‹ L'amiral d'EstaingChapitre 122 sur 252 · Voir page · texte numérisé non relu

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3. D'Estaing au président Peinier, 28 février 1779. — Archives de la Marine, B« 162 f« 259.

4. D'Arbaud à d'Estaing, 8 mars 1779. — Archives de la Marine, B* 162 f 104.

sans souci d'aucune règle, enrôlant même un sergent, ancien condamné du dépôt de Tîle de Ré*.

Bouille ne manque pas de signaler amèrement les procédés tout aussi incorrects de ceux qui opèrent à la Martinique. « J'ai l'honneur de vous prévenir, mandet-il à d'Estaing, que vos recruteurs engagent des gens de couleur esclaves, et des particuliers chargés de dettes, qui profitent de ce moyen pour se soustraire aux poursuites de leurs créanciers. Vous savez, monsieur, qu'il est contre les lois des colonies que les particuliers puissent en sortir sans un congé du gouverneur, qui ne l'accorde que sur un cautionnement. Cependant vos recruteurs enrôlent tout le monde indistinctement, et la promesse que vous avez faite, par votre ordonnance, de les emmener en France à bord de votre escadre, fournit un nouveau moyen aux gens de mauvaise foi de fruster leurs créanciers de ce qu'ils leur doivent. >

Le gouverneur général est parfaitement en droit de rappeler à d'EsUiing des règlements que ce dernier ignore ou néglige, mais il oublie la déférence dont rien ne dispense à l'égard d'un chef, quand il élève ainsi le ton : « Cette manière de recruter, qui n'est soumise à aucun administrateur de la colonie, est contre toutes les lois, porte le trouble dans la société et fait naître le désordre. Il est absolument nécessaire, monsieur, de prendre un autre tempérament et, pour y parvenir, je vous prie de vouloir bien ordonner à vos recruteurs de présenter au gouverneur ou à ceux qui le représentent tous les particuliers ou gens de couleur qu'ils engagent. Je dois penser que cet arrangement sera conforme à

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