‹ L' ami du Clerge ParoissialChapitre 46 sur 276 · ALL · texte numérisé non relu

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fion... Les membres gui composaient cette association étaient préts, sur la moindre réquisition, ase mettre nuitamment en route pour atteindre, en véritables courriers successifs, la prison de Savone, communiquer avec les serviteurs de Pie VIT ou Pie VII lui-méme, comme ils pouvaient, puis a se transmettre, de ville en ville, les uns aux autres, jusqu’a destination, toutes les missives pontificales... O minorité des chrétiens devenus encore plus chrétiens par l’épreuve! Dans cette Eglise affaiblie, démantelée, mutilée comme aux ages apostoliques, moins riche d’hommes, moins soutenue par -Popinion, moins maitresse des événements qu’elle ne avait jamais été peut-étre, ils ne se contentent pas de protester par des douleurs comprimées et des larmes silencieuses : ils se rangent autour de la hiérarchie catholique, ils savent s’organiser, s’exposer aux fers, a la mort, affronter des perils oubliés depuis les premiers siécles-pour la papauté captive, et, gardiens de la religion, ils se montrent gardiens de la force morale qui avait disparu de la terre de France !

- Ala téte de cette opposition se place un ecclésiastique, Pabbé d’Astros. Neveu de l’ancien ministre Portalis, venu du Midi, il avait été nommé

vicaire général, et, ala mort du cardinal de Belloy, |

vicaire capitulaire. Ce n’est pas un homme de luttes, recherchant par gott le bruit et les éclats, mais lun de ces hommes qui, sous les dehors dune douce modestie, cachent une 4me inébranlable. Lorsque le cardinal Maury vient prendre possession de son titre, l’abbé d’Asiros, chargé de le complimenter en sa qualité de vicaire capitulaire, se contente de lui dire pour tout compliment: «Il n’est personne, Monseigneur, qui ne se rappelle en ce moment avec quelle éloquence et quel courage vous avez défendu, dans le temps, la cause de la religion et du clergé. » Petite harangue qui était forte surtout de ce qu'elle sous-entendait, Puis, il ne manque jamais de faire opposition a Maury. Un jour, par exemple, que Maury avait

Mais, 6 malheur! ce bref, que l’abbé d’Astros a déja regu et communiqué, le ministre des cultes, Bigot de Préameneu, le recoit aussi avec tout un paquet, par le préfet de Montenoite, de Chabrol, le 80 décembre, et il se hate d’en aviser le cardinal Maury et l’Empereur le lendemain, 31 décembre. A cette nouvelle, quoiqu’il ne sache encore rien de précis, Napoléon, qui croyait avoir si bien disposé toutes choses pour isoler absolument Pie VII, entre dans l’une de ses plus violentes coléres. Et comme le lendemain, 1er janvier 1814, ily a audience solennelle aux Tuileries, il passe rapidement, lair altier et le front soucieux, devant les sénateurs, les généraux, les délégués des grands corps de lEtat, et va droit au cardinal Maury: « OU sont vos grands-vicaires? — Sire, voila mon frére, voila M. Jalabert. »« J’avoue, raconte l’abbé d’Astros, que je m’étais tenu un peu a Vécart: mais je ne voulais pas me faire chercher et je me présentai. » « Voila M. d’Astros, dit alors le cardinal. — Avant tout, monsieur, dit /Empereur, il faut étre Francais; c’est le moyen d’étre en méme temps un bon chrétien. Apprenez qu’il y a autant de différence entre la religion de Jésus-Christ et Vinfame religion de Grégoire VII qu’entre le paradis et l’enfer... Je sais, monsieur, que vous étes en opposition avec les mesures que ma politique prescrit. Vous étes Vhomme de mon Empire qui m’étes le plus suspect. Du reste, ajouta-t-il en mettant la main sur la garde de son épée, j’ai le glaive a mes cétés, et prenez garde a vous! » — « Rien ne me parut plus pitoyable que ces derniéres paroles, continue l’abbé d’Astros, et cette menace d’un souverain, qui dominait alors sur toute ’Kurope, contre un pauvre prétre en rochet et en camail, armé seulement de son bonnet carré. Je ne répondis rien et je me contentai de regarder V?Empereur sans affectation. » Mais labbé d’Astros est immédiatement livré 4 la police; et pendant que cette police, une fois sur la trace, marche de découverte en découverte, et qu’elle fait empri-

sonner & Vincennes les correspondants de l’abbé d’Astros, les cardinaux di Pietro, Oppizoni et Gabrielli, qui refusent de répondre 4 aucune question,

