‹ L'amiral Baudin; with mapsChapitre 10 sur 32 · I. \ Fui':r. ATI-: « \..\ si': \ii m. \ \'i i · texte numérisé non relu

I. \ Fui':r. ATI-: « \..\ si': \ii m. \ \'i i

flainrnalion des intestins et me sauva certainement la vie.

Ci Après un mois de nier, nous arrivâmes à Fîle de France. Je fus transporté avec les autres blesses à riiôpital. Le capilaine généra! Decaen m'avait déjà recommandé aux soins du docteur Cliapotin, chirurgien en chef de la marine. Nous avions été huit amputés à bord de la Sémillante^ quatre du bras droit, quatre du bras gauche : j'étais le seul qui eût survécu; les sept autres succombèrent pendant la traversée. La plaie que je portais au côté était énorme; elle s'étendait de l'extrérailé de l'os iliaque au voisinage de la première fausse côte; pour la panser, on n'employait pas moins d'une livre de charpie. La suppuration très-abondante, les sueurs excessives, la fièvre continuelle, la privation de nourriture, les douleurs et l'insomnie me réduisirent à un degré d'affaiblissement tel que je n'étais réellement plus qu'un squelette : le docteur Chapotin commençait a désespérer de moi. Un médecin allemand, de passage à l'île de France, le docteur Curtius, obtint qu'on modifiât le traitement débilitant auquel on m'avait jusque-là soumis : vers le milieu d'octobre, c'est-à-dire sept mois après le jour où je tombai blessé sur le pont de la Sémil-

lante^ la plaie était entièremeat cicatrisée. Je me levai et je pus essayer de faire quelques pas. J'étais tellement raccourci du côté droit que je marchais tout courbé vers la droite et pour ainsi dire à trois pattes. Il fallut plusieurs mois encore pour que, grâce à ma jeunesse et à ma saine constitution, je parvinsse à me redresser ^'

CHAPITKK IX.

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