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que ceux « qui gardent le nom de chrétiens, mais
qui. passent leur vie en dehors de la foi et de Yamour du Christ. » Cest a eux principalement quwil désire « montrer, s’ils ne s’y refusent PAS: ce quwils font et ot ils vont.
Les évéques et le ae - ouveront la une indication précieuse sur la direction 4 imprimer aux prédications plus nombreuses que l’extension du Jubilé au monde catholique fera donner partout au cours de l’année prochaine : ramener 4 la foi pratique et 4 ’amour effectif de Notre-Seigneur les trop nombreux chrétiens qui oublient leurs deyoirs. 7
Division. — Léon XIII n’a pas formulé a ’avance les divisions de son Encyclique, mais elles ressortent suffisamment du texte pour que nous puissions les fixer avec certitude.
Il y a, dans l’Encyclique, deux parties bien distinctes : la premiére ot il est établi que les chrétiens infidéles 4 leurs devoirs enyers Jésus-Christ Rédempteur méconnaissent les bienfaits dont ils il-leur est prouvé que Jésus-Christ est la voie, la vérité et la vie.
Dans chacune de ces deux parties, le Souverain Pontife n’omet pas de faire ressortir les conséquences de VPabandon du Christ, et pour les individus, et pour la société.
dre PARTIE. — Oublier Jésus-Christ dens on
La connu, c’est un crime qui parait impossible et
qui est inexplicable. On sait en quel abime était tombée la race humaine par suite de la déchéance originelle. Or c’est par Jésus-Christ Rédempteur quelle en a été tirée.
Dieu avait promis ce Sauveur et avait préparé sa venue. Quand le plan divin fut arrivé a sa maturité, le Fils de Dieu fait homme racheta les hommes par son sang; il les affranchit de l’antique servitude; il leur rendit la connaissance de leur destinée et la conscience de leur dignité; il
leur inspira le sentiment de la fraternité. Par les.
institutions chrétiennes, la face du monde a été totalement changée. Et aprés avoir relevé la nature humaine perdue par le péché, il reste pour toujours son salut.
Ceux done qui rejettent le Rédempteur ou I’oublient, décrétent leur propre perte et vont a rejeter la société humaine dans l’abime de maux et de calamités dont le Rédempteur l’avait tirée.
Transition. — Ils s’égarent hors de la voie, ils vont aux ténébres de Verreur, ils courent a la mort; car le Christ qu’ils fuient, est la voie, la vérité et la vie.
Re PARTIE. — Dans cette seconde partie, ’Encyclique expose comment Jésus-Christ est Ja voie, la vérité et la vie, et, en regard, 4 quels maux ceux qui le rejettent s’exposent eux-mémes et exposent, avec eux, la société humaine.
I. Jésus-Christ est la voie, parce que sans son assistance il nous est impossible d’arriver au bien supréme et nécessaire qui est la possession de Dieu. Sans le secours de sa grace, sans l’observa-
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tion de ses préceptes et de ses lois, il est impossible qu’on ne se laisse pas égarer par les passions,
qu’on supporte comme il Je faut pour atteindre la’
- -félicité éternelle les souffrances inséparables de Vexistence humaine. Jésus-Christ rejeté, la raison humaine ne suffit pas, comme la charité chrétienne, a faire respecter les droits de Dieu et du prochain. Et comme l’Eglise est chargée de perpétuer Voffice du Rédempteur, ceux qui veulent
tendre au salut en dehors de l’Eglise font fausse
route et marchent en vain. I] en est de méme des sociétés : si elles ne se dirigent pas selon les loisdu Christ, elles se mettent en dehors de la voie qui les conduirait a leur fin.
Il. Jésus-Christ est la vérité, la verité surnaturelle dont la connaissance est absolument néces-
saire 4 Vhomme, veéerité qui s’'impose légitimement ©
parce qu’elle est revétue de l’autorité de Dieu, et qui, loin @’asservir Vhomme, lui procure au. con-. traire la liberté en le débarrassant de la servitude de l’erreur. Jésus-Christ rejeté, ’homme se soumet a des maitres humains et il s’égare dans ses pensées jusqu’a se tromper méme dans l’étude des choses de la nature.
