‹ L'amitié antiqueChapitre 65 sur 194 · Xénophon, Mém., II, VI. — Banq · texte numérisé non relu

Xénophon, Mém., II, VI. — Banq

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Épicuriens déconseillent le mariage comme contraire à l'intérêt personnel, les Stoïciens, comme détournant le sage de ses devoirs. Cette aversion pour le mariage, qu'on constate chez le peuple et chez tant de penseurs divers, •vient de ce qu'il est conçu en dehors de l'amour, comme une nécessité naturelle et une obligation sociale. Dès lors l'amour, n'ayant pas place dans la vie conjugale, s'égare, se déprave, ou simplement s'affaiblit; de toute façon, il laisse le champ libre à l'amitié.

Socrate. — Platon. — Aristote. — Épicure. — Les Stoïciens.

Dans les doctrines antiques sur l'amitié, le point de vue psychologique est subordonné au point de vue moral. Oix recherche avant tout ce que l'amitié doit être. Mais l'idéal réclame une confirmation empirique; il faut prouver qu'il est réalisable en fait: pour assurer le succès des règles morales, on doit établir qu'il y a entre elles et nos penchants une harmonie profonde. Toute doctrine morale implique donc unpostulat psychologique. Quand on donne, par exemple, à l'amitié l'intérêt pour règle, on pose on. l'on suppose cette thèse psychologique que l'amour se réduit naturellement à l'égoïsme, ou que l'égoïsme se convertit naturellement en amour. Avant d'étudier les théories morales de l'amitié, il faut donc dégager les hypothèses psychologiques qu'elles renferment.

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