ACTE I, SCÈNE II
de marier les gens ! Si cela n'avait dépendu que de lui, M. Fritz serait marié depuis la mort de M. le juge de paix. Pauvre vieux rebbe ! lui en a-t-il proposé depuis quinze ans ! des brunes et des blondes, des catholiques et des protestantes, des riches et des pauvres, car il ne regarde pas à la fortune, ce pauvre vieux rebbe; pourvu qu'on s'aime et qu'on se marie, il est content.
IjSBETH.— Et M. Fritz ne veut pas ?
Catherine. — Non. Il rit . . . Il se renverse dans son
fauteuil, en criant: " C'est la dixième c'est la
vingtième."
I/tsbeth. — Quel malheur !... Une brave femme serait si heureuse dans cette belle maison ... et M. Fritz
Catherine, vivement. — Chut ! le voici qui revient de la cave. {Elles arrangent le couvert et prennent un air effaré. La porte de la cuisine s' ouvre, Fritz parait sur le seuil, en costume du matin, avec un panier rempli de bouteilles et un bougeoir allumé.)