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IV. Les devoirs de l'amitié

A) Danwes conditions de vie ordinaire.

a) La confiance. — Maxime de Bias et mot de César. — Maxime de Théophraste : Posf amiciliam credendum, ante amicitiam judicandum. — La confiance appelle la confiance (Sénèque). — Une pensée de Ilousseau 232

b) La franchise. — La franchise est le devoir et le privilège des amis, mais elle doit revêtir la forme amicale. — La franchise, honorée entre toutes les vertus par les Cyniques, les Stoïciens, heureusement définie par Cicéron et Plutarque. — La franchise est pour les amis une obligation et un droit (Cicéron). — Ceux à qui et envers qui il appartient d'être franc, les circonstances dans lesquelles

et la forme sous laquelle il convient de l'être (Plutarque) . 239

c) L'amitié et l'amour de soi. — Il faut aimer son ami comme soi-même. — Sens divers de cette maxime. — Comment la casuistique est le correctif de la morale, atténue le fanatisme doctrinal. — Aristote marque une limite au désintéressement en amitié ; Épicure prêche l'égoïsme en morale et le désintéressement comme casuiste. — Il faut aimer son ami plus et mieux que soi-même (Cicéron, Simplicius) 244

d) L'amitié et la justice. — Opinions contraires de Thémistocle et de Périclès sur les conflits de l'amitié et de la justice. — Compromis de Chilon et de Gorgias. — Il est permis de se départir légèrement de la justice en faveur de l'amitié (Théophraste, Favorinus). — L'amitié ne saurait autoriser l'injustice ; exception pourtant en faveur de l'amitié parfaite (Cicéron). — Le rigorisme moral de Plutarque. 249

B) Dans les circonstances particulières.

a) La prospérité et l'adversité. — Changements apportés, non pas à l'amitié, mais à la nature et à la nuance de nos sentiments envers nos amis, et des sentiments de ceux-ci envers nous, suivant qu'ils sont, par rapport à nous, heureux ou malheureux 256

6) De l'amitié entre supérieur et inférieur. — Aristote. — Cicéron 261

c) La séparation des amis. — La vie en commun étant la condition de l'amitié, la séparation en est la dissolution (Aristote). — Par le souvenir le sage reste fidèle à ses amis absents (Épicure). — La séparation ou la mort est « chose indifférente » pour le sage stoïcien, lequel condamne l'affliction et les regrets 265

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