Il faut donc soumettre 2 Dieu son intelligence, ©
duit Porgueil souffrir de ce.nécessaire sacrifice. ., ITI. Jésus-Christ est la vie : la vie naturelle, car cest par le Verbe gue tout a été fait; surtout la vie surnaturelle, qui consiste dans la justice et dont le principe est la foi chrétienne. Sans la foi au Rédempteur, on ne saurait obtenir le ‘salut éternel. Bien plus, Vexpérience démontre que la societé humaine, quand elle croit pouvoir se suffire 4 elle-méme sans le secours des institutions chrétiennes, souffre de maux sans cesse plus grands : les lois, dépourvues de base, fléchissent;
la justice, privée de la sanction divine, est ébran-.
lée; la répression est insuffisante. Il faut faire appel a une force supérieure 4 Vhomme pour atteindre les ceurs et les rendre meilleurs. Ainsi seront sauvegardés les droits et les devoirs; ‘ainsi prospéreront la société civile et la société domes- — tique.
ll faut done en revenir enfin a Celui dont on. nvaurait jamais df s’écarter, a Celui qui est la voie, la vérité et la vie; il faut rétablir le régne du Christ dans la société, dans les lois, dans les institutions, dans Perseloneaene dans la famille, si l’on veut que la société se conserve et qu’elle vive. :
Péroraison. — La plupart de ceux qui vivent cloignés de Jésus-Christ sont écartés de lui plutét par Vignorance que par la perversité de leur yolonté. Il faut done que les évéques et le clergé s'appliquent a faire connaitre Jésus-Christ, son amour, ses bienfaits, ses enseignements. La dévotion au Rédempteur sera pour le futur siécle le gage de temps meilleurs.
Comme ce résultat ne saurait étre obtenu que par la grace, il faut demander a la miséricorde de Dieu qu’il ne laisse pas périr ceux que le Christ a rachetes par son sang et que s’accomplisse ce qu’il
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a dit lui-méme : « Quand j’aurai été élevyé de terre, j’attirerai tout a moi. »
Suit la formule ordinaire dela bénédiction apostolique et la date de ’Encyclique, qui est le 4¢r novembre 41900.
— De cette Encyclique, comparée aux Encycli-
ques précédentes oti le pape a tracé la ligne de
conduite a suivre pour l’action extérieure, il se dégage une conséquence importante que nous ne devons pas laisser dans l’ombre. Il faut, selon que le pape nous le recommande, que le clergé aille au peuple, qu’il s’occupe de ses intéréts moraux et matériels, quw’il travaille 4 soulager la misére, surtout la misére imméritée, dans les classes laborieuses. Mais comme le salut ne peut arriver aux individus, aux familles, & la société tout entiére que par te Christ Rédempteur, il faut que le clergé ajoute aux autres préoccupations de son zéle celle de faire connaitre et aimer le divin Sauveur, de faire comprendre que c’est dans l’Eglise, continuatrice de son wuvre, que la société malade trouvera les remédes nécessaires a sa guérison.
Ne tenir compte que des données naturelles et des moyens humains, méconnaitre pratiquement le divin Rédempteur, son Hglise, les institutions divinés, ce serait travailler en vain, ce serait per- ‘pétuer le mal qu’on a la prétention de guérir, puisque la société ne peut trouver le salut que dans le Sauveur divin.
Si done il est nécessaire, dans les luttes ac-
tuelles, de se placer sur le terrain commun des
lois, des institutions, méme des opinions humaines, nous ne devons laisser échapper aucune occasion de montrer gu’en Notre-Seigneur et dans son Eglise, dans sa doctrine et dans ses institutions, se rencontre tout ce que les besoins de Vheure présente peuvent légitimement réclamer : c’est un hommage que notre foi de chrétiens et de peace doit rendre 4 Jésus MCN es
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NOTES ET SOUVENIRS
D’UN VIEUX MORALISTE