‹ L'amiral d'EstaingChapitre 51 sur 252 · George III · texte numérisé non relu

George III

2» ArchiTet de la Marine, G^ 101*

En débarquant à Calais, d'Estaing trouva, sous la forme d'un brevet de maréchal de camp*, la juste récompense de ses services. Et cependant la satisfaction que lui causa cette promotion « fut empoisonnée par les questions douloureuses*» de Praslin, relativement à la cession de Natal, cession dont l'Angleterre contestait alors l'absolue gratuité.

Forcé de se justifier, d'Estaing présenta sa défense de grande hauteur : Après avoir contracté un emprunt pour faire face aux préparatifs de son entreprise, compromettant ainsi, s'il fût mort ou n'eût point réussi, la fortune d' « un fils'ugéde douze ans », ne s'était-il pas désisté par écrit de toute prétention personnelle aux profits de l'expédition? Ne restait-il pas encore, vis-à-vis de Bussy, débiteur d'une rente de quatre mille livres,. rente dont Praslin, en sa qualité de parent du créancier, pouvait aisément connaître l'existence? Le ministre enfin n'eût-il pas dû se mieux renseigner < avant que de faire à un gentilhomme des questions d'une forme humiliante sur la cession d'un fort faite aux Hollandais pour le bien du service du Roi ? »

Les injustes soupçons trop légèrement accueillis par Praslin permirent ainsi à d'Estaing de faire mieux connaître et apprécier ses services et, quand le traité de

1. Celte promotion est mentionnée sar sea états de service comme datée du 20 férrier 1761.

2. César-Gabriel de Ghoiseul, duc de Praslin, lieutenant-général, Tenait de remplacer aux Affaires étrangères son cousin le duc de Choiseol et signa en 1763 le traité qui mit fin à la guerre de Sept Ans. Passé en 1766 au ministère de la Marine où il se montra administrateur habile, il subit en 1770 le contre-coup de la disgr&ce de GhoiseuK Le duc de Praslin mourut en 1786i

a» Voir la note page 410é

Paris mit fin à la guerre de Sept Ans, le général put ainsi « voir une partie de ce qu'il avait pris aux ennemis du Roi énoncée après l'importante conquête de Minorque et celle de la Westphalie, la restitution de Natal et de Tappanooly spécifiée dans le traité de paix* ».

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