Archires de la Marine, B« 93 t
54 L AMIRAL l) ESTAING
eut rallié au I^lY^qV Expédition eileMamoudy, d'Estaing, demeuré jusque-là sur le billimeut ca[)luré, put constater le faible dommage occasionné par la grosse artillerie de Mascate. Le Merry, plus atteint que le Condé, n'avait guère souffert que dans sa mâture, car les balles de coton placées sur le ])ont, servant en quelque sorte de bastingage, avaient empoché les projectiles de traverser d'un bord iiTaulre. Grucc à la précaution j)rise de mettre les tireurs à plat ventre, la perle en hommes, « moins considérable qu'elle ne devait l'être* », se trouva réduile à un oflicier et cinq hommes légèrement blessés.
La réussite de ce hardi coup de main était particulièrement due à la présence d'espritde des Essarts, comme à l'audace des neuf officiers et des douze volontaires qui amarinèrent le Merry, D'Estaing, en récompense, leur abandonna sa part personnelle sur cette prise, distribuant par ailleurs une gratification de huit piastres à chacun des matelots ou soldats, dont la pensée s'exaltait déjà à l'espoir de quelque autre action glorieuse et de quel(|ne nouveau butin.
A une centaine de lieues au nord-ouest de Mascate, sur le rivage septentrional du détroit d'Ormuz par où le golfe Persique communique avec la mer d'Oman, s'élève au fond d'une anse, abritée de quelques îles ^, la ville de Bender-Abbas. Comme de nos jours encore, mais alors florissante et peuplée, elle appartenait à la Perse, dont