‹ L'amiral d'EstaingChapitre 55 sur 252 · Voir appendice VI · texte numérisé non relu

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2. Les troapes portugaises stationnées au Brésil se tronvaient alors en majeure partie détachées dans la colonie du Saint-Sacrement — Archives de la Marine, Q* 101.

gleterre, renseignée par ses espions sur les projets de Choiseul, avait déjà envoyé une nombreuse artillerie au Brésil pour armer les défenses de Rio, défenses d'ailleurs considérablement augmentées depuis le temps de Duguay-Trouin*. Et cependant Tempressement, que le gouvernement britannique apporta dès lors à la signature des préliminaires de paix, prouve les inquiétudes que nos armements causaient à Londres. Si ces armements eussent été menés avec la rapidité voulue, si d'Estaing, sans se voir entravé par les lenteurs administratives, eût pu lever Tancre au jour fixé, il n'aurait pas été atteint par le courrier dépêché pour lui annoncer la cessation des hostilités, et la conquête probable du Brésil, venant alors compenser la perte du Canada, aurait procuré à la France une prépondérence inattendue dans la conclusion du traité de paix.

Le traité de Paris qui, en 1763, mit un terme à la guerre de Sept Ans et enlevait à la France avec le Canada la presque totalité de ses possessions indiennes, lui rendaitles îles d'Amérique occupées par l'Angleterre au cours des hostilités.

Le gouvernement avait pour premier devoir d'améliorer l'administration de ces îles, d'en perfectionner aussi les défenses, et d'Estaing, par la compétence qu'il s'était acquise dans les questions coloniales, paraissait tout naturellement désigné pour participer à cette

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