‹ L'amiral d'EstaingChapitre 100 sur 252 · Archiyes nationales, X*^ 1290, p<« III · texte numérisé non relu

Archiyes nationales, X*^ 1290, p<« III

L AMIRAL D ESTAING i65

dans la nécessité d'interjeter appel sur le tout. Ce recours eut pour seul résultat de faire confirmer, par un arrêt du 20 juillet 1758, la sentence du Châtelet*.

Quand d'Estaing rentra de captivité en 1761, il n'inquiéta aucunement sa femme qui, jusqu'alors fidèle observatrice de sa promesse, ne semblait point tentée de poursuivre le recouvrement des sommes auxquelles lui donnait légalement droit l'arrêt du parlement. Mais lorsque, en 1764, d'Estaing nommé gouverneur de Saint-Domingue se fut embarqué pour les Antilles, madame d'Estaing qui, tout aussi dépensière que son mari, voulait alors contracter un emprunt de cent cinquante mille livres, délégua comme garantie à un tiers le bénéfice de la condamnation prononcée à son profit'. Le tiers, ainsi nanti, assigna immédiatement d'Estaing en remboursement des cent huit mille livres.

Se considérant dès lors comme délié de tout engagement, d'Estaing, aussitôt après son retour en France, fit tout d'abord interdire sa femme par sentence du Ghâtelet, puis il sollicita et obtint du parlement l'autorisation de se pourvoir par la requête civile contre Tarrêt de 1758. Bientôt un nouvel arrêt, rendu le 29 août 1768, cassait et annulait le précédent et rétablissait la communauté de biens entre le comte et la comtesse d'Estaing'.

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