‹ L'amie de Noël Trémont, romanChapitre 4 sur 5 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

La Conslitution avait été votée par 739 voix contre 30. On décida que la promulgation du nouveau pacte serait solennisée par une de ces fêtes civiques, chères à nos pères de 92 et dont les gouvernants de 1848 cherchaient à imiter la pompe symbolique. — Place de la Concorde, on avait dressé de vastes estrades en face d'un autel abrité sous un immense vélum de velours rouge. Le dimanche 1:2 novembre, sous un ciel gris, bas et neigeux, les représentants se réunirent sur les gradins en amphithéâtre.

L'archevêque de Paris, assisté de quatre évêques, célébra la messe ; on chanta le Te Deum, tandis que l'encens fumait sur des trépieds, parmi des banderoles tricolores et des statues allégoriques de la Paix et de l'Abondance, et que le canon des Invalides tonnait par intervalles. Mais l'enthousiasme des premiers jours manquait à la fête. Les curieux

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