‘dit dans une compagnie, en présentant M. d’As- tros et les autres vicaires capitulaires: « Voici mes -grands-vicaires. — Votre Eminence se trompe,

ajouta vite l’abbé d’Astros : ce sont les grands-vicaires du chapitre et non les siens. » Un jour encore que Maury voulut faire porter devant lui a Notre- Dame la croix épiscopale, signe de la juridiction, Vabbé d’Astros fit rentrer le porte croix dans la sacristie. Puis, ilaffecte de nepas paraitre au cheur, lorsque Maury officie. Toutes choses, vous le pensez bien, quile font mal noter dans les bureaux de la police. De plus, le gouvernement a connaissance, sans savoir comment il avait pu arriver, quw’un bref dirigé contre le cardinal Maury circulait secratement dans la capitale. Enfin labbé d’Astros consulte Pie VII au moyen de l’association, et, au moyen de l’association, Pie VII, le AS décembre 1810, expédie directement « 4 son cher fils Paul d’Astros » un bref qui lui intime Yordre de s’opposer 4 toute intrusion de l'ingrat cardinal Maury dans l’administration du diocese.

le prélat Gregori, le P. Fontana, général des os

Barnabites, Pabbé La Calprade, labbé Guairard, Vabbé Perrault. et plusieurs autres ecclésiastiques et laigues ; pendant qu’elle détient a la préfecture de police Mme de Quinsonnas et Mme de Soyecourt ; pendant que, 4 Savone, le préfet de Montenotte, de Chabrol, pénétre dans la prison du pape, y saisit tout, encrier, plumes, papiers, bourse, bréviaire, office de la Vierge, fonille ses vétements, les fait découdre pour les mieux fouiller, dirige ses serviteurs et méme son valet de chambre sur la prison de Fenestrelle, Napoléon veut faire fusiller V’abbé d’Astros, et ce n’est que sur les représentations du procureur général, Régnault de Saint- Jean d’Angély, qu’il se contente de le condamner & la prison « pour toute sa vie.» « Ah! dita Vabbé d’Astros le ministre de la police, limplacable Savary, duc de Rovigo, vous voudriez bien

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étre martyr, mais vous ne le serez pas! » L’abbé d’Astros est donc enfermé dans le donjon de Vincennes, d’ou il est transféré dans la prison centrale du département de Maine-et-Loire, 4 Fontevrault, « pour toute sa vie. » Il en sortira 4 la fin de l’Empire; et lorsqu’en 1850, agé de quatre-vingts ans, étant archevéque de 'oulouse, il sera creé cardinal, il pourra, n’est-il pas vrai, se dire, en revétant la pourpre, que s'il n’a pas répandu ce sang dont elle est le symbole, du moins, en défendant les droits de l'Kglise en face du despotisme, il avait fait, dans son Age mitir, tout ce qu’il fallait pour en obtenir la gloire.

Cependant les yeux de ’Kmpereur sont ouverts: il voit que la situation est grave. Il faut trouver un moyen définitif de s’affranchir de intervention du pape dans linstitution des évéques. Il va recourir 4 une commission.

Napoléon, qui, dés la fin de 1809, avait formé une commission ecclésiastigue, en forme une nouvelle ainsi composée: Son Altesse Eminentissime le cardinal Fesch, archevéque de Lyon, Grand Auménier de l’Empire (oncle de |’Kmpereur) ; Son Eminence le cardinal Maury, archevéque de Paris ; M. le comte de Barral, archevéque de Tours; M. le comte de Pradt, archevéque de Malines; M. le baron Bourlier, évéque d’Evreux; M. le baron Duvoisin, évéque de Nantes; M. le baron Mannay, évéque de Tréves; enfin le sieur Emery, supérieur de Saint-Sulpice. Il lui demande « quelles mesures prendre pour que les évéques ayant le caractére requis puissent exercer leur juridiction épiscopale. » Il est persuadé, en effet, qu’on trouvera bien dans les maximes de l’Hglise gallicane, dans les édits des anciens parlements, dans les anciennes - ordonnances des rois, dans les vieilles armes de la vieille monarchie, quelque moyen facile de sortir de tous ces embarras.

Les membres de la commission, choisis, presque tous, parmi les complaisants, parmi ces ames vulgaires qui s’attachent au succés, au pouvoir, a la fortune, sont fort embarrasses. Ils ne voudraient pas déplaire 4Sa Majesté l’Kmpereur, et ils ne voudraient pas, non plus, trahir les droits de lEiglise. Ils croient avoir trouvé un moyen détourné, un compromis, pour tout arranger. « Ce serait, répondirent-ils, une sage prévoyance de faire ajouter au Concordat de 1801 cette clause, que Sa Sainteté donnerait dans un temps déterminé Vinstitution canonique aux évéques nommeés par l’Ehmpereur ; que ce temps une fois passé, l’institution canonique serait dévolue au concilede la province; et que si le pape ne vonsentait pas a l’addition de cette clause, son refus justifierait abolition du Concordat. » Remarquez, Mesdames et Messieurs, que cette réponse, qui encourage lachement les prétentions de l’Kmpereur, les membres de la commission la soumettent cependant au consentement du pape.

