MORT DE JEAN RIBAUD
pagnons. Les Espagnols, qui lui avaient promia la vie sauve, lui coupent la tête, la fendent en quatre morceaux qu'ils fichent sur des piques aux quatre coins du fort ; et sa barbe Pasée est envoyée au roi d'Espagne qui, peut-être, a réclamé l'honneur d'être ainsi associé à cette noble vengeance. Près de neuf cents Français périrent avec lui, massacrés par les Espagnols et brûlés comme hérétiques, ce qu'attesta un écriteau placé sur le lieu du supplice.
L'Amiral avait trop à cœur sa colonie floridienne pour ne pas demander vengeance d'un si lâche attentat; il craignait trop le renouvellement des troubles civils pour ne pas pousser de toutes ses forces à la guerre contre l'Espagne ; les veuves et les orphelins des victimes, restés en France, rédigèrent, à son instigation sans doute, une pressante requête adressée au roi et à la reine (1). Mais pour que Philippe Il eût autorisé, ordonné cette sauvage agression, il fallait qu'il fût bien sûr du concours dévoué que lui prêteraient ses amis de France. Le temps s'écoula, aucune justice ne fut rendue, aucune satisfaction accordée aux plaintes des veuves désolées, à l'honneur de la France outragé.
C'en était fait de- l'empire colonial rêvé par Coligny. Une devait plus compter que le roi s'intéressât désormais à ces grandes expéditions maritimes qui pouvaient cependant lui rapporter tant de gloire et
(I) Archives airieuses, CimbeTet Danjou, l. VI, 232-237.
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9b CBAFITHE IV.
tant de profit à notre pays. Eh bien, ce que le roi refuse de comprendre et de vouloir, il Faut que la nation le comprenne et le veuille. Et avec l'obstination du cœur, de ce cœur dévoué aux intérêts de la France, l'Amiral continue à exciter, à encourager de ses sympathies, de ses conseils, tous les braves gens qui voient comme lui l'importance des entreprises lointaines et que ne rebutent ni l'indifférence, ni le mauvais vouloir de la cour.
Huguenots ou catholiques, tous ont en pareil cas droit égal à son affectueuse estime ; car il ne voit en eux que de bons et loyaux Français : « Monsieur » TAdmiral, dit Monlue dans ses if/emoires, n'aymoit » et n'estimoit que trop mon filz. » Ce fils, le second de Monluc, Pierre Bertrand dit Peyrol, avait passé la moitié de Tannée 1566 à préparer de ses ressources personnelles une expédition pour les pays lointains. Monluc le père' n^en était nullement partisan : it Monsieur l'Admirai sçait bien, combien je < taschai à la rompre. » La reine n'y était guère mieux disposée; les réticences de Monluc font voir, au contraire, l'intérêt qu'y prend l'Amiral {!).
)1 semble même qu'il ait fait à cette époque un nouvel et vigoureux effort pour- réveiller les généreux instincts de Charles IX. L'ambassadeur français en Espagne reçoit l'ordre de renouveler ses demandes d'explication à propos de la Floride; et
(I) Monluc , tdit. de la Soc. d'Mist. de Franco, t. III., p. 74-76.
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PIBBBE BBHTBAND TUK A HADSBB. 07
Charles IX écrit même au jeune Monluc pour l'encourager eu son entreprise (<).
Fier dé cette approbation indirecte de son roi, Pierre Bertrand part de Bordeaux le 23 août 1560 avec trois navires et douze cents hommes, faisant serment à son père qu'il forcera bien Espagnols et Portugais à partager avec la nation française la gloire et les profits du commerce de mer (2). Il songeait, dit-on, à fonder de vastes établissements sur les côtes d'Atique. Il ne faut peut-être pas prendre trop à la lettre le serment de Pierre Bertrand et attacher trop d'importance à ses prétendus grands projets. Digne .fils de Monluc, il était sans doute un peu fenfaron comme son père, et il est probable que sa plus chère espérance était de venger nos échecs de Brésil et de Floride, en causant le plus de dommage possible à nos rivaux. Son équipage a tout l'air, en effet, d'un équipage de corsaires, étant, s'il faut en croire d'Aubigné, composé des plus mauvais garçons delà Guyenne.
Quoiqu^il en soit, la déplorablefatalitéqui s'attache à toutes les entreprises patronées par l'Amiml arrête celle-ci dès le début. Pierre Bertrand ayant relâché à Madère est assailli par les Portugais maîtres de l'île, repousse leur attaque, prend leur ville d'assaut,
(0 FonlanieD, 313, 4 août ISeG.
Areh. des Mlu. aclenl. et lut., 2* «éric, l. II, t* livraison, p. S9S.
(2) De Thoa, t. II, p. 068.
