Joarnal d*0'Gonnor
l'amiral d estaing f 297
Tout d'ailleurs, dans cette matinée du 9 octobre, concourut à rendre inévitable un échec. Â raison des forces renfermées dans Savannah, dont proportionnellement à celui des assiégeants le nombre apparaissait considérable, Tattaque de la redoute ne pouvait guère réussir qu'à la condition de surprendre l'ennemi, et il ne l'avait pas été. En outre, cette attaque se produisit tardive par suite de la faute, qui fut commise, d'attendre la venue de guides américains, dont les services restaient inutiles tant que les alliés n'auraient point pénétré à l'intérieur de la ville. Enfin, les insurgés ne surent pas généralement prêter à nos troupes le concours sur lequel elles avaient droit de compter *.
Le soir même, d'Estaing notifia à Lincoln la nécessité où il se trouvait de lever le siège. Le général américain s'y résigna, demandant seulement que les troupes françaises demeurassent devant Savannah vingt-quatre heures de plus que les siennes, pour en couvrir le départ.
Après avoir enterré les morts et relevé les blessés à la faveur d'une courte trêve, d'Estaing, remettant le commandement au comte Dillon, se fit transporter à Tunder-Blot où était établie l'ambulance, pour de là surveiller les préparatifs du départ. En effet, dès le lendemain du jour où la garnison de Beaufort parvint