Or, le 17 mars 1814, Napoléon réunit cette commission en audience solemnelle dans une grande

salle du palais des Tuileries. Il a le gotit de ces | manifestations chaque fois qu’il veut faire éclater

sa pensée. Il y avait donc la, avec les membres de la commission, les plus hants dignitaires de PHm-

pire: Varchichancelier, l’architrésorier, puis tous — les autres, le grand électeur et le vice-grand élec- teur, le grand maitre du palais et le vice-grand maitre, le grand maréchal et le vice-grand maré- chal, le grand chambellan et le vice-grand cham- — bellan, et les autres encore, avec leurs gros traite-

ments, leurs splendides uniformes, leurs galons, leurs cordons, leurs plaques, et leur mine satisfaite. L’Empereur se fit attendre deux heures: eétait un principe chez lui que les hommes qui ont attendu « sont plus hébétés. » Il arrive enfin dans le plus grand appareil. Le voici, le monarque redouté de la terre. ll ouvre la séance par un discours violent contre la papauté, puissance étrangére, assez audacieuse pour oser se permettre @’excommunier un souverain qui avait rouvert les

portes des églises et signé le Concordat. Il énu- |

mére ses griefs, parole, saccadée par l’amertume de la violence et de la colére, semble provoquer tous ces courtisans qui palissent en écoutant sa harangue et défier un

il souligne ses menaces, et sa

contradicteur de se lever. « M. Emery, s’écrie-t-il —

en interpellant tout a coup le supérieur de Saint- Sulpice, que pensez-yous de cela? » A cette bréve interrogation, un frisson de crainte passe sur le front de tous les assistants, dont la plupart, en effet, auraient été bien incapables de fournir autre chose que des interjections.

M. Emery n'est, a la vérité, qu’un pauvre vieillard agé de. quatre-vingts ans, mais 4 la fois si ferme et si habile qu’il a déja su, plus d’une fois, faire entendre a l’Hmpereur quelque chose de la vérité. Il est si modeste en méme temps que, lorsqwil doit prendre la parole, il a soin de se munir d’un petit discours ainsi concu : « Je suis sur le bord de ma tombe; aucun intérét humain ne peut me faire parler. L’intérét seul de Votre Majesté m’oblige a lui déclarer qu’il.est trés important pour elle de se réconcilier avec le pape. » Mais comme, le moment venu, il trouve toujours l’éloquence de l’a propos, son petit discours lui reste toujours pour la fois suivante.

«M. Emery, que pensez-yous de cela ? — Sire, Je ne puis pas avoir d’autre sentiment sur ce point

que celui qui est contenu dans le catéchisme enseigné par vos ordres dans toutes les églises de YEmpire. Or, on lit, dans plusieurs endroits de ce catéchisme, que le pape est chef visible de l’Rglise, a qui tous les fidéles doivent Vobéissance comme au successeur de saint Pierre, d’aprés l’institution méme de Jésus-Christ. »

— «Je ne conteste pas la puissance spirituelle du

pape, puisqu’il a regue de Jésus-Christ; mais Jésus-Christ ne lui a pas donné la puissance temporelle : c’est Charlemagne qui la lui a donnée ; et moi, comme successeur de Charlemagne, je

aa

ne sait pas en user, et qu'elle ’empéche d’exercer ses fonctions spirituelles. M. Emery, qu’avez-vous 4 dire 4 cela? — Sire, je ne puis avoir la-dessus d’autre sentiment que celui de Bossuet, dont Votre Majesté respecte avec raison la grande autorité et quelle se plait a citer souvent. Or, ce grand prélat soutient, dans sa Défense de la Déclaration du clergé de France, soutient expressément que V’indépendance et la pleine liberté du chef de la religion sont nécessaires pour le libre exercice de sa suprématie spirituelle... »

— « Je ne récuse pas lautorité de Bossuet ; tout cela était vrai de son temps, ot l’Europe, reconnaissant plusieurs maitres, il n’était pas convenable que le pape fit assujetti a un souverain particulier. Mais quel inconvénient y a t-il que le pape me soit assujetti a4 moi, maintenant que VYKurope ne connait que moi seul-? — Sire, Votre Majesté connait aussi bien que moi Vhistoire des révolutions ; ce qui existe maintenant peut... ne pas toujours exister; et, dans ce cas, tous les inconvénients prévus par Bossuet pourraient reparaitre. I] ne faut donc pas changer un ordre si sagement établi. » ‘

— «Ht n’ai-je pas le droit, reprit ’/Empereur en passant a la question du moment, n’ai-je pas le droit de déclarer au pape que, s'il ne donne pas Vinstitution canonique aux évéques dans un délai déterminé, je passerai outre et me servirai d’un concile provincial ? — Jamais, Sire, le pape ne fera cette concession, qui rendrait illusoire son droit Vinstitution. »

« — lit-vous, s’écrie alors l’Empereur en jetant un regard sévére sur la commission, vous vouliez donc me faire faire un pas de clerc? » La-dessus il léve brusquement la séance; et les courtisans, effrayés du langage de M. Emery, entourent |’Empereur, lui prodiguent des excuses : « Taisez-vous. Vous vous trompez. Je ne suis pas faché contre M. Emery.

