‹ L'ami Fritz (volume 2)Chapitre 61 sur 89 · FRITZ, DAVID SICHEL · texte numérisé non relu

FRITZ, DAVID SICHEL

David, entrant tout joyetcx. — Eh ! bonjour; je te retrouve, à la fin des fins ? {Posant son chapeau et son parapluie sur une chaise.) Eh bien, eh bien. . . comment ça va-t-il ? (77 s'approche de Fritz.) Ta vieille Catherine vient de me dire que tu es un peu malade .... Il paraît que vous avez trop bien vécu pendant votre voyage.

Fritz, se levant et passant à droite ou il s" assied. — Oui, ça m'a dérangé l'estomac, je souffre beaucoup. {Il appuie la main sur son estomac?)

David, d'un air bonasse. — Comment, comment, tu es aussi une fois malade? Eh ! cela devait arriver. Combien de fois ne t'ai-je pas dit : " Prends garde. . . . Kobus, prends garde. . . . tant va la cruche à l'eau qu'elle se brise . . . . " Mais tu ne voulais pas me croire .... tu riais ... et voilà, maintenant la chose est arrivée comme je l'avais prédite. . . (// va au fond pre7idre ïine chaise.) Enfin, avec un peu de repos et de régime, tout se remettra. (Fritz tousse. A part.) Il a l'air défait tout de même. Est-ce qu'il serait réellement malade ? Voyons un peu. ( S' approchant de Fritz tfttn air câlin et s' asseyant près de lui.) C'est égal, Fritz, je suis content de te revoir. Je trouvais le temps long après toi ! Et puis, pour te dire la vérité, j'étais inquiet. . . tues parti si vite de la ferme, l'autre jour. . . que je craignais de t' avoir dit quelque chose de désagréable, sans le vouloir, bien entendu, je me disais : Est-ce que Kobus en voudrait à son vieux rebbe ?

'Kobus, vivement. — A quoi penses- tu, David? Non !.. Je m'ennuyais à la ferme... sans le dire, naturellement. . . je ne voulais pas chagriner ces braves gens qui se mettaient en quatre pour me faire plaisir. . . mais je m'ennuyais. . . Et puis, j'avais promis depuis longtemps à Hanezô de l'accompagner dans une de ses tournées ; il fallait pourtant tenir parole, et ma foi, à la dernière minute . . .

David. — Tu t'es laissé enlever.

Fritz. — Justement.

David. — Eh bien, c'est aussi la première idée qui m'est venue! J'ai dit à ton fermier: " Voyez vous, Christel, vous avez tort de vous tourmenter, Kobus s'ennuyait à la campagne. Je le connais. . il lui faut ses chopes le soir et sa partie de cartes ; il est habitué à ces

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