Xénophon, Banq., IV, 56, jj.aatpo7:ôç
4. Xénophon, Mèm., III, xi, 10, Èyw to'jtojv oùSÈv pp/avtojiai.
Dugas. Amitié. 4
Il ne faut pas, dit-il, s'en remettre au « hasard » (tit/tQ et attendre qu'un ami nous arrive, comme une mouche qui s'abat sur nous dans son vol; il faut user d' « artifice » (uïjyavTÎ), pour que les amis viennent à nous. Suit une leçon de coquetterie : Théodotè fera bien de ne pas prodiguer ses faveurs, et de tenir ses amants en appétit. La coquetterie et la ruse ne sont encore que des moyens de succès (u.rf/a.vr\), supérieurs déjà à ceux que Théodotè emploie, parce qu'ils sont voulus, mais qui ne constituent pas proprement un art (ts/v^). Cet art toutefois existe : il y a des règles pour donner la chasse aux amis, comme il y en a pour chasser le lièvre l, et Critobule dira à Socrate : * Enseigne-moi à rechercher les amis. » La négociation des amis est encore appelée une « science » {i-KiaTr\inr\ 2). Ce qui prouverait à la rigueur qu'une telle science existe, c'est que certaines professions la supposent, à savoir celle des marieuses et des entremetteurs. Avec son ironie habituelle, Socrate relève ces professions, ou plutôt il honore la science dont elles font usage. On pourrait faire de cette science un noble emploi. Il serait utile qu'il y eût des hommes pour rapprocher les amis, comme il y en a pour rapprocher les amants. Socrate se vante d'être un de ces hommes; à parler familièrement, c'est un entremetteur pour le bon motif.
Comme on a des chiens pour chasser le lièvre, on fera bien d'avoir pour se procurer des amis un leno3. Le leno suivra pour nous les amis à la piste et les fera tomber dans ses filels. D'ailleurs, qu'on ait recours ou non aux services