‹ L'ami Fritz (volume 2)Chapitre 60 sur 89 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

J'espérais qu'une fois rentré dans mes vieilles habitudes, le bon sens reprendrait le dessus, mais je me trompais ! Tout ce qui faisait autrefois mon bonheur, ne me dit plus rien. Cette maison, que j'avais si bien pourvue en toutes choses, pour y vivre heureux jusqu'à la fin de mes jours, me semble déserte ; mes amis m'ennuient; mon vieux vin me paraît amer ; je ne puis plus en boire une bouteille sans m'exposer à radoter; enfin, toute consolation m'est refusée ! Et je ne pense qu'à Sûzel ! Plus je veux en détourner ma pensée, plus son image m' apparaît gracieuse, plus sa voix gazouille doucement dans mon oreille... {Avec consternation.) Oh! misère, misère ! Pourquoi Sûzel ne s est-elle pas dérangé le pied, en m' apportant ce joli bouquet, le jour de ma fête? Pourquoi ne me suis-je pas cassé la jambe, en allant à la ferme ? Pourquoi ? {David paraît sur le seuil de la porte à droite. A part.) Allons, bon! il ne me manquait plus que ça ! (Il s' assied à gauche, près de la table.)

Page 1