Ta parlé comme un homme qui possede bien son

‘sujet 4. »

Peu de temps aprés cette séance, dont le bruit

se répandit non seulement en France, mais encore

a Vétranger, M. Emery tomba malade, peut-étre

par Veffort quwil avait fait sur lui-méme, et bientdt

il mourut. Mais, aprés une si noble protestation en faveur du Vicaire de Jésus-Christ, dans une circonstance aussi solennelle et aussi décisive, le saint vieillard mourait assurément confesseur de

la fol.

Cependant les yeux de ]’Kmpereur sont ouverts: il voit que la situation est grave. Il faut trouver le moyen définitif de s’affranchir de l’intervention

du pape dans Vinstitution des évéques. Et, puisque

la commission n’y suffit pas, il va convoquer un concile, qui, se dit-il, sera a ses ordres et tran-

chera la difficulté; car telle est illusion commune

4 Gosselin, Vie de M. Emery, tu, 3804-810 ;- Méric, Histoire de M. Emery, i, 381-412.

mee L’'AMI DU CLERGE - ; veux la lui dter, parce qu’il

aux pouvoirs absolus, quwils s’exagérent la faiblesse de leurs adversaires autant que leurs propres forces.

Til

Done, un mois plus tard environ, le 25 avril 1814, Napoléon dicte, 4 Saint-Cloud, le décret de convocation du concile, avec une telle énumération de ses titres, qu'il n’y manque, semble-t-il, que celui de pontife supréme. Il y vient quatre-vingt-quinze évéques 1, plus neuf évéques nommés et non institués. L’ouverture s’en fait, le 17 juin, 4 Notre- Dame de Paris, sous la présidence du cardinal Fesch, archevéque de Lyon, en présence de tout ce que la capitale comptait de personnages.

Or, dés le premier jour commencent les déceptions impériales. Dans le sermon d’ouverture, Mer de Boulogne, évéque de Troyes, lVorateur obligé de toutes les solennités du temps, fait ressortir, avec la magnificence de son langage, la grandeur de Vunité catholique, la nécessité de se serrer autour de lHglise romaine, mere et maitresse de toutes les Eglises, les devoirs des évéques lorsque la foi est en danger, et, en passant, il ne néglice pas de donner quelques lecons discrétes au chef de l’Etat lui-méme... Napoléon, irrité, mande. le cardinal président de Vassemblée, son oncle, et se plaint qu'il ait gardé le silence. « Quoi! vous n’avez rien dit, et voila que vous faites comme les autres? Je vous trouve doublement coupable. Avez-vous lu le manuscrit de M. de Boulogne ? Si yous Vavez lu, comment avez-vous fermé les yeux sur des passages incendiaires? Si vous ne l’avez pas lu, comment avez-vous pu en répondre ? I] fallait le dire lorsque je vous ai interrogé. Quelque occupé que je fusse, j’aurais trouvé le temps de le liremoi-méme. » Le fait était que le cardinal-oncle avait lu le manuscrit, et méme qu'il y avait faitdes ratures; mais Mer de Boulogne n’en avait point tenu compte, emporté qu’il fut, dit-il, par le souffle irrésistible de l’éloquence.

Puis, lorsque Empereur envoie au concile un message rédigé par l’ex-oratorien Daunou et plein W@acreté janséniste, et qu’il s’'agit d’y répondre par une Adresse, tout a coup, pendant que l’on discute, Varchevéque de Chambery, Mer Dessoles, se léeve et s’écrie avec l’élan de l’Ame et du coeur : « Kh! quoi, messeigneurs, il n’est pas question de la liberté du pape dans!’Adresse qu’on vient de nous lire! Que faisons-nous donc ici, évéques catholiques, réunis dans un concile sans pouvoir communiquer avec notre chef? Il faut, oui, il faut que nous demandions 4l’Empereur la liberté du Saint- Pére : c’est notre droit, c’est aussi notre devoir! » A ces mots, une commotion électrique s’empare de Vassemblée ; un seul cri s’échappe de tous les coeurs et de toutes les bouches : « Oui, oui, a Saint- Cloud! & Saint-Cloud! » Le cardinal Fesch, président, accepte la proposition ; Bigot de Préameneu,

‘ Pasquier (Mémoires, I, 476) dit qu'il y avait 97 évéques, dont 31 Italiens.

