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Ci-jointe vous trouverez une copie d’une lettre du colonel Wolseley ] à mon adresse.
Dès sa réception j'ai donué avis publiqement au nôm du celonel, faisant appel aux hommes pour commencer le travail et j'ai parcouru moi-même la portion anglaise de la colonie, mais ne réussis point à avoir un seul métis anglais ou maskègon. Les mecis français furent les seuls à s'offrir, quoiqu’il füt bien exprimé et bien compris que le chemin devait être ouvert pour hâter l'entrée des troupes de Sa Majesté.
(Signé) . J.H MoTavisx
De suite des métis français de différentes paroisses de {a Colonis, £e rendirent au désir du coionel Wolseley et se mirent à l'œuvre pour préparer le chemin par où l'expédition était attendue, et | par où. de fait, une partie de cette expédition pasm. Donc il était parfaitement entendu par les autorités impéri:!°s et par le peuple lui-même surtout par les soi-disant ‘rebelles métis français,’ que toutes les difficultés étaient aplanies, etque lies arrangerients conclus les mettaient à l’abri de toute crainte.
Pendant que l'expédition était en route, nous trouvant à Montréal, nous allâmes, en compagnie de son honneur le Juge Coursol, offrir nos respects au général commandant les Forces de Sa Majesté dans l'Amérique. Ce digne militaire, avee la franchise qui le caractérise, nous parla absoläment dans le sens que nous savions d'ailleurs être le véritable. sur le but de l’expédition, son objet et son non objet. Nous revimss ensuite le général en la compagnie de l'Hon. M.Archibald et naturellement, il ne vnangea rien à ce qu'il avait déjà dit.
À l’arrivée du colonel Wolseley au Fort Garry, nous lui fimes part de lx conversation que nous avions eue avec le général Lindsay. Le colonel voulut bien nous dire que le général en lui écrivant, lui avait parlé de notre entrevue et que les choses étaient exactement telles que je les avais comprises.
Comme les petits incidents prouvent quelque fois beaucoup, nous nous permettrons de citer le suivant. Le Rév. M. Ritchot en compagnie de quelques amis, alla faire visite au colonel Wolseley au Fort Garry. De suite, quelqu'un de mal intentionné et pour nuire au colonel, mit en circulation le bruit que Ï+ commandant de l'expédition avait manqué d'égards et de politesse ) envers monsieur l'abbé Fitchot. La connaissance personnelle que nous avions de la courtoisie et de la franchise du vaillant colonel ne nous permettait pas d'ajouter foi à cette rumeur, et pour
nous mettre en mesure de la contredire, nous en écrivimes au colonel lui-même qui voulut bien nous adresser la réponse suivante:
Fort Garry, 9 septembre 1870.
Mon cher Seigneur Taché,
En disant adieu au Révd. M.Ritchot l’autre jour, je l'ai salué comme c'est la coutume en Angleterre en pareilles circonstances, et n'ayant aucune position politique ici, l'accueil que je fais à ceux qui m'honorent de leur visite ne peut avoir aucune signification politique quelconque.
Veuillez accepter mes meilleurs souhaits et mes plus chaleureux remerciements pour la bienveillance que Votre Grandeur m’a témoignée durant mon court séjour dans ce magnifique pays et me permettre de me souscrire—Respectueusement votre
(Signé) G. J, WoLserex.
Si plus tard des correspondants de journaux et même des off. ciers subalternes ont cru pouvoir publier qu'en effet le coionel avait mal reçu M. l’abbé Ritchot, cela prouve tout simplement que, cette fois comme tant d’autres, les écrivains en question ont ajouté foi à de 1ausses rumeurs, au lieu de chercher leurs infor. mations à des sources véritables ; var s'ils l’avaient fait, à eux corame à nous, le colonel aurait dit : ‘l'accueil qne je fais à ceux qui m'honorent de leur visite ne peut avoir aucune signification politique quelconque."
Donc, en définitive, les autorités militaires impériales ont sauvegardé cette amnistie que les autorités civiles avaient pro: mise.