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mais est tué en voulant les forcer dans une église fortifiée, leur dernier asile. Ses compafçnôDs le vengent, puis incertains, découragés, reviennent.
Le roi de Portugal ayant osé se plaindre d'eux et réclamer leur châtiment, le cardinal de Lorraine ne rougit point d'appuyer ces plaintes de l'étranger. Le conseil eût cédé, < n'estoit que M. de ChûtiUon avec » sa ùiçoii sévère et pleine de gravité remonstra que > si (ces hommes avaient) eu tant de courage que » d'entreprendre (seuls) ce que toute la France u devoit faire, (ils méritaient) une récompense et
» non pas une punition si bien que le roi Charles
» neufviesme qui estoit courageux en fut tout » esmeu en la jeunesse ou il estoit.... » Les ambassadeurs étrangers eux-mêmes ne purent s'empêcher d'applaudir ù ce patriotique langage de l'Amiral qui gagna la cause des compagnons de Monluc (I).
Malhem'eu sèment, il ne put se trouver à la cour l'année suivante pour plaider de même celle de l'héroïque Gourgues, qui venait de venger sur les Espagnols de Floride les odieux massacres de 1565. Les guerres civiles s'étaient rallumées avec fureur dès le mois de septembre 1567, quelques semaines après le départ de Gourgues.
■ (I) Ces détails sont lires d'une pièce assez curieuse ialjlulée ; La Fortune de la Cour, et qu'on trou\e imprimée à la snile des ifémoires de Marguerite de Valois. Liège, 1 713. L'aulenr, le sieur de DampmarliD, dans le paiisage en quesUon, prélend que ce Tut Gourgues donl l'Amiral prit ainsi la d^renee. C'est une erreur évideule, et nous ue voyons que les compagnons de Monluc & qui te passage puisse se rapporter.
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A qui la faute de ces guerres nouvelles, et qui ' doit en portef la responsabilité devant Tliistoire? Est-ce l'homme qui dans la grande, la généreuse pensée de réparer les malheurs, d'expier les Taules de nos premiers troubles civils, convia si chaleureusement tous les Français à ces expéditions lointaines que nous venons de raconter? Il est vrai quede mars i 563 à septembre 1567, Coligny n'eut pas toujours les yeux tournés du côté "de l'Atlantique. Si l'Amiral, par son patriotique dévouement aux devoirs de sa charge, est au-dessus de tout éloge, le religionnaire, l'homme privé est-il pendant ces quatre années à l'écart de toute intrigue, à l'abri de tout soupçon?
Tranaportons-nous donc par la pensée sur les bords du Loing, et gravissant les trois étages de terrasses superposées que domine le château de l'Amiral, pénétrons dans cette demeure imposante à la fois et gracieuse, chère aux artistes italiens et français, qui l'ont peuplée de leurs chefsd'ceuvre. C'est là que, la paix conclue, l'Amiral s'est retiré, au commencement d'avril 1563. Là, au milieu de a tout son petit mesnage (1), » il tâche d'oublier les terribles émotions de la guerre civile, et regarde, avec les derniers jours tristes de l'hiver, s'enfuir peu à peu le souvenir des maux
Autour de Charlotte de Laval, sa noble et coura-
C<) Letlre de Coligny i la duchesse de Feirare, dernier taay ISG3. C. N. Mss. f f. 3256, f. 114
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geuse compagDe, se pressent de nombreux enfants, bénédictioD que Dieu a envoyée au héros : ses trois fils, Gaspard; François, Odet^ dont I^aîné à peine remis de la terrible maladie qui a failli l'emporter à Orléans; puis les deux petites filles, Louise et Renée, cette dernière' encore à la mamelle. Tout ce petit monde emplit la maison de joie et de bruit; car l'homme grave aime que les enfanta s'amusent, fassent « une belle vye en s'esbattanttous ensemble » joyeusement (1). »
Mais l'atné des fils a déjà neuf ans; il faut songer au travail, à Tétude. Coligny a choisi un digne maître, Le Gresle, qui sera dans cette noble maison entouré du respect, de l'afreelion de tous; l'Amiral sait combien c'est chose sainte d'élever la jeunesse, et il ne cessera de recommander à ses enfants d'aimer, d'honorer comme un second père ce maître qu'il leur a donné, de lui obéir comme à lui-même. Sans cesse aussi il leur recommande l'étude, non celle qui remplit la tète de mots vides, de phrases creuses, mais celle qui élève l'âme, qui développe en elle le germe des généreuses pensées, des bons sentiments : « pendant que vous estes en âge, » employez vostre temps en Tétude des bonnes » lettres qui vous mettent dans le chemin de la » vertu (2). »
(1) Lellre de Henri de Condé à l'Amira], cilée dans VBittoIre des princes de la maison de Condé, 1. 11, p. 415.