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L’AMI DU CLERGE were

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ministre des cultes, qui représente l’Empereur au concile, fait tous les gestes classiques du désespoir, ses amis perdent la téte, jusqu’au moment ot Duvoisin, évéque de Nantes, ’homme de l’Empereur et lun des secrétaires de l’assemblée, fait lever brusquement la séance. I n’en resta pas moins un fait immense, qui, malgré le silence de la presse, se répandit dans tout l’Empire avec une telle émotion que l’Empereur, pour dissimuler son dépit, prit le parti de sourire de pitié.

Mais ce ne sont 1a que des opérations préliminaires ; le tout est de savoir si le concile est compétent pour changer le mode dinstitution des éyéques, lorsque le pape leur refuse les bulles. C’est la question capitale, celle qui a été le motif de la convocation du concile, celle qu’il faut résoudre avant tout. Puisque plus une assemblée est nombreuse, moins elle est propre a délibérer, on nomme une commission. Or, la commission affirme, par neuf voix contre trois, que l’assemblée est incompétente. L’assemblée se déclare incompétente! Comment communiquer a l’Empereur cette délibération qui, d’un seul coup, ruine tous ses projets? Le cardinal Fesch étant président, c’est a lui de porter la nouvelle. Napoléon, qui ne s’y attendait pas, s’emporte jusqu’a la fureur : « Mon dessein, s’écrie-t-il, était de rétablir les évéques dans leurs anciennes prérogatives de princes de l’Kglise ; mais, je le vois bien, ils n’en seront jamais que les bedeaux!... » Et comme le cardinal essayait néanmoins de justifier la doctrine de la commission : « Encore de la théologie? Ou donc lavez-vous apprise? Taisez-vous. Vous étes un ignorant. Hin six mois, je veux en savoir plus que vous! » Et comme le cardinal ne désemparait pas : « Je n’aurai pas le dessous, sachez-le. Qu’on appelle Montalivet ou Merlin : ils présenteront un décret au Corps législatif pour forcer les métropolitains 4 donner l’institution aux évéques, et nous verrons sil ne sera pas exécuté dans toutes les provinces de ’Empire et du royaume Italie. »

Kt lorsque, le 27 juin, le concile est réuni pour la seconde fois et qu’il reprend la discussion de Adresse, et que le trop complaisant cardinal Maury balbutie quelques plaintes sur la bulle dexcommunication qui, interdite partout, trouve partout moyen d’étre lue, et ose avancer que, dans cette occasion, le Souverain Pontife a outrepassé ses pouvoirs, l’archevéque de Bordeaux, Mer d’Aviau, ne se contenant plus et se levant 4 demi de son siége, jette sur la table du bureau ot il siége comme secrétaire de ’assemblée, un exemplaire du concile de Trente ouvert 4 l’article qui donne aux papes le droit d’excommunier les souverains, de quelque rang qwils soient; puis, d’un geste indigné, avec une voix usée par lage, fatiguée par l’émotion, mais vibrant encore malgré sa faiblesse: « Eh bien! jugez le Pape si vous losez, et condamnez |’Eglise si vous le pouvez! » A ce cridu coeur répond un long frémissement d’enthousiasme et il n’est plus possible de délibérer.

Devant toutes ces démonstrations, Napoléon sent bien qu’il n’y a qu’une chose a faire, qui est de dissoudre le concile. A cette nouvelle, le cardi-

nal Fesch court & Trianon, oti se trouvait ’Kmpe- |

reur, pour lui représenter quel mauvais effet cette mesure violente produira sur les esprits. « Je saurai bien; monsieur le cardinal, lui répondit-il aprés un torrent d’injures, je saurai bien me passer de vos évéques. Dites-leur que je ne veux plus entendre parler d’eux; ce sont des entétés, des ignorants, des hommes qui ne se comprennent méme pas. A part Duvoisin, Barral, Mannay et quelques autres qui sont pour moi, ot sont leurs théologiens ? Oui, moi, soldat, enfant des bivouacs et des camps, j’en sais autant qu’eux, plus qu’eux ! » Et le 10 juillet, Paudacieux concile est dissous, et, dans la nuit qui suit la dissolution, trois évéques, coupables d’avoir donné leur avis, qu’on leur avait demandé de donner, les évéques de Gand, de Tournay et de Troyes 1, sont arrétés dans leur lit, conduits au donjon de Vincennes, enfermés dans des cachots séparés et mis au secret le plus rigoureux 2.

