‹ L'amiral d'EstaingChapitre 54 sur 252 · Voir appendice IV · texte numérisé non relu

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qualité y sont ainsi exposés : « Nous avons estimé convenable à la dignité de notre couronne et à la protection des peuples du Brésil, qui deviendront nos sujets, de continuer à les faire gouverner par un vice-roi qui, étant revêtu de la plus grande partie de notre autorité, fut plus en état de les protéger et de les conserver paisiblement sous notre domination que tout autre commandant d'un ordre inférieur. Pour remplir l'objet que nous nous sommes proposé dans un emploi aussi éminent, nous avons cru ne pouvoir faire un meilleur choix pour l'exercer selon nos vues que de la personne même du sieur comte d'Estaing, qui sera plus en état que personne de gouverner en notre nom les peuples qu'il nous aura soumis ^ >

Quelque présomptueux que puissent nous paraître les termes de ce document, ils se trouvaient pourtant justifiés par l'assurance où l'on était à la cour du succès de l'expédition. Toutes les mesures propres à le faciliter avaient été prises. Nul parmi les officiers, hormis d'Estaing et Beaussier, ne connaissait la destination assignée au corps expéditionnaire. L'escadrille anglaise qui croisait dans la Manche ne semblait pas capable de barrer la route à la flotte française et la garnison portugaise de Rio-Janeiro, forte à peine de sept cents hommes*, ne paraissait pas de taille à résister aux dix mille soldats ou matelots de d'Estaing.

Mieux instruits aujourd'hui nous savons que l'An-

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