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partie, Pantique royauté, associée des le berceau

aux vicissitudes de la France, instrument et symbole de l’unité nationale! Partie, aprés avoir rendu 4 la patrie abaissée et ruinée la prospérité au dedans, la prépondérance au dehors, ses

vieilles grandeurs et ses vieilles gloires! Partie

avec le principe héréditaire, qui était une garantie de stabilité dans un siécle de mobilité! Partie enfin, nous abandonnant aux aventures, aux coups d’Etat, aux révolutions qui, 4 travers tant de dates funébres, vont faire de nos générations modernes des générations sacrifices !

Pourquoi done ce malheur royal qui est un malheur national ?

Encore une fois, deux camps ennemis se sont dressés sur la terre commune. L’un, plein d’arrogance et de mauvaise foi, repousse avec hauteur tous les liens qui unissent entre elles les générations successives : anciennes traditions, anciens souvenirs, caractere de la race, destinée de la nation, il dédaigne tout pour ne voir que lui-méme, sans souci de fonder s¢érieusement cette liberté dont il chante le refrain a travers des déclamations presque toujours vides de sens. Mais Dieu le punira t6t ou tard, car Dieu, qui gouverne les empires, ne souffre pas qu’on méconnaisse, qu’on outrage a ce point les lois de ses desseins et de ses cuvres... L’autre, composé de chevaliers d’un autre Age, plus dévoué que clair-

*C. de Barante, Souvenirs du baron de Barante, m, 571.

voyant, excité d’ailleurs par le souvenir de la Révolution dont il vient @étre la victime, irrite Yopinion sans le vouloir, sans le prévoir, ne comprend pas assez que, pour les peuples aussi bien que pour les individus, la vie ne se recommence pas, qu’elle va toujours en avant, sous le joug des événements accomplis, et que si, dans la société, aux éléments anciens viennent se méler des éléments nouveaux, il faut, a tout prix, établir entre eux cette harmonie qui est indispensable a la force et au repos de l’Etat.

Oui, elle est tombce, la royauté séculaire, beaucoup moins victime de ses propres fautes que victime des fautes de la France qui a substituée lesprit de discorde 4 V’esprit d’union, la passion au patriotisme, la guerre intestine a la paix sociale, et qui parfois lui a créé des situations qu’aucun genie politique n’était capable de vaincre!

Aussi, sil a été longtemps de mode de flétrir la Restauration, de travestir ses intentions et de nier ses bienfaits, de la couvrir de mensonges et de calomnies, de reprocher l’impuissance a ses grands ministres, 4 ses hommes d’Etat, gloire de nos premiéres assemblées, orgueil de la monarchie, aujourd’hui la lumiére est faite sur ce gouvernement loyal et réparateur. Kt non seulement les historiens gui doivent étudier, penser, juger, et non seulement les royalistes fidéles au sang de leurs péres, mais encore tous ceux en qui les opinions politiques n’ont point altéré la faculté de sentir juste et d’admirer ce qu’ils sentent, tous ceux qui ont le courage de placer le bien de la France au-dessus du triomphe d’un parti, tous ceux qui ont l’Ame assez grande pour aimer la justice dans toutes les causes, aujourd’hui tous ceux-la lui adressent, non pas comme l|’expression d’un pur sentiment, mais comme un acte de réparation définitive, ’hommage de leur douloureuse sympathie.

LE SPIRITISME

ETUDE HISTORIQUE, CRITIQUE & THEOLOGIQUE

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