Archives de 1a Marine, B« 111 f«> 136 et
dées... Mais Sa Majesté se souviendra dans Toccasion des éloges particuliers que vous faites de ces officier» pour leur accorder les grâces dont ils seront susceptibles*. »
Telle était d'ailleurs en ce temps la pénurie du trésor que, aux derniers jours de 1767, il restait dû à d'Estaing près de trente mille livres sur les quarantehuit mille représentant ses appointements de quatre années^. Mais alors il venait précisément de sortir de la période de gène où pendant dix ans il s'était débattu^
Nous avons vu' que, lors de son départ pour les. Indes en 1757, le juste souci de son avancement n'avait point été la seule cause qui détermina d'Estaing à solliciter un commandement dans l'armée de Lally. Les embarras pécuniaires, auxquels il se trouvait en proie,, lui faisaient considérer comme un heureux expédient sa participation à une campagne d'où il pensait tirer certains avantages, outre que cette participation, en lui garantissant sa promotion prochaine au grade de brigadier, rendait possible la vente de son régiment. Il savait d'autre part que si, pour le retenir, sa femme offrait généreusement de lui venir en aide, elle ne renoncerait point à poursuivre une demande en séparation nécessaire à la sauvegarde de ses biens personnels, que d'Estaing dissipait.
1. Praslin à d'Estaing^, 29 décembre 17^6. — Archiyes de la Marine, B* 111 £• 240.