L’Kglise de France a recouvré son antique splendeur. Napoléon peut tout bouleverser dans Europe: sa puissance s’arréte devant la conscience épiscopale. Cet asile, le plus sacré des asiles, il ne lui est pas possible de le forcer. Les évéques ont raison de le dire en se dispersant : « Si le concile est dissous, non, non, il ne meurt pas sans gloire! »

Cependant, Napoléon- ne renonce pas encore au concile. Les évéques les plus opposés 4 ses desseins sont rentrés dans leurs diocéses, mais la plupart sont restés a Paris. Ceux-la, il les fait travailler isolément, individuellement, par son ministre des cultes ; il les-travaille luicméme dang des téte-a-téte successifs, les uns par des menaces, les autres par des insinuations, tous par des arguments a lui, par l’appel aux souvenirs gallicans, aux rancunes jansénistes, et au bout de quinze jours de cette mancuvre sayante, intrigues a huis-clos ou scénes publiques, le grand nombre hélas! a faibli et s’est laissé persuader. Alors, sir de la majorité des voix, il fait, le 5 aowit, une réunion de ces quatre-vingts évéques. Nous disons réunion, car peut-on appeler concile une assemblée ainsi mutilée et ainsi tourmentée ? Dans cette séance unique, il leur présente, sur l’institution des évéques, un décret qui lui a été soumis et il leur propose de le voter, non pas au scrutin, parce que le scrutin est une forme protectrice de la

liberté des suffrages, mais seulement par assis et

levé. Quinze ont encore le courage de s’opposer au décret, et les autres, « effrayés des périls que cou-

rait la religion®, » le votent, il est vrai, mais ils ne.

* « Le duc de Rovigo (général Savary, ministre de la

police) me donna a entendre qu’il avait empéché que la mesure ne ftit plus étendue et quw’il avait nommeément

sauvé larchevéque de Bordeaux, ce qui m’a été confirmé .

depuis. » Pasquier, Mémoires, I, 483 * V. Lyonnet, Le cardinal Fesch, IL, 222-346. > Pasquier, Mémoires, 1, 483.

le votent qu’avec une clause suspensive qui sauve encore tout : « C’est que le présent décret sera soumis a lapprobation de Notre Saint-Pére le Pape. » Napoléon y. consent. Une députation de huit évéques choisis par lui se rend donc a Sayone, et elle opére si bien que, au bout de trois semaines, elle arrache un bref qui confirme le décret. Mais, comme dans ce bref Pie VII ne prononce pas méme le mot de concile et qu’il ne s’explique pas a Pégard des évéchés du royaume Italie, Napoléon, qui s’obstine 4 vouloir tout ou rien, n’accepte pas le bref. Or, ila beau faire recommencer les négociations, les débats, les priéres, les notes comminatoires, les doléances sur les maux de I|’Kglise, Pie VII, dans la tranquille possession de lui-méme, ne fait pas une concession, déclare, répéte quwil nen fera pas, qu’il ne changera pas, et la députation décue ne revient qu’avec des bénédictions. Done, jusqu’ici tout a été vain, les ruses comme les menaces, la terreur comme la séduction. Néanmoins, Napoléon, que la raison ne gouverne plus, que la passion emporte, ne veut pas céder. A quelles extrémités peut-étre ne se portera-t-il pas! ‘Le cardinal Fesch, son oncle, en est effrayé.

-« Oui, ma secur, dit-il 4 Madame-Meére, l’Empe-

reur se perd, il nous perd tous! Tous ceux qui ‘touchent a l’arche éprouvent le méme sort!... » II

accourt 4 Paris vers le milieu du mois de mars 1812,

et un matin, aprés sa messe, il se rend aux Tuileries, il éclate sans préambule : il menace |’Empereur de la colére divine. « Lisez V’histoire, lui ditil; y a-t-il un seul attentat de ce genre qui soit resté impuni? Des colosses sont tombés!... »

« Allez, prophete de malheur, lui réplique Napoléon. Je n’ai pas besoin de vos lecons; retournez dans votre diocese : yous n’en sortirez pas que je vous le mande... Dans trois jours, je veux que vous soyez en route *. » Non, il ne cédera pas; et, puisque ni ses commissions ni ses conciles ne lui servent a rien, c’est lui-méme qui va livrer le dernier assaut.

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Pie VII est donc encore une fois saisi la nuit, transporté il ne sait encore ou, sans répit ni pitie, sauf un arrét dans les neiges, 4 Phospice du Mont- Cenis, ou peu s’en faut qu’il ne meure, tant il est malade; remis en route au bout de vingt-quatre heures, l’auguste vieillard marche toujours dans la voiture cadenassée, sans air, sans soin, tant qu’enfin et presque mourant il est, pendant la nuit, déposé prés de Paris, dans le palais de Fontainebleau, ot, aucun ordre n’ayant encore été donné pour le recevoir, il est regu dans la loge du concierge...2 Le voici, lui aussi, Napoleon. I arrive de la Russie, seul, presque en fugitif, dans la nuit du 18 au 19 décembre 1812, laissant der-

1 Bn rentrant chez lui, le cardinal trouva signé et expédié l’ordre de quitter Paris. Lyonnet, [bid., 880-382. > Jauffret, Mémoires, ete., Il, 491.

