Archives de la Marine, B* 178 f
3. Journal de d'Estaing ; vojage eu Espagne, 8 novembre 1780. -* ÀrchiTes de la Marine, B* 177 f" 105.
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La traversée Iraina en longueur, contrariée par les vents qui forcèrent l'amiral à s'établir successivement en croisière au cap Saint-Vincent, au cap Finisterre et dans le golfe de Gascogne. Ce fut seulement aux derniers jours de décembre que les navires marchands, sous l'escorte de trois vaisseaux et deux frégates, purent gagner leurs ports, tandis que l'escadre se dirigeait sur Brest où elle entra le 3 janvier 1781 *.
€ Toutes les lettres de Bordeaux et de Nantes, lit-on dans le Courrier de VEurope^ s'accordent à faire les plus grands éloges du comte d'Estaing*. Tous ceux qui étaient à bord de la flotte en parlent avec transport. Ils disent qu'il a veillé à leur sûreté avec toute la sollicitude d'un père de famille et que, si les Français sont toujours conduits par des amiraux aussi actifs et aussi vigilants, les Anglais ne soutiendront pas longtemps la guerre*. >
D'Estaing venait certainement de rendre au commerce un service très appréciable ; mais ce n'était pas uniquement pour garantir la sécurité d'un convoi marchand que la cour de Versailles aurait dû rassembler tant de vaisseaux à Cadix. Si, au lieu de s'obstiner à poursuivre le siège de Gibraltar, l'Espagne eût prêté largement à la France, en 1780, le concours de ses armées navales, les deux puissances auraient
1. D'Estaing au Ministre, 3 janvier 1781. — Archives de la Marine, B* 185 f 146.
2. A son arrivée d'Estaing sollicita des grâces pour plusieurs officiers et notamment pour Kersaint, qui avait écrit contre son chef lettres et mémoires. « G*est un hon officier, c'est tout ce que je dois considérer, ■ dit l'amiral au ministre. Kersaint fut promu capitaine de vaisseau et d'Estaing lui envoya le hrevet de ce grade avec la lettre la plus flat teuse. •— Lescure : Correêpondance tecrèUf t. I, p. 357.