‹ L'ami Fritz (volume 2)Chapitre 71 sur 89 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les Mêmes, HANEZO, FRÉDÉRIC.

Fritz, se retournant, tout joyeux. — Ah ! c'est vous. . . Entrez. . . entrez! . . . Vous venez m'inviter à la fête de Beau-Castel. . . . Eh bien, j'accepte.... mais à une condition, c'est que vous serez mes garçons d'honneur !

Hankzô et Frédéric, stupéfaits. — Tes garçons d'honneur !

FRiTz.— Oui! je me marie.... {Montrant Sûzel.) Voici ma femme !

Hanezô ^/Frédéric. — Sa femme !

Fritz, tendant la main à David. — Toi, David, tu me serviras de père !

Catherine. — Ah ! monsieur {Prenant la main de Sûzel et la portant à ses lèvres.), vous avez bien choisi.

Fritz, ému. — Embrasse-la, Sûzel, c'est elle qui m'a décidé. {Sûzel et Catherine s' embrassent.)

Frédéric et Hanezô. — Il se marie ! . . . .

Fritz, frappant sut l 'épaule de David. — Es-tu content, David ?

David. — Très content.

Fritz. — Sans compter que tu as gagné ma vigne.

David. — Ce n'est pas moi qui l'ai gagnée. . . . C'est Sûzel, aussi je la lui donne en dot.

SuzEiy. — Oh ! monsieur David. . . .

David, levant le doigt, —Si tu refuses, Sûzel, tu me feras de la peine.

Fritz. — Soit, j'accepte!.... {Pre7tant la main de Sûzel.) Nous acceptons ! {Sûzel incline la tête.) Mais à une condition, c'est que tu boiras le vin de cette vigne jusqu'à la fin de tes jours, et que tu prendras devant le notaire l'engagement de vivre aussi vieux que Mathusalem.

David, levant les mains. — Ah ! voilà l'ancien Kobus qui revient sur l'eau ; on voit bien que tu n'as plus mal à l'estomac.

Fritz. — Non, Sûzel m'a guéri. (77 prend le bras de Sûzel et lui parle bas.)

Hankzô, regarda?it Frédéric dy un air désolé. — Qu'estce que nous allons devenir, nous deux ?

David, sortant sa tabatière de sa poche. — Mon Dieu ! vous ferez comme lui. Soyez tranquilles, je vais m'occuper de votre affaire. {Hanezô et Frédéric étendent les bras poîir protester. David s1 emportant.) Eh ! c'est le premier devoir de tous les Français ; n'oubliez pas que la France est votre patrie !

FIN DE i/AMI FRITZ.

Remarks. — Though thèse notes are not very numerous, thcy are sufficiently extensive to enable the reader to enter into the spirit c f this charming little comedy. Most of the idioms and other difficult passages hâve simply been translated. The editor would respectfully advisethe teachers of the language usingthis book in the class-room to analyse ail the idioms, thus combining profitable drill in forms of the language not usually found in grammars with the more pleasant task of translating the play itself.

The numbers refers to both the pages and the lines of each page, The larger numbers refer the reader to the page, while the smaller to the lines.

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