‹ L'ami Fritz (volume 2)Chapitre 18 sur 89 · ACTE I, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI

Fritz. — Apporte aussi les cigares et le tabac, Catherine. . . Catherine sort Kobus mo7itrant les pipes accrochées aie mur?) Voilà des pipes... il y en a pour tous les goûts . . . que chacun choisisse celle qui lui convient. (Hanezô et Frédéric se lèvent pour choisir leurs pipes. David s" approche de la table, à gauche, et s'arrête tout surpris, en apercevant le bouquet de Sûzel?)

David. — Oh ! le joli bouquet !. . . Qui donc fa donné ce bouquet, Fritz ?

Fritz.— Eh ! c'est Sûzel.

David.— Sûzel?

Fritz.— Eh ! oui. . . Tu ne la reconnais donc pas ?

David. — Comment... comment... c'est toi, Sûzel! Je ne te remettais pas . . . Comme te voilà grandie depuis l'automne dernier !. . . Ah ! c'est toi qui as apporté ce joli bouquet de violettes ? . . .

SuzKiy. — Oui, monsieur David.

Dayid. — Eh bien, voilà ce que j'appelle une bonne petite fille. {Sûzel baisse les yeux.) Mais elle est un peu craintive. Allons, bois un petit coup, Sûzel, cela te donnera du courage.

SuZKiy. — Merci, monsieur David, j'ai déjà bu. {Catherine rentre avec les bouteilles, la boîte à cigares et le pot à tabac sur un plateau.)

Hankzô, décrochant une grande pipe turque. — Voilà mon affaire.

Frédéric— Voici la mienne. [Ils s' approchent de la table et bourrent leurs pipes, pendant que Joseph choisit un cigare.)

Cathkrink. — Sûzel, votre garçon est à la porte avec 3a voiture ; est-ce qu'il faut lui dire d'attendre ?

Suzei,. — Oh ! non, mademoiselle Catherine, nous allons partir tout de suite.

Fritz. — Comment, Sûzel, et le café. . . Tu ne veux pas prendre le café avec nous ?

SuzKiv. — Merci, monsieur Kobus ; le père m'a bien recommandé, de ne pas perdre de temps, nous avons beaucoup d'ouvrage à la maison.... je suis déjà en retard.

Fritz. — Bahl bah! L,e père Christel attendra... {Sûzel paraît tont embarrassée,}

Catherine, bas à Fritz. — L,aissez-là partir, monsieur, elle est un peu gênée.

Fritz. — C'est vrai, Sûzel, que tu es gênée avec aous?

Suzei,. — Oui, monsieur Kobus !

Fritz. — Eh bien, va, mon enfant, va. Je suis bien montent de t' avoir vue. (A Catherine.) Catherine, metslui un bon morceau de pâté dans son panier, avec une bouteille de vieux bordeaux pour le père Christel.

Suzei^. — Merci, monsieur Kobus.

Fritz. — C'est moi qui te remercie, Sûzel, pour ton Douquet ; tu m'as fait plaisir, entends- tu ? Et n'oublie pas de dire là-bas que j'arriverai dans la quinzaine au plus tard.

SuzEL, sur Importe. — Non, monsieur, je n'oublierai rien ; on sera bien content. {Elle fait une révérence et sort avec Catherine et Lisbeth.)

Page 1