‹ L' ami du Clerge ParoissialChapitre 91 sur 276 · NOTIONS PRELIMINAIRES · texte numérisé non relu

NOTIONS PRELIMINAIRES

Tl est difficile de définir clairement le spiritisme, tant parce que ses principaux fauteurs sont loin Vétre d’accord entre eux sur ce qui en fait l’essence, que parce qu’il y a en lui quelque chose de bien indéterminé encore. Pour préciser autant que possible, disons seulement que le spiritisme comprend en général toute communication vraie ou prétendue avec les esprits qui appartiennent 4 un autre monde, et spécialement avec les esprits des morts, par l’intermédiaire d’un médium.

Le spiritisme n’est point un ensemble coordonné de connaissances certaines, mais bien plutét un ensemble désordonné de pratiques hasardeuses

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dont le but est de mettre ’Yhomme en rapport avec des puissances d’une autre nature que la sienne, ou du moins avec des esprits d’un autre monde, en supposant que ce soient des esprits humains. — Crest done a tort qu’on appellerait le spiritisme une science. Une science! mais toute science a des principes certains, des moyens d’investigation, une méthode et enfin un objet clairement déterminé.

Or, quels sont les vérités évidentes ou acquiges et prouvées, qui lui servent de principes et de bases et dont il emprunte la lumiére ? Il n’en est aucune. — A-t-il au moins des moyens d’investigation ou une méthode qu'il puisse définir? Pas davantage. Ses procédés, comme nous le verrons, sont pour la plupart renouvelés de la magie antique. — A-t-il enfin un objet clairement défini? Non, encore. Tout ce qu’on peut dire de mieux en sa faveur, c’est que son objet est de faire la lumiére sur l’au-deld ; mais que c’est vague! Et encore la-dessus il n’a jamais pu émettre que des assertions absurdes, douteuses ou contradictoires : le catholicisme seul a jeté de véritables lumiéres sur les grandes questions de l’au-dela. Ajoutons cependant que c’est déja quelque chose que nos libres-penseurs veuillent bien croire 4 un au-dela, ou y soient forcés.

Pour nous diriger en des matiéres si peu définies et si vastes, nous diviserons cette étude, comme Jindique le titre que nous lui avons donné, en trois parties : la partie historique, ot nous verrons ce qu’était le spiritisme dans le monde ancien, et ce qu il est dans notre siécle; la partie critique, ou nous étudierons les doctrines qu il a insinuées, les résultats qu’il a produits, et les explications qu’en donnent les savants de nos jours qui l’admettent ; et la partie theologique, ou nous tacherons de découvrir ce qwil y a en lui de certainement extra-naturel et ce qui pourrait aussi étre naturel, et quelle est la régle de conduite que la conscience doit se tracer par rapport a lui.

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