‹ L'amiral d'EstaingChapitre 129 sur 252 · Anne d'Arpajon, duchesse de Mouchy · texte numérisé non relu

Anne d'Arpajon, duchesse de Mouchy

2. D'Estaing à la maréchale de Mouchy, 12 juillet 1779. — Courrier de V Europe, t. VI, p. 210.

3. Philippe de Noailles, duc de Mouchy, né en 1715, servit arec distinction sous Louis XV. Maréchal de France en 1775, il défendit la personne du Roi aux journées du 20 juin et du 10 août. Le duc de Mouchy mourut sur l'échafaud, avec sa femme, en 1794.

4. John Stuart, comte de Bute (1713-1792), né en Ecosse, fut, en 1745, chargé par le roi George II de l'éducation du prince héritier. Membre du conseil à i'ayènement de George III et bientôt après lord de la Trésorerie, il participa, en 1763, à la conclusion de la paix. Retiré dans ses terires de Berkshire, lord Bute s'y occupa de sciences et particulièrement de botanique.

5. D'Estaing avait décidé qu'aucun échange de prisonniers ne pourrait se faire aux lies d'Amérique et refusé aux officiers anglais la faculté de se retirer, libres sur parole, dans les lies anglaises ou neutres. Mac-Gartney, débarqué en septembre à la Rochelle, fut interné à Limoges. Quelques mois plus tard, il se vit autorisé à aller momentanément en Angleterre, pour s'y justifier des imputations portées par Byron contre lui.

6. D'Estaing au maréchal de Mouchy, 12 juillet 1779* — Courrier de VEurope^ tt VI^ p. 210«

Rien ne pouvait être plus aimable, ni marqué de plus charmante désinvolture, mais d'Ëstaing traitait un peu trop à la légère l'Anglais prisonnier. Assurément Mac- Gartney n'était pas un personnage des plus sympathiques. € Ses affaires dérangées lui avaient fait donner le gouvernement de la Grenade, pour les rétablir. Il y opérait de son mieux... Le proverbe anglais du lieu était que si milord avait su une pièce de monnaie dans la tète d'un habitant, il la lui aurait fait casser sur-lechamp pour l'avoir ^}i Mais, au demeurant, Mac-Gartney avait fait son devoir et s'était courageusement défendu.

Quelques jours suffirent à l'amiral pour régler toutes choses à la Grenade. Le 15 juillet, la flotte mettait à la voile, et, tandis que Suffren, avec quatre bâtiments, allait faire capituler les petites îles grenadines, Gariacou et l'Union, d'Ëstaing se dirigeait vers la Guadeloupe.

1. D'EstaÎDg au Ministre, 14 juillet 1779. — Archives de la Marine, (7 101.

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