‹ L'amitié antiqueChapitre 159 sur 194 · De Amie, ix, x, xxi · texte numérisé non relu

De Amie, ix, x, xxi

entre : haïr et cesser d'aimer1. On se met môme à haïr violemment ceux pour qui on n'avait qu'une affection tiède ; on les accable de reproches, de malédictions et d'outrages. « Il faut, dit Cicéron, laisser passer ces outrages, s'ils peuvent être supportés ; il faut rendre cet hommage à l'amitié ancienne, de regarder comme coupable celui qui commet l'offense, non celui qui la subit2. »

Ainsi les Anciens avaient réglé la rupture des amitiés, comme nous réglementons le duel. Ils avaient minutieusement déterminé les cas où elle est permise, la forme sous laquelle elle doit s'accomplir, et lessuites qu'elle doit avoir. Le code de l'honneur, qui a existé de tout temps, mais dont les prescriptions changent avec les mœurs, réglaient dans l'antiquité les relations des amis, comme il réglera au moyen âge les relations des amants (lois chevaleresques, code de la galanterie).

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