SCENE IX
Les Mêmes, SUZEL.
Fritz. — Que te voilà devenue grande!... Mais avance donc. . . . n'aie pas peur. ... on ne veux pas te manger.
Suzel. — Ah ! je sais bien, monsieur Kobus. . . . Mais c'est que je ne suis pas assez bien habillée.
Frédéric. — Habillée!... Est-ce qu'une jolie fille l'est pas toujours assez bien habillée?. . .
Fritz. — Allons, Sûzel, viens dîner avec nous. Tiens, mets-toi à la place du vieux rebbe.
Suzee. — Oh ! monsieur Kobus, je n'oserai jamais. . -
Fritz. — Bah ! bah ! allons. ... je le veux. . . . Tu me feras plaisir, Sûzel. {Sûzel s* assied toute droite au bord de la chaise que vient de lui offrir Hanezô. Fritz servant Sûzel.) Comment, tu as pensé à moi, Sûzel ?
Suzee. — Oui, monsieur Kobus. Le père m'avait dit : "Demain tu porteras du beurre et des œufs frais à M. Kobus, pour sa fête!. . ." Alors je me suis rappelée que vous aimiez les violettes, et ce matin de bonne heure, j'ai été en cueillir sous les haies autour de la ferme.
Fritz. — C'est une fameuse idée, Sûzel. Oui, j'aime les violettes, c'est nia fleur îavorite. Et pour te faire