II. — RAIsONS PROPRES AUX RELIGIEUSES
1. Leurs obligations. Wiles sont appelées a une plus haute perfection que les personnes du monde, elles ont donc besoin de plus de graces. Or, la erace leur est surtout accordée par la sainte communion. Si donc ily a des personnes du monde,
lEglise. Elle désirerait que tous les fidéles communiassent, non seulement spirituellement, mais sacramentellement, chaque fois quils assistent au saint sacrifice. Ht non seulement elle désire, mais elle veut positivement — ce n’est pas seulement un souhait, c'est un ordre — que les pasteurs exhortent fréquemment les fidéles 4 se nourrir tous les jours du pain eucharistique, comme ils nourrissent leur corps du pain matériel, parce que ame n’a pas moins besoin de nourriture que le corps.
4 Dubium II. Predicts sorores et quedam alix, superiorum ecclesiasticorum auctoritate fultee, omnes quotidie sacra synaxi reficiuntur, licet juxta regulas et decisiones quamplurium theologorum, pro aliquibus tantum et in quibusdam circumstantiis talis et tanta gratia reservari debeat. Quum vero multo dolore prelaudatee pie sorores afficerentur, si tanto solatio private forent, queritur quid in casu agendum ?
Et Sacra eadem Congregatio (Rituum), re mature perpensa, ita rescribere rata est, videlicet :
Ad IL. Consuetudinem laudandam esse, ac promovendum usum frequenter suscipiendi Sanctissimam Eucharistiam, juata Concilii Tridentini, sess. XX, cap. vi dispositionem. ¢
Atque ita rescripsit 2 decembris 1885.
D. Card. Barrotinus, Prefectus, | Laurentius Sauvati, Secretarius.
La méme question ayant été posée, presque dans les mémes termes, 4 la Sacrée Pénitencerie, celle-ci répondit Yannée suivante :
« Sacra Poenitentiaria, mature consideratis expositis, respondit : Laudabilem esse consuetudinem monialium quotidie ad sacram communionem accedendt ; — spectare autem ad confessarium id singulis permittere juxta regulas a probatis auctoribus traditas, et preesertim a S. Alphonso M. de Ligorio.
« Datum Rome die 19 decembris 1886. »
assez nombreuses, qui communient tous les jours, pourquoi, elles, ne le feraient-elles pas? 1
2. Leurs besoins. Elles ont beaucoup de sacrifices & faire (de leur propre volonté d’abord), beaucoup de peines 4 supporter, elles sont privées de toutes les joies et les consolations mondaines. Il n’y a qu’une chose qui puisse les dédommager de ces privations, les consoler dans leurs peines, les encourager a leurs sacrifices : c’est la sainte communion. Pourquoi done ne pas la leur accorder tous les jours, puisqu’elles en ont besoin tous les jours ?
« Si la doctrine de la communion fréquente est vraie déja lorsqu’il s’agit des simples fidéles, dit trés bien le cardinal Agliardi, ne devons-nous pas Vappliquer avec plus d’insistance encore en parlant des Ames consacrées 4 Dieu dans la vie religieuse ?
« Plus que d’autres elles doivent vivre de la vie surnaturele : or ’Kucharistie est le pain quotidien qui la sustente.
« Plus que d’autres elles doivent vivre de sacrifices et de réparations: or l’Kucharistie est le juge sacrificium et la réparation supréme.
« Plus on se nourrit d’elle, plus on prend son esprit avec la force de Pabnégation qui fait les Saints. »
Donec, propager la communion tres fréquente ou quotidienne dans les maisons religieuses, c’est, dit encorele cardinal Agliardi, « faire l’ceuyre salutaire par excellence. »
Réponsé aux objections
Les arguments invoqués contre cette doctrine ne peuvent pas infirmer les motifs qui ’appuient.