On nous objecte la manière dont le colonel arriva au Fort Garry. La harangue qu'il adrassa à ses troupes et certain écrit ‘‘Narrative of the Red River expedition by an oïlicer of the Expeditionnary Force,” qu’on attribue généralement au Commandant de l'expédition. Nous répondons à ces trois objections.
Quant à la manière dont le colonel Wolseley se présenta au Fort tarry, nous avons sa propre explication que nous reproduisons aussi fidèlement que possible, après l'avoir entendue de nos propres oreilles.
« Je suis tout confus, nous dit le colonel, de la manière dont les choses ont tourné, nous marchions tranquillement et sans inquiétudes, certain qu'il ne devait y avoir aucune résistance, lorsque traversant le petit village de Winnipeg deux cavaliers vinrent à moi à toute bride, en me disant : Colonel, Riel et ses gens veulent se battre ; vous comprenez, monseigneur, qu’alors, je dus
prendre quelques précautions pour approcher du Fort.’ Ces mots: sont du colonel Wolseley expliquant le déploiement de force et les évolutions stratégiques employées pour se saisir d’un fort vide et ouvert, sur lequel le drapeau anglais flottait jour et ncit. et, en suivant la pensée du général Lindsay, les troupes impérialea devaient entrer comme un régiment quelconque des traupesde Sa Majesté entrerait dans les casernes de Kingston, Québec. Montréal, etc.
Quant à la harangue ou proclamation du Colonel Wolseley à ses troupes, nous ne pouvons que regretter ce document tout comme il a causé regret et peine à bien d’autres qu'à nous, dont: la loyauté n’a jamais été mise en doute.
Les médailles d'honneur qui brillent queique fois sur la poitri ne des braves ne sont pas exemptes de la rouille,et il est à regret. ter que les cœurs qui battent dans ces poitrines ne soient pas exempts de faiblesse.
Les hommes sont tellement faits que le fanatisme.et la laine: non seulement les aveuglent, mais que même souvent ces sen timents deviennent un mobile puissant, qui aide à surmonter les obstacles et à vaincre des difficultés, aue des motifs plus nobles laisseraient insurmontables. Cette misère du cœur humain était connue et on l'exploita pour assurer le succès de l'expédition. L'expédition s'était organisée au moment où les plus violentes et les plus mauvaises passions surrexcitaient l'opinion publique en Canada et surtout dans la province d'Ontario. Les soldats rangés sous un drapeau, qu'ils croyaient un drapeau de sang furent nourris de fanätisme et de haire durant tout le traiet. Les mots ‘“ rebelles,” ‘‘ assassins, ‘’ ‘‘ brigands, ‘” assaisonnant leur pitance de tous les jours, leur étaient offerts comme un délassement à leurs fatigues, et un encouragement aux efforts qui restaient à faire.
Arrivés au Fort Garry, il fallait bien continuer le même stratagème, ei le commandant de l'expédition eut la faiblesse d'y recourir. . Officiers et soldats avaient assez noblement fait leur devoir, avaient assez mérité de leur pays et de leur Souveraine,pour qu'il ne fût pas nécessaire de faire un coup de théâtre, Gont. l'effet ne sera pas glorieux ; car la main implacable de l’histoir®> en enrégistrant le courage et :e dévouement du corps expéditionnaire reprouvera la proclamation du commandant qui s’est stigatisé au front enessayant de flitrir tout un peuple. L'amour du vrai est une qualité distinctive du soldat, il a dû répugner &u.
di DE
. «colonel Wolseley dé traiter de ‘“banditti, ’ le peuple auquel il donna, avant et après l'emploi de ce mot, les marques les moins équivoques de sa confiance.