(2) Lettre de Coligny à ses fila, cllé« dans la Vie de Cùligag. D. L, H, p. 76, 77.
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Et ce n'est pas aeuIemeDt rinstruction de ses enfants à lui qui le préoccupe. Il a coutume de dire que l'instruction générale « est un singulier bien- » faict de dieu... que l'ignorance des lettres avoit ■a apporté à la république... aussy à Tégllse » d'épaisses ténèbres. » Convaincu que les collèges doivent être « un séminaire de l'Ëglise et » un apprentissage de piété (I), » il en fait construire un à ses frais, dans sa ville de ChÂtillon. A ses frais, il y appelle et entretient un assez grand nombre , d'écoliers; et pour que cette jeunesse y puisse vivre et croître à l'aise, il a eu soin que l'endroit choisi fût dans le meilleur air et le plus sain possible. De doctes professeurs y enseignent l'hébreu, le grec et le latin.
Mais plus haut que les leçons parlent les bons exemples; il le sait, et le meilleur des maîtres c'est lui-même, bien plus vénérable encore au milieu de sa maison que dans l'exercice de ses charges. On sait quelle religieuse règle de vie il avait établie parmi les siens : prières en commun matin et soir; avant le dîner, prêche ou chant des psaumes, lui toujours présent, vrai modèle de recueillement et de piété, de cette piété éclairée, intelligente, qui veut des actes, non des formules, et qui met en pratique les admirables préceptes de la fraternité, de la charité chrétienne.
(I) Portrait 4e CoUgny^ i, la raile de la Vie précédemment ci[ée.
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102 CBAPITRE IV.
Aimez-vous les uns les autres, a dit Christ à ses disciples : aussi, daus cette pieuse et sainte demeure, quand une querelle s'élève, le maître fait venir les serviteurs désunis; et alors, de celte voix uri peu tardive et lente qui pénètre les cœurs, il leur rappelle qu'il doit compte à Dieu non-seulement de sa conduite, mais de la leur; et, au nom du Dieu de paix, il les adjure de se réconcilier. Heureux de voir régner autour de lui, et de mettre dans sa maison oette bonne harmonie qu^il voudrait au royaume de France tout entier.
Âimez-vous les uns les autres, aimez les malheureux ! Et l'infortune ne frappe jamais en vain à cette hospitalière demeure. Les lettres de TAmiral, celles de sa femme, écrites en faveur de pauvres gens sans place ou sans ressources, confirment ici les révélations des biographes contemporains; elles nous prouvent la charité, la bonté des maîtres de Chàtillon (1).
Est-ce donc un fauteur de guerres civiles l'homme qui fait ce noble usage de sa fortune, qui la consacre au soulagement des pauvi-es, à l'éducation de la jeunesse? Il ne manquait pourtant pas de gens pour le dire, pour le croire peut-être. Mais, de cette haine aveugle ou passionnée de ses adversaires, il devait être amplement dédommagé par les bénédictions des malheureux, par Testime, par l'afrection
(l) V. Pièces just., L.
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VERTUS PRIVÉES DE l'aHIBIL. 103
dévouée des meilleurs, des plus honnêtes personnages do son temps. Il est en correspondance continuelle avec le maréchal de Montmorency, avec la duchesse de Ferrare, et au ton de cette correspondance, on sent quelle étroite sympathie unit les uns aux autres ces nobles espiits, ennemis déclarés de toute violence, zélés partisans de la tolérance religieuse.
Coligny l'était dans le sens le plus large du mot. Ne voulant ni faire « la loi aux catholiques, ni la » recevoir d'eux, » il est aussi prêt à repousser la suprématie genevoise que la suprématie papale : « ... ne blâmant rien, écrit-il un jour à de Bèze, à » propos de Morelly, rien de ce qu'il me fist entendre B de l'Église de Genève, sinon la prééminence et » prérogative qu'il disoit qu'elle vouloit usurper » sur les autres églises, de quoy oultre que je n'y » ay jamais adjouté foy, moins encore ay je pensé » a vous en imputer quelque chose... (1). n
S'élevait-il donc au-dessus des querelles qui divisaient entre eux les protestants? Nous pouvons presque l'affirmer; nous savons du moins que son amitié pour de Bèze ne l'empêchait pas d'être en fort bons termes avec Ramus (2) ; car cet homme de bien, et c'est ce qui nous paraît constituer sa vraie supé.
(1) Lettre da 29 janvier IS67, tirée de la blblioth. deGenèveetcomniDaiquée par M. J. Bonael.