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riere lui, dans les plaines glacées de la Pologne, les débris mutilés de sa Grande armée, naguére la plus belle de univers. J] espére bien conjurer le sort; mais avec sa merveilleuse clairvoyance il sent qu’avant toutes choses il faut rétablir le calme dans les esprits et la paix dans les curs. Il accourt donc a Fontainebleau, afin de soumettre son malheureux prisonnier, le chef captif de la foi. Que va-t-il se passer? °

Pie VII, 4me douce et candide dans un corps débile et miné par la fievre depuis quatre ans de souffrances physiques et morales, Pie VII, en proie aux fatigues de Page comme aux douleurs de la maladie, Pie VII subit ascendant de Napoléon, Véloquence, le charme de ses entretiens, l’invasion de son génie. Dans la soirée du 25 janvier 41813, aprés six jours d’entrevue, il signe, avec une anxiété douloureuse, le nouveau Concordat oti il accorde toutes les concessions demandées, mais il ne le signe qu’avec une restriction quisauve encore tout: il exige, pour que cette concession soit définitive, Vassentiment de son conseil naturel, du collége des cardinaux. Napoléon est forcé d’accepter la restriction, persuadé, d’ailleurs, que le Sacré Collége se trouvera dans les mémes perplexités que le pape lui-méme et qu'il consentira ce que le pape a consenti. Or, pendant que Napoléon triomphe avec fracas, quil fait chanter le Te Deum dans l’église de la moindre paroisse du moindre village, pour annoncer l’événement et reconquérir les catholiques qui V’abandonnent, Pie VII, entouré des cardinaux, redevenu libre desprit, sort de son éblouissement, il est ressaisi

‘par sa conscience, il s’accuse publiquement, il se p )

repent humblement, il écrit a ’Empereur qu’il | rétracte sa signature, que le Concordat de Fontainebleau n’existe plus, et que, puisqu’il n’existait que sous condition, il n’a jamais existé, (24 mars 1843).

Ainsi, c’est en vain que Napoléon, croyant toujours que la force effacait le droit, a fait Veffort supréme de Fontainebleau : la méme ses calculs sont déjoués, la méme il est encore vaincu, vaincu comme il l’a été et dans le concile et dans la commission ecclésiastique et dans les affaires de l’archevéché de Paris, conme il Va été partout. De son réve poursuivi avec quel acharnement, vous Vavez vu, Mesdames et Messieurs, il ne lui reste qu’une série d’affronts : il n’a pu saisir un pouvoir éternellement insaisissable !

Le Saint-Pére est remis au secret, et son fidele conseiller, le cardinal di Pietro, est jeté dans une forteresse... Mais, 6 vicissitudes des choses humaines! la puissance impériale est menacée, les Russes et les Prussiens longent nos frontieres en frémissant, ils passent le Rhin sur trois points a la fois, le sol francais est foule par les armées ennemies ! Napoléon, combattant, non plus pour la domination, mais pour le salut, ne perd pas de vue l’institution des évéques ; si chaque jour amene une nouvelle marche des alliés, presque chaque jour présente une nouvelle combinaison

pour régler les affaires de l’Eglise 1... Les alliés occupent Dijon, les cosaques apparaissent aux environs de Montereau! Napoléon, roulant déja de chute en chute,n’oublie pas son prisonnier ; le soir du 24 janvier 1814, avant de partir pour Chalons, il ordonne, non pas de mettre Pie VII en liberté, mais de le transporter dans quelque résidence éloignée du théatre de la guerre. Et pendant que la lutte éclate dans les plaines de la Champagne, que bientétle canon retentit aux portes de Paris, que Empire craque et vole en éclats comme un vase d’argile, Pie VII descend lentementla France sous escorte, acclamé par le peuple qui accourt en foule sur son passage, qui chante des hymnes de paix, de gloire et d’actions de graces... Kt pendant que les étrangers vainqueurs deviennent les maitres de Paris et que le Sénat prononce la déchéance de Napoléon, Pie VU, délivré par les désastres de son persécuteur, franchit les frontiéres, arrive dans l’Italie, s’arréte 4 Savone... Et pendant que Napoléon, trahi par la fortune gui lui avait prodigué tant de faveurs, abdique a Fontainebleau, fait a sa vieille garde des adieux célébres, que, le visage contracté, il descend dun pas rapide les marches du palais, que, accompagné des quatre commissaires d’Angleterre, d’Au triche, de Prusse et de Russie, il se met en route