Le lendemain de son arrivée au Fort Garry, le commandant envoya un officier de son état-major, le colonel Boiton pour aller seul, examiner le chemin jusqu'au North West Angle,(100 milles.) Il permit d'abord à tous les officiers de s’isoler dans les bois et Les prairies, en s'écartant pour chasser seuls ou autrement, il avait préalablement commandé à une compagnie de volontaires de venir du Fort Francis par le North West Angie; il fit passer par la même route une compagnie de soldats réguliers; plus tard il y passa lui-même avec quelques officiers et une dame. Presque tous ces voyages se firent avec des métis français pour guides, au milieu de la population métisse, dans un pays peu habité, inconnu à tout autre qu'à ces mêmes métis; où pour ces derniers surtout le brigandage serait la chose du monde la plus facile, s'ils ‘étaient des ‘“banditti, ‘’ ou même,s’ils étaient susceptibles de le devenir.
Si le colonel Wolseley avait 6t6 sincère dans l’insulte lancée à la face de cette population, il aurait été coupable militairement et moralement de l’imprudence la plus inqualifiable en se mettant ainsi à la merci des “ banditti; ” et en risquant ainsi au milieu d'eux sa vie, celle de ses officiers et de ses soldats, surtout l'honneur de son drapeau et le fruit de l'expédition. Mais non, iln'y avait pas de risques à courir, et nulle part au monde il n’y avait moins de danger que parmi ceux qu'il a eu l'indignité de qualifier de ‘‘ banditti. ”
30 Le reproche que nous venons de faire au colonel Wolseley, étant le seul que nos relations personnelles avec cet officier de mérite, nous permettent de lui adresser, nous nou: refusons à croie quoiqu’on l'ait aflirmé, qu'il est l’auteur de la misérable production intitulée : ‘’Narrative of the Red River Expedition by an officer of the Expeditionary Force. ”
11 y a dans ces articles du “ Blackwoods Magazine,” un tel venin de haine, un tel amas de mensonges, une telle infatuation de l'auteur, qu'il nous est impossible de les croire écrits par quelque officier supérieur que ce soit de l’armée anglaise, Un homme, même honnêie, peut faire une faute et s’oublier un instant ; mais Pour écrire quelque chose comme le ‘ Narrative, ” il faut un tel fonds de malice, et un tel mépris de la vérité qu'il nous serait trop pénible d'en croire capable quelqu'un que nous aurions respecté jusque-là.
LR. > LA — A.
Pour résumer notre opinion sur la triple objection que nous venüns d'examiner, nous dirons que ni le combat simulé autour dn Fort Garry, ni la Philippique dt colonel Wolseley, ni les narrations quelconques d'auteurs quelconques ne prouvent rien con-
tre la promerse d'amnistie faite par les autorités impérinles et respectée par elles.
$11. Les Autorités Fédérales et l'Amnistie.
En parlant d’Amnistie par les Autorités fédérales,on comprend facilement que nous ne pouvons pas avoir la pensée d’insinuer que cet article de clémence, cette suspension des lois ordinaires, pruvait venir d’Ottawa ni être ‘ans son octroi et sa promulgation du ressort d'une autorité coloniale quelconque. Amnistier des délits politiques et ce qui «y rattache, appartient nécessairement à l’autorité suprême d’un pays ; dans le cas actuel l’amnistie ne pouvait venir que de Sa Majesté la Reine d’Angleterre.Cette connaissance et conviction n’en empêche pas une autre: celle: que le Gouvernement Canadien pouvait et même devait agir de façon à obtenir cette Amnistie ; ses bons offices à cette fin étant nécessaires, vu les relations des provinces avec les autontés fédé: rales, et les relations de ces deruières avec les autorités impériales. Si donc on a demandé l’Amnistie au Gouvernement du Canada, ce n’est pas qu’on crût qu’il pouvait l’accorder lui-même, mais simplement dans le sens du concours de sa médiation, pour solliciter une bienveillante application Ge la Prérogative Royale. Cette explication donnée, nous allons exposer ce oue nous entendons par l’union des deux mots qui forment le titre de ce paragraphe, ‘“ les Autorités fédérales et l Amnistie. ”?
Pour rendre toute notre pensée à ce sujet, nous examinerons ce aue le Canada étais tenu de faire par rapport à l’Amnistie ; ce que son Gouvernement promit par ses agents autorisés ; puis ce qu'il a fait ensuite. |
Le Canada était-il tenu à qnelque chose pour l'Amnistie ?