(2) C'est ce qu'on peut du moias conjeclarer de deu( court? passages de lettres de Ramu^, citées pat M. Waddingtoo, p. 492, 43S.
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loi CBAPITIE IV.
riorité, se plaiaait à coDsidérer surtout le côté moral de ia Réforme qu'il avait embrassée. Véritable chef de l'ËgUse réformée de France depuis la mort de Calvin, il ne pouvait sans doute rester indifférent aux discussions doi;matiques inséparables des ques~ lions religieuses. Il se plaisait même à suivre, à provoquer les discussions de ce genre, étant, comme tous les hommes d'une raison supérieure, naturellemeat porté à s'exagérer peut-être Tinfluence du raisonnement, la puissance de la raison. En 1561, il avait cru àl'efficacitépossibleducolloquedePoissy; en 1566, c'est lui qui préside et dirige, en quelque sorte, les curieux débats de l'hôtel de Nevers, où, sur la demande du duc de Montpensier, les deux docteurs catholiques Vigor et de Sainctes disputent aux deux ministres Spina et Rosier l'âme de la duchesse de Bouillon, ûlle dudit duc, récemment convertie à la Réforme. Sans la présence et les efforts del'Amiral, ces débats, qui se prolongèrent pendant un mois, du 9 juillet au 7 août, auraient été clos dès le premier jour (1).
S'ils noua prouvent donc le zèle religieux de CoHgny , ils nous prouvent bien mieux encore combien est grande sa modération, combien sincère le désir de conciliation qui l'anime. Son ardeur de prosélytisme , pour être si vive, n'a rien de farouche et d'intempérant. En fait de conversions,
(I) FonUDicu, 312, juJU-aoûl (366.
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LBS PKÉTHBS À. CBATILLOH. 103
il croit même pour les obtenir beaucoup plus à l'efficacité des bons exemples qu'à la rigueur des arguments théologiques. Dans les lettres nombreuses qu""!! écrit aux ministres, il ne cesse de leur dire que le meilleur moyen de convertir les autres est d'avoir soi-même une vie sans reproche; que s'ils sont véritablement réformés, ■ ils ne doivent pas se « contenter de porter ce nom, mais faire voir qu'ils » le sont effectivement, u Et illes adjure, en outre, de bien vivre les uns avec les autres, même avec lea catholiques romains (1).
Ces derniers renseignements nous sont fournis, il est vrai, par une biographie qui ne nous inspire qu'une très-médiocre confiance ; mais sur ce point du moins, elle n'a pu nous induire en erreur. Coligny a dû certes tenir un pareil langage, car nulle parties catholiques n'étaient plus tolérés, mieux respectés qu'à Ghâtillon : « encores qu'il ne fust » amateur de messes, si pouvoit-il dire avecquea B vérité qu'il n'y avoit lieu en France auquel » les prebstres vécussent en plus grande seurelé » qu'ils faisoient dans sa ville. » Il ajoutait toutefois, avec sa franchise habituelle non exempte d'une malicieuse bonhomie , a que ce n'étoit pas pour » plaisir qu'il y prinst mais pour obéir aux édicts du » roy (2). »
(<) vie de CoUgni/, Harleau, Cologne.
(2) Piècetiur l'Hisl. de France, t. VIH, Dlscouri du vogage frUlpar l'Amiral à Paris,-.
106 chapitbb IV.
Obéir aux édits, c'est-à-dire garder la paix du royaume, prévenir le retour des guerres civiles ! Aussi Coligny ne cesse-t-U de réclamer , de recommander à tous cette obéissance, mettant comme toujours sa conduite d'accord avec ses paroles, et prêchant d'eitemple. Malheureusement il y avait trop de haines des deux parts , trop d'impatiences pour qu'un tel exemple fût suivi.
Supérieur à ces haines , étranger à ces impatiences, l'Amiral, à partir de 1563, se fait en quelque sorte le grand justicier de France; toutes les contraventions, toutes les violences commises, il les signale d'où qu'elles viennent pour en presser la répression, au nom du repos public troublé, et dans le seul intérêt de la paix générale compromise ;
« Madame , écrit-il à Catherine le 26 février » 1564, une grande inhumanité et cruaulté s'est » faicte depuys peu de temps en la ville de Bloys » par aulcuns séditieux contre beaucoup des meil- » leurs et des plus paisibles et modestes habîtans » de la dicte ville , et afin , madame , que vostre » dicte majesté soit mieulx informée du faict et » comme tout cela est passé , je luy envoie une » lettre d'un myen secrétaire lequel m'en a escript, » et lequel je la puis asseurer estre fort homme » de bien et sans aulcune passion... (1). »
Quels sont ces séditieux? Des réformés ou des
(I) B. N. Mss. f. f. 15342, f. 19t.
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