, et cen est aussi la richesse ascétique ; et ce devrait nous étre aussi familier que |’ Imitation elle-méme.
La Procession de saint Amable, par Ed. Everat, docteur és-lettres, avocat 4 la Cour d’appel de Riom. — In-16 de 96 p. avec cing phototypies, 4 fr. 50. — Paris, Lethielleux.
Curieuse page d’histoire locale. On s’étonne que personne ne nous lait révélée plus tot. Peu de vestiges du passé sont aussi pittoresques que cette corporation des porte-chasse, ou cette originale roue, en mouvement perpétuel, vétue de fleurs multicolores et parfumées, symbole de la dévotion séculaire du peuple riomois a V’Immaculée Mére de Dieu. ;
M. Everat a pensé que la grandiose procession qui se déroule tous les ans sur les boulevards de Riom en Auvergne, le dimanche qui rencontre ou suit le 11 juin, offrait un spectacle digne d’étre proposé aux regards émus de tous les enfants de VEglise. Et d’ailleurs, un saint qui a regu de ses contemporains le gracieux nom d’Amable ne mérite-t-il pas d’étre connu et invoqué partout? un saint ensuite qui depuis quatorze siécles ne cesse d’affirmer le triple pouvoir dont Dieu Va investi sur les démons, sur le feu, sur les serpents?
La bonne sainte Céronme et son culte.
Biographie populaire, par Vabbé H. André, ch. hon. de Séez, curé-doyen de Bazoche-sur- Hoene (Orne). — In-42 de 64 p., avec vues en phototypie. — Chez l’auteur, et a la Grande Trappe, 2 Soligny-la-Trappe (Orne). — Prix :
4franc, franco 4 fr. 45. :
Sainte Céronne, une bonne sainte, bien ancienne puisqu’elle vécut au ve siécle, née a Corneilhau, prés de Béziers, venue en Normandie, dans le pays auquel elle a legué son tombeau et son nom, apdtre et thaumaturge, dont les reliques en partie, le culte et les miracles sont yenus jusqu’a nous voila celle qui
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revit en ces quelques pages populaires que les fidéles liront avec intérét et édification.
Catéchisme illustré du diocése de Paris. — Paris, Lethielleux, 1900. — Prix, cartonné : 70 cent.
On se demandera pourquoi nous signalons 4 nos lecteurs des cing parties du monde V’apparition d’un Catéchisme diocésain. C’est parce que nous youdrions les voir tous réimprimés avec la pareille élégance dillustration et de typographie. Ou est le temps ou nous apprenions notre catéchisme dans un repoussant petit vol. imprimé avec des tétes de clous sur du papier d’emballage! On nous dit qu’il existe encore de ces chefs-d’ceuvre en certains diocéses : qu’on se hate vite d’en épuiser l’édition, pour donner & nos chers petits enfants quelque chose d’un peu plus moderne. Aujourd’hui queles livres classiques se parent de toutes les coquetteries, pourquoi les catéchismes seuls garderaient-ils leur air ~ rébarbatif? Ce n’est pas une question d’argent qui s’y — oppose, car vraiment, pour 70 centimes, Lethielleux et Poussielgue ont bien fait les choses. Et notez que dans ce volume, outre le catéchisme, on trouve encore les évangiles des dimanches et des principales fétes, un | abrégé d’Histoire Sainte en quinze pages, et jusqu’aux paroles de vingt-six cantiques.
Les études ecclésiastiques daprés la méthode de Mabilion, par Dom J.-M. Besse, O. 5S. B. — Un vol. in-12 de 190 pages. — Prix: 1 fr. 50. — Paris, Bloud et Barral.
Comment travailler au sortir du séminaire? Telle est la question que se posent encore, graces a Dieu, pas mal de jeunes prétres, et aussi de leurs ainés 4 qui le ministére paroissial laisse, hélas! trop de loisirs.
Le petit volume que nous annoncons sera pour eux tous un guide trés stir dans l’application 4 toutes les branches des sciences ecclésiastiques (Bible, Patristique, Droit canegte Théologie, Philosophie, Histoire) de « cette méthode historique si gotitée de nos contemporains, et a laquelle l’avenir réserve pour la défense du catholicisme un role de plus en plus prépondérant. » Entreprendre de lanalyser serait une tache impossible, tellement il est plein d’idées, tellement elles sont exprimées en un Style concis.
En appendices, dix-huit pages de questions sur les principales difficultés a éclaircir dans Vhistoire ecclésiastique ; — et quarante-huit pages de renseignements bibliographiques qui seront trés précieux aux débutants.
Bref, ce livre mérite une place d’honneur dans tout cabinet de travail un peu sérieux. .
L’Kecho des familles, petile revue d'éducation, paraissant tous les mois. — 46, rue de la Charité, Lyon.
De Lyon nous arrivait Vautre jour une aimable revue, LAnge de la premiére communion (voir Ami, p. 864). Aujourd’hui, c’en est une autre qui nous demande l’au- . mone de deux lignes. Vous en aurez vingt, mon cher Echo, parce que vous éles un enfant terrible! — Que de bonnes vérités sont joliment et fortement rappelées par cette mignonne « petite revue d’éducation » a usage des familles ou il y a des enfants, et plus encore de celles ot: il n’y ena qu’un ! — Grandissez, petit Echo, en restant fiddle a votre programme : journal du xx¢ siécle par excellence, ni long ni court, ni politique, ni quotidien, ni banal, ni cher, mais extra-pratique, s'occupant de tous les grands intéréts des familles : éducation (religieuse et morale), science du ménage, politesse, hygiéne.
(Parait tous les mois en fascicule de 8 pages in-8. — Par an, 10 abonnements @ la méme adresse, 5 fy.; 25, 12 fr.; 50, 20 fr.; 100, 35 fr.; 200, 60 fr. — Par unités, a des adresses différentes, 1 abonnement, t fr. 25; 2, Qiiteid, 2 1P..H0) vOno ur. 2D)
Imprimatur : + SupasTianus, Episcopus Lingonensis.
Le gérant : J. Marrrigr.
LANGRES. — iMPREVERIE MAITRIER ET COURTOT,
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