Pétion avait été éla maire de Paris en novembre
Fédération c l'uniforme de garde national, qui est celui de toutes les armes » et qui est aussi c le signe de l'égalité et de la fraternité patriotique > , d'Ëstaing, rappelant ses services militaires et marquant ainsi ses secrets désirs, ajoute : < Je suis plus ancien lieutenantgénéral que M. le maréchal de Luckner et que M. le maréchal de Rochambeau. J'ai précédé ce dernier sur le terrain de la liberté, j'y ai répandu mon sang, j'y ai commandé en chef et nos alliés ont consacré ma bonne volonté en me créant citoyen de l'Amérique septentrionale. On me conseillait alors à demander à être fait maréchal de France. Je n'ai songé depuis qu'à tâcher de le mériter*. »
D'Estaing sait assurément que ce n'est point le bâton de maréchal de France, celui de Turenne et de Maurice de Saxe, que le gouvernement lui destine, mais un bâton nouveau dont il ne soucie pas, car la patine du temps n'a pu encore en accroître la valeur.
En effet, la loi du 20 mai 1791, réorganisant la marine, créait au sommet de ce corps le grade d'amiral» désignation précédemment attachée à une charge simplement honorifique, et spécifiait que cette dignité correspondrait à celle de maréchal de France ^. Ses longs services dans l'armée de mer, non moins que sa popularité parmi les matelots, indiquaient bien d'Estaing pour