‹ L'Amibiase: Maladie généraleChapitre 24 sur 30 · AN VAN · texte numérisé non relu

AN VAN

savoir : qu'il s’agit de cas de contamination métropolitaine, les infectés actuels n'ayant jamais quitté la France mais certains ayant été en contact avec d’anciens soldats retour d'Orient ou du Levant. Ils motivent cette autre remarque qu'ils ont été considérés comme des entéritiques chroniques de cause indéterminée et traités symptomatiquement sans résultat jusqu’au jour ou des examens de laboratoire motivés par des demandes de pension ont précisé la cause réelle de ces

entérites et autorisé une thérapeutique spécifique.

Nous ajouterons ici deux autres observations iné-

dites plus récentes.

OBSERVATION (personnelle inédite) :

Au début de janvier 1925 entre dans les salles militaires de l’hospice mixte d'Orléans le sergent P..., du 131€ R. I. pour des hémorrhoïdes procidentes dont il demande la cure chirurgicale.

Quelques jours après l’opération il présente un syndrome complet de cystite hémorragique sans fièvre.

Les urines sont envoyées au laboratoire de bactériologie du 5e €. A. Une centrifugation légère permet l'examen d’un culot très abondant composé de globules rouges et d’amubes à l’état végétatif et kystique!

Quelques piqûres d’émétine et l'absorption de stovarsol en comprimés et tout rentra dans l’ordre.

Un examen des selles de ce sous-officier qui du reste n'avait fait aucun séjour aux colomies révéla la présence de rares kystes amibiens.

J. Bertrand 4

sem Li

Que s’était-il donc passé?

Il semble que l’on doive s'arrêter à cette hypothèse, à savoir qu’au cours de la dilatation préalable à l’ablation des paquets hémorrhoïdaires, des déchirures se produisirent dans la muqueuse rectale et sans doute par le lacis veineux ou lymphatique péri-rectal et vésical permirent l'invasion bru-

tale de ce réservoir.

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