‹ L'amiral d'EstaingChapitre 28 sur 252 · T. Hamont : Lally-TolUncUii · texte numérisé non relu

T. Hamont : Lally-TolUncUii

avec Pondichéry, base d'opérations déjà chancelante, une ligne de communications solide, Lally, poussé par l'impérieux besoin de vivre, s'élance d'un bond sur Madras.

Principal établissement des Anglais sur la côte de Goromandel, la ville de Madras, alors peuplée d'environ cent mille âmes, était tout comme à présent, formée de deux cités juxtaposées. Battue à l'est par la mer, abritée du côté de la terre par une enceinte bastionnée, en forme de demi-circonférence, que baignait au nord le Montaron, la ville Blanche était protégée par une citadelle, le fort Saint-George, et défendue par une faible garnison de troupes européennes et indigènes sous les ordres de l'intrépide colonel Lawrence *. Au nord de la ville Blanche s'étendait la ville Noire, beaucoup plus grande, mais non fortifiée, simplement entourée d'un fossé et d'une muraille démantelée.

A la tête de quatre mille Européens et de trois mille cipayes, Lally arriva le 9 décembre 1758 en vue de Madras et s'établit sur le mont Saint-Thomas, position dominante abandonnée par l'armée anglaise'. Le 14, il descendit dans la plaine et pénétra de nuit dans la ville Noire, que l'ennemi ne chercha pas à lui disputer *.

L'armée marchait sur trois colonnes : à la droite, la brigade de l'Inde, au centre, celle de Lorraine *, à la

1. Stringer Lawrence (1697-1776), ayait résisté héroïquement à Dupleix en 1749 et en 1754. Après avoir défendu Madras contre Lally, il repassa •n Angleterre, mais fat bientôt renvoyé aux Indes. Lawrence écrivit des mémoires qui ne portent que sur ses campagnes contre Dupleix. Il fut le maître de lord Clive.

2* Baron J. du Teil : Une famille militaire au xvin* siècle.

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