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exceptionnels, il peut arriver que je passe ma vie toute entiére avant qu’il y ait une nouvelle promulgation de la loi de l’abstinence qui la fasse revivre pour moi.
Un autre jour, ce sera pour le jefine que je demanderai une dispense, et me voila exempté de cette loi jusqu’A une nouvelle promulgation de la loi du jetine. L’obligation d’assister 4 la messe et celle du repos dominical disparaitront de méme, un jour ou l'autre. Puisque vous y mélez méme Voffice canonial, pourquoi ne pas supposer qu’un jour ou l'autre j’aurai loccasion d’en demander une dispense, qui vaudra pour ma vie entiére ?
Me voila le plus tranquille des hommes; plus de bréviaire A dire, plus de messe et de repos le dimanclie, plus d’abstinence et de jetine!
Mais quel est le mortel qui ne trouvera dans sa vie l’occasion de se faire dispenser par un évéque de ces mémes lois, comme je l’ai fait? De sorte que c’en serait fini de toute loi positive. Un principe qui aboutit 4 de telles conséquences est jugé : il est absolument faux.
Ad II. Une dispense ne meurt pas avec celui qui l’a accordée, c’est vrai; mais il est faux que le successeur ne puisse révoquer en partie ou en totalité la dispense accordée par son prédécesseur, vu que le successeur a les mémes pouvoirs que que celui qui a dispensé en premier lieu.
Bien plus, une dispense cesse d’elle-méme quand disparaissent les causes qui l’ont motivée. :
Assurément le Souverain Pontife peut accorder des dispenses sams aucune cause; la dispense ainsi accordée sera toujours valide, mais elle sera illicite. Or, le Souverain Pontife n’est pas censé faire une grace dans des conditions qui la rendraient illicite pour lui. C’est pourquoi il est toujours inséré la clause suivante, ou une autre analogue : Sz vera sint exposita, dans les indults adressés aux particuliers par le Saint Siége.
Pour les évéques, la dispense accordée sans cause est certainement invalide; il s’ensuit que du moment ot la cause disparait, la dispense cesse par elle-méme, lors méme que l’évéque voudrait la maintenir.
Q. * Dans le numéro du 1" février dernier, Ami du Clergé, répondant a une question ot on lui demandait pourquoi on dit dans les Litanies du saint Nom de Jésus : Jesu thesaurus fidelium, cherche 4 montrer que thesaurus est au yocatif et conclut qwil faut laisser ce mot dans les Litanies.
Je crois que cette réponse vient d’un professeur de grammaire plutot que d’un professeur de liturgie. Un liturgiste aurait respecté les décisions des Congrégations romaines.
R. — On nous demandait pourquoi, dans les litanies du saint Nom de Jésus, on trouve le nominatif thesaurus a cété d'autres noms qui sont tous au vocatif. A une question grammaticale nous devions une réponse également grammaticale, et nous avons prouvé que thesaurus est vraiment un vocatif.
Pour étre selon la grammaire, notre conclusion
serait-elle contre la liturgie? Jusqu’a nouvel ordre,
nous ne le pensons pas.
‘Sans doute, le 16 janvier 1886, la Congrégation des Indulgences, publiant un décret qui accorde a tous les fidéles trois cents jours d’indulgences pour la récitation des litanies du saint Nom de Jésus, joignit au décret un texte de ces litanies ou thesaurus est remplacé par thesawre. Sans doute aussi, le Journal du Dioit canon, le Canoniste contemporain, et ’Ami du Clergé luiiméme (numéro du 25 novembre 1897) ont reconnu que le texte authentique est celui de la Congrégation.
Néanmoins, il y a de bonnes raisons de croire que la legon thesaure est simplement une faute
échappée a l’inattention d’un copiste. Voici quel-—
ques-unes de ces raisons.
40 Le décret de la Congrégation n’a absolument rien changé, pour tout le reste, au texte traditionnel des litanies en question.
20 La Congrégation n’a point modifié l’invocation Agnus Dét.
3° Depuis deux semaines d’années que le décret est porté, tous les éditeurs liturgiques continuent dimprimer thesaurus. Nous avons remarqué en particulier que les rituels et les bréviaires de Pustet donnent toujours les Litanies du saint Nom de Jésus avec le mot thesaurus. Or, en téte de tous ces livres on lit l’approbation suivante :
Presens editio typice apprime conformis reperta est.
Ea Secretaria Sacrorum Rituum Congregationis. — Pro R. P. D. VINcENTIO Nusst, Secretario, JOANNES Ponzi, Substitutus.
Q. — le Un prétre doit-il s'inquiéter au moment de la consécration quand il ne sait pas si Vhostie et le calice, qui sont certainement sur le corporal, sont aussi sur la pierre sacrée? Je pense que non.
