‹ L'amiral d'EstaingChapitre 72 sur 252 · ArchiTe» de la Marine, B* 108 f · texte numérisé non relu

ArchiTe» de la Marine, B* 108 f

zèle et de Tobéissance du conseil, et je vous prie de l'assurer que, dans toutes les occasions, je chercherai à mériter son estime et son amitié ^ >

Si cette réponse € aussi haute qu'honnête » ne charma pas les députés, ils n'en manifestèrent aucun déplaisir, car l'auditoire c n'était pas pour eux > ; mais, observe d'Estaing, « ils ont été fort aises quand je me suis tu^ ».

Restait à préparer l'entrée solennelle de d'Estaing dans la capitale de son gouvernement, entrée dont la date avait été fixée au lundi 7 mai et dont la réglementation ne fut point une mince besogne. En compulsant les procès-verbaux des réceptions antérieures, d'Estaing s'aperçut que les usages contredisaient aux règlements élaborés en France, où l'on croyait à tort « que Saint- Domingue avait des villes et des rues construites comme les autres ». Pour lever les difficultés matérielles résultant de cette erreur, le gouverneur dut édicter un règlement provisoire d'où précisément allaient naître des difficultés d'un ordre tout différent.

C'est d'abord Montreuil qui, mécontent de n'avoir point été confirmé dans les fonctions de gouverneur, momentanément exercées par lui, invoque les plus mauvaises et les plus désobligeantes raisons pour se dispenser de figurer derrière d'Estaing à cette cérémonie. C'est ensuite le conseil qui, se prétendant irrégulièrement convoqué, refuse d'y paraître en corps à l'église. Laissons d'Estaing nous faire l'attristant récit de ces petitesses.

« M. le chevalier de Montreuil est venu me dire qu'il

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