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3. Lom§-Antoine do Thomasaîn de Peioier, chef d'escadre et goayer> near des lies françaises de rAmérique, Soas-le-Vcnt, était le second fils da président de Peinier. Voir page 104.
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réglées, institua une garde nationale où elle autorisa Tenrôlement des mulâtres et des nègres libres ^ Enfin, étant parvenue à soulever contre leurs chefs les matelots du Léopard, elle prit ce vaisseau de guerre à sod service. Déclarant alors l'assemblée générale traître à la patrie, Peinier fit marcher sur Saint-Marc les troupes royales. Sommés de se dissoudre, les députés cédèrent sans tenter aucune résistance, mais quatre-vingts d'entre eux s'embarquèrent à bord du Léopard pour aller en France invoquer la protection de l'assemblée nationale.
Ces législateurs fugitifs se présentèrent à Brest comme des martyrs du patriotisme et comme les victimes du despotisme de Peinier. Aussi le corps municipal les reçut-il avec distinction, tandis que fraternisaient ensemble les marins de l'escadre et les matelots du Léopard. La rumeur alors faussement répandue qu'une (lotte allait être expédiée à Saint-Domingue pour mettre à la raison les partisans de l'assemblée locale, devint aussitôt le signal d'une seconde rébellion, que d'Albert de Rions, contrecarré en toute occasion parla municipalité, fut cette fois impuissant à réprimer*.
Cependant les députés de Saint-Domingue avaient gagné Paris où l'assemblée nationale, nous devons lui rendre cette justice, loin de les écouter avec complaisance, décréta la déchéance de leur assemblée coloniale ^ En même temps des commissaires étaient envoyés à Brest, pour rechercher les mesures propres à apaiser l'insubordination des marins. Bientôt ces commissaires
1. Léon Deschamps : Le$ colonies pendant la Révolution. La ComlituanU et la réforme coloniale, p. 177.