Ibid
lune à flancs, placée au milieu de la courtine et ayant un fossé plein d'eau. Il couvre dans la face du nord un petit ouvrage à cornes, dont le fossé est de même... La rivière du Ponéard, guéable en quelques endroits, coule à neuf cents toises au nord. Un canal fait à la main passe à l'ouest, sous le feu du fort..., et communique d'une rivière à l'autre. L'espace entre ce canal et la mer est fermé par un avant-chemin couvert..., sa droite appuie à une batterie marine, sa gauche à une batterie brisée, située sur le bord du canal. Le passage de ce canal est défendu par deux forts..., le plus près de la place est revêtu. Il a un pont rompu devant lui. Le second est en terre ; il est palissade. Deux autres forts de même importance sont en seconde ligne. Le plus éloigné de la place, nommé fort Saint-George, bat d'une petite éminence jusqu'à la rivière du Ponéard. Celui qui est derrière le fort du Pont n'est qu'une redoute* >.
Cette forteresse, armée de cent quatre-vingt-quatorze pièces, renfermait une garnison composée de huit cents Anglais et de quinze cents cipayes sous les ordres du major Polier. Néanmoins cet officier, d'incontestable bravoure, avait dû jusqu'alors rester dans l'inaction, air il commandait un ramassis d'indisciplinés et d'ivrognes, incapables de combattre en rase campagne, et peut-être même de se défendre à couvert.
Lally pouvait au contraire pleinement se iier à ses batciillons d'Irlandais et de Lorraine, composés d'hommes rompus à la fatigue, pour la plupart vieux soldats qu'une longue pratique des guerres européennes avait