‘ Les derniéres tentatives furent faites par Mgr Fallot de Beaumont, ancien évéque de Vaison, ancien évéque de Gand, évéque de Plaisance, nommé a l’archeyéché de Bourges, aprés le Concordat de Fontainebleau. Trés maltraité dans les journaux, il se défend lui-méme en racontant sa mission : « Le 18 décembre 1818, je fus appelé chez un ministre et chargé d’aller 4 Fontainebleau avec la commission verbale de m/’informer si Sa Sainteté était disposée a entrer dans les arrangements qui feraient cesser les difficultés qui existaient entre elle et le gouvernement. J’étais autorisé, dans le cas d’une réponse favorable, a assurer le Saint-Pére que je recevrais sur-le-champ les pouvoirs nécessaires pour traiter.., Je me rendis a4 Fontainebleau, et, le 19, je fis demander par M. l’archevéque d’Hdesse une audience que Sa Sainteté voulut bien m’accorder sur-le-champ. Aprés lui avoir offert mes yooux a Voccasion des fétes de Noél, j’ajoutai que je ne croyais pas impossible de lever les obstacles qui s’opposaient 4 son retour. Le Saint-Pére me répondit, avec son affabilité ordinaire, qu'il était décidé a ne parler d’affaires que lorsqu’il serait de retour 4 Rome; qu/il avait examiné devant Dieu les motifs de sa conduite et que rien ne pourrait le faire changer. Il ajouta qu'il avait défendu aux cardinaux de lui parler d’aucune affaire. Aprés quelques discours indifférents, Sa Sainteté me donna sa main a baiser et me congédia. De retour 4 Paris, le 21, je rendis compte au ministre du résuliat de mon voyage et je ne m’en occupai plus. » Il recoit une nouyelle mission, le 18 janvier 1814. Il se rend done de nouveau a Fontainebleau, le 19 janvier. « Le Saint-Pére me dit que tout ce qu'il demandait était de retourner 4 Rome le plus tot possible ; qu’il n’avait besoin de rien et que la Providence le conduirait... » Il a une nouvelle audience le 21 janvier 1814, dans laquelle « je dis & Sa Sainteté que Jespérais que son départ serait prochain, et que ‘j’avais écrit pour l’accélérer. » « Assurez l’Empereur, me dit le Saint-Pére, que je ne suis point un ennemi:; la religion ne me le permettrait pas : jaime la France et quand je serai 4 Rome, on verra que je ferai tout ce qui sera convenable. » Aprés avoir rempli auprés du Saint-Pére tout ce que le respect le plus filial exigeait de moi, et en avoir regu des témoignages de bonté, j’oserais presque dire d’affection, je me retirai... Je suis parti le 22, a& sept heures du matin. J’ai rencontré dans la ville trois voitures se dirigeant vers le palais, et j’ai su deae qu’elles étaient destinées pour le départ de

a Sainteté. » L’Ami de la Religion, 1, 102.

pour le Midi; pendant que, 4 partir de Valence, il voit, plus d’une fois, la fureur du peuple 4 son comble; que, pale, défait, il se cache derriére son

compagnon de voyage ; pendant que, plus loin, il

est obligé, pour sauver sa vie, de se déguiser en courrier, de porter la cocarde blanche et de courir a cheval devant sa propre voiture‘; enfin pendant

qu’aprés toutes les tribulations de la plus grande

des catastrophes, il fait son entrée dans son nouvel empire, un ilot de quelques kilométres carrés (4 mai 1814): le méme mois, a quelques jours seulement de distance (24 mai 1814), Pie VII, environné de l’auréole des confesseurs, rentre dans Rome qui tressaille d’allégresse, dans Rome qui’ est ornée de palmes, de banderoles et d’étendards, dans Rome qui le porte en triomphe a travers les voies sacrées et qui fait retentir les sept collines

d’acclamations sans fin ; et Pie VII, redevenu roi, |

recueille la famille Bonaparte mise au ban de l'Europe, la vieille mére de Napoléon, et son frére Lucien, et son frere Jérdme, et son frere Louis, et sa scour Pauline, et son oncle le cardinal Fesch, montrant a tous-que le royaume pontifical est toujours la terre de la liberté et du pardon!

Aprés tant de luttes, ot rien n’a été épargné et ou rien n’a pu réussir, aprés cette lecon, la plus grande du dix-neuvieme siécle et la premiére de tant. d’autres, concluons par ces paroles que Pie VII, séquestré, malade, répétait dans sa prison de Savone au préfet de Chabrol, devenu son gedlier ; paroles, en effet, si simples et si profondes qu’elles valent mieux que de longs discours : « Je suis tranquille, et ma cause est stire, parce que l’Kglise est impérissable ! »

QUESTIONS de science ecclésiastique

CONSULTATIONS DIVERSES

Q. — De quelle époque date Vobligation du célibat ecclésiastique ?

Pourquoi les Tures, etc., sont-ils dispensés de cette loi et depuis quand ?

A quels peuples s’étend cette dispense ?

R. — Examinons cette loi aux diverses périodes de Vhistoire ecclésiastique.

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