‹ L'amiral d'EstaingChapitre 99 sur 252 · Voir page · texte numérisé non relu

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En effet, par un écrit secret du 26 octobre 1756, le comte et la comtesse d'Estaing avaient contracté cet engagement réciproque : lui € de laisser prononcer la séparation que sa femme désirait > ; elle c de ne point poursuivre son mari, de son vivant, pour la répétition des sommes dont il serait réputé débiteur* ».

Le procès s'engagea peu après devant le Châtelet par une assignation du 2 décembre 1756 et la procédure suivait son cours, lorsque d'Estaing s'embarqua pour rinde au commencement de Tannée suivante.

Tout en laissant ignorer à ses hommes d'affaires l'engagement qui le liait, d'Estaing leur avait toutefois recommandé de ne point s'opposer à la séparation, mais il leur avait donné pour instructions d'agir au mieux de ses intérêts en ce qui concernait la fixation des sommes à rembourser par lui, sommes dont la convention secrète ne déterminait pas la valeur. Le 6 juillet suivant, le Châtelet prononçait la séparation de biens entre les époux et condamnait le mari à restituer à sa femme cent huit mille livres « montant du prix des ventes par lui faites de diverses parties des bois de haute futaie, dépendant de la terre de Château-Renault, située en Touraine* », terre appartenant à madame d'Estaing.

Cette somme parut vraisemblablement exagérée aux mandataires de d'Estaing. Ils crurent par suite devoir porter aussitôt l'affaire devant le parlement, non pour s'opposer à la séparation, mais en vue d'obtenir une réduction du remboursement à effectuer. Ne pouvant appeler de ce jugement sur un seul point, ils se virent

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