2° Un malade est dans une salle d’hépital; le prétre qui cherche a le confesser est embarrassé par la présence des autres malades plus ou moins voisins. D’un cété, il est ennuyeux de les prier de se lever et de se tenir a Pécart un instant; cette demande, méme dans le cas ou elle est écoutée, souléve facilement des murmures et peut indisposer contre le prétre non seulement les malades mais le personnel de I’hépital, y compris le médecin. D’un autre cdté, il est a craindre qu’un malade voisin ne surprenne quelque chose du secret de la confession. :
La méthode de confession par signes, par exemple prendre la main du pénitent, demande une interrogation a haute voix, sile malade est rendu un peu sourd par la maladie ou la quinine. Supposé qu’on ne pose qu’une question, ceux qui l’ont entendue savent le péché du pénitent; supposé qu’on en pose plusieurs, ceux qui les ont entendues pensent que c’est la derniére qui a obtenu un « oui. »
Kt puis, il arrive que le malade un peu sourd répond d’une voix trop forte.
N’est-il pas mieux dans tous ces cas : 1° quand il faudrait déranger les malades voisins, 2° quand on craint méme de laisser soupgonner quelque chose du secret sacramentel, n’est-il pas mieux de dire tout simplement au pénitent que, dans les circonstances actuelles, il n’est pas obligé de se confesser, qu'il n’a qu’a s’exciter ala contrition et qu'il va recevoir l’absolution ?
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it quand on a affaire 4 des gens «bons. garcons, mais abrutis », vy. g. prisonniers, détenus, qui se confesseraient volontiers pour une cigarette, n’est-il pas prudent de différer et de ne leur donner les sacrements que dans les cas urgents? Alors, sacramenta propter homines. :
3° Que penser d’un curé qui, ayant 4 administrer des moribonds ignorants qui n’ont guére eu, pendant toute leur vie, que la foi infuse du baptéme, emploie ce stratagéme pour leur donner l’Extréme-Onction : pour ne pas les effrayer, il ne leur parle pas de“ce sacrement, mais il leur dit « qu’il va leur faire des priéres sur les yeux, sur les mains..., etc. »? N’est-ce pas interpréter dans un sens trop large l’intention interprétative?
R. — Ad I. Si Jes pierres d’autel étaient enchassées de telle sorte dans la table qu’une trés légére Saillie indiquat les limites de la pierre consacrée, il serait trés facile au célébrant de vérifier 4 l’offertoire ou méme a la consécration si l’hostie et le calice sont, comme ils doivent l’étre, sur la pierre sacrée. Ka tout cas, le prétre, quand il ne connait pas lautel, doit, au commencement de la messe, essayer de reconnaitre les limites de la pierre afin de pouvoir avec stireté déposer le calice et plus tard Vhostie sur la pierre sacrée qui, seule, est liturgiquement l’autel sur lequel on doit célébrer. Sil Ini est impossible de sen rendre compte, il
-placera le calice et lhostie assez loin du bord anté-
rieur de l’autel pour étre stir quwils reposent sur la pierre sacrée.
Ad Il. I] faut trouver, en rapport avec les circonstances, le moyen d’assurer lintégrité formelle et le secret de la confession. Et ce moyen ne peut étre indiqué @ priori pour tous les cas.
Crest une excellente précaution, en général, d’entourer le lit du malade et le confesseur d’un paravent ou de rideaux qui dérobent la vue et amortissent la parole.
Pour éviter aux natures trop agrestes le danger de se confesser pour une cigarette ou pour quelque autre douceur, il n’y a qu’a agir de telle maniére quwils ne puissent s'imaginer qu’ils obtiendront quoi que ce soit parce qu’ils se seraient confessés. Qu’on donne a tous indistinctement, ou qu’on s’abstienne de donner 4 ceux qui se seraient confessés, si d’autres ne regoivent rien.
Ce serait manquer de zéle et agir imprudemment que d’attendre au dernier moment quand on peut s’y prendre plus tot, qu’on peut instruire et disposer A l’avance ces pauvres Ames qui ont grand besoin de tous ces secours. :
Ad Ill. Est-ce vraiment un stratagéme que d’expliquer ainsi ce qu’est le sacrement de l’Extréme- Onction? N’est-ce pas au contraire une excellente maniére de faire? On apprend ainsi a ces moribonds quelles sont la matiére et la forme du sacre-
- ment qu’on va leur conférer. Qu’on ajoute ce qui
concerne l’effet pour l’Ame et pour le corps. Kt ainsi on les aménera al'intention explicite et formelle de recevoir le sacrement, ce qui est nécessaire quand ils peuvent manifester leur volonté. Car on ne doit pas conférer les sacrements sans
que le sujet y consente.
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