‹ L'ami Fritz (volume 2)Chapitre 53 sur 89 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Eks Mêmes, SUZEL.

Suzel. — Monsieur Kobus, le déjeuner est servi. Christel. — Monsieur Kobus est parti.

Suzel.— M. Kobus?

Christel. — Oui, avec le percepteur. . . . Tiens, re-

7ô L'AMI FRITZ.

garde, la voiture longe le bois des Mésanges, au bout de la prairie .... (Sûzel remonte vivement vers le fond et regarde. Silence.)

Christel, la main en visière sur ses yeux.— On ne la voit plus! {Sûzel baisse la tête et tombe assise sur le petit banc du fond, la figure dans ses mains. Christel, se retournant et voya?it Siîzel qui pleure}) Eh bien! qu'est-ce que c'est? Pourquoi pleures-tu ?

Suzel, sans lever les yeux. — Je ne sais pas mon père,

Christel, cûun ton brusque. — Tu ne sais pas ?

David, avec douceur. — Laissez-la, père Christel. . . . ne la grondez pas. . . . (D'un air bonasse.) Elle pleure à cause de ses beignets. (On entend à gauche le chœtir des faucheurs et des faneuses qui rentrent.)

Beau soldat qui reviens de la guerre, N'as-tu pas vu mon bon ami ?

— Ton bon ami dort sous la terre ; Avec bien d'autres on Ta mis !

Christel. — Voilà les faucheurs qui rentrent. {Il se dirige vers la ferme en criant.) Ursule! Ursule !

CHŒUR des faucheurs et des faneuses se 7 approchant.

Il ne reviendra plus,

Il ne reviendra plus,

Il ne reviendra plus,

Il est sous terre.

(Sûzel pousse U7i sanglot.)

David, s' asseyant à côté de Sûzel et attirant tout douce m e?it la tête de la jeune fille sur sa poitrine. ) — Allons

allons Sûzel .... du courage ! . . . . (A part) Ah !

Fritz, tu me paieras ça ! ... .

(Le rideau baisse.)

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