I. Il est absolument certain qu’il n’appartient
qu’au Souverain Pontife d’accorder la permission
*P. Meynard, Ibid., p. 20.
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CLERGE 139
de dire la messe dans un oratoire privé. On en
trouve la preuve : ,
a) Dans le décret du 23 janvier 1899, que nous avons déja cité: « Privata e contra stricto sensu dicuntur Oratoria, que in privatis wdibus in com-
~-modum alicujus persone vel familie ex indulto
Sancice Sedis erecta sunt. » Rien de plus clair. b) Dans ces passages empruntés a Mgr Battandier :
Pour Voratoire privé. — Cette demande peut se faire @une triple maniére. Ou bien un prétre infirme et incapable d’aller a l’église désire la permission d@’ériger chez lui une chapelle et d’y célébrer le saint sacrifice, ou bien c’est un prétre qui souhaite pour sa consolation personnelle le méme privilége, ou enfin c’est un fidéle riche et qui voudrait avoir dans son habitation une chapelle et y faire dire la sainte messe. Cette derniére concession et la précédente est ce qu’on appelle l’oratoire more nobilium, et elle offre ceci de particulier que les
- deux premiéres étant personnelles, s’éteignent avec celui
qui les a demandées, la derniére seulement a la mort des personnes nommées au dos de l’Indult, ou est
-méme. perpétuelle. Toutes les personnes peuvent bien
assister a la sainle messe dans les oratoires privés, mais celles-la seules peuvent y satisfaire au précepte dominical qui sont nommément exprimées dans lJ’indult, ou se trouvent comprises dans les expressions génériques qui y sont employées, comme par exemple un tel, sa famille, ceux qui se trouvent temporairement chez lui, ses serviteurs, etc.
Enfin aucune de ces concessions ne se fait sans la recommandation de l’évéque. Si la demande arrive directement a Rome, la Congrégation la renvoie 'd’office a lYOrdinaire, pro voto, et il vaut bien mieux que le demandeur se mette au préalable d’accord avec son évéque. Sa demande aura une marche plus rapide, et il évitera de froisser son Ordinaire, dont il semblerait se défier en ne faisant pas passer auparavyant sa demande
par ses mains‘. <2