À cette question, nous répondrons sans hésitation que le Canada était tenu de faire tout en son pouvoir pour terminer ainsi les difficultés de ia Rivière-Rouge et éteindre autant qu'il était, en lui, jusqu’au souvenir de ces mâmes difficultés.
Notre opinion, à cet égard, repose sur un simple principe de justice ; le principe qui oblige de réparer les conséquences de ses: propres fautes et les malheurs qu’on a occasionnés. Cette obligation qui incombe à tout individu, semble encore plus impérieuse
pour les sociétés et les nations. Or, dans le cas actuel, c'est le Canada qui a ‘‘ occasionné ‘’ les difficultés de la Rivière-Rouge ; done il est tent à une compensätion, non-seulement en réparant, par une politique large et généreuse, les fautes d'une législation étroite et précipitée ; ce qu'il a fait ;
Non-seulemxent en donnant une compensation pécuniaire ou indemnité à ceux qui avaient souffert des pertes appréciables à prix d'argent; ce qui a aussiété fait: mais de plus il fallait au Canada tout faire en son pouvoir, pour obtenir une amnistie pleine et entière, afin de rétablir dans leur condition première, aux yeux de la loi, tous ceux qui d'une manière ou d’une autre avaient pris part à ces troubles. Je dis que tous devaient être amnistiés, soit qu'ils fussent les agents accrédités du Gouvernement, soit qu'ils fussent les hommes excités par cette ingérance Canadienne qui leur semblait dirigée contre eux, et qui seule a causé l'insurrection de la Rivière-Rouge et amené les malheurs qui en ont été les suites.
Cette proposition, dans quelques-unes de ses parties, est si peu ce que vensent certaines gens qu'elle pourra leur paraître exiraordinaire.
Néanmoins, nous sommes convaincus que les hommes sérieux qui voudront l'examiner ne la trouveront pas déraisonnable. Nous disons donc que ie Canada devait travailler à obtenir l’'amnistie puisque c'est le Canada qui avait ‘ occasionné ’! les troubles du Nord-Ouest. Cette assertion peut se prouver facilement et nous l’appuyons sur les témoignages suivants, dont certainement personne ne peut récuser ni l’authenticité ni le poids. Des Délégués Canadiens furent envoyés en Angleterre, pour négocier les conditions de l'acquisition de la terre de Rupert et du Territoire du Nord-Ouest. Les négociations se conduisirent et se terminèrent sans même que l'on pensât qu’il y avait une population civilisée qui habitait ce pays. le rapport des Délégués fut placé devant le Parlement Canadien au mois de mai 1869, et, dans la même session, non-seulement le rapport fut accepté, mais la législature Canadienne, passa une mesure qu'elle intitula : Acte concernant le Gouvernement Provisoire de la Terre -de Rupert et du Territoire du Nord-Ouest, après que ces territoi. res auront été unis au Canada.
Le pariement assemblé à Ottawa, comme les délégués en Angleterre, oublie ou ignore qu'il législate pour un peuple qui a -8e8 droits, ses lois, ses habitudes et ses aspirations ; pour des
ET
établissements habités par des sujets anglais fiers de leurs priviléges et jaloux de leur indépendance.
A Ottawa on parait se soucier si peu de ce peuple qu’on ne le mentionne même pas, et qu'on ne prend pas la peine de lui faire connaître la manière dont on se propose de le traiter.
Le Gouverneur et le conseil d’Assiniboia, ainsi que le peuple qu’ils administrent, sont tous laissés dans la même ignowmnce ; personne au monde n'a la courtoisie de leur faire savoir que leur futur maître, le Canada, leur prépare un nouvel ordre de choses, une nouvelle vrganisation politique. Voilà la première cause immédiate des troubles ; et cette cause, qui l’a posée ? Ce ne sont pas seulement les Hons.Cartier et McDougall délégués en Angletterre; ce n’est pas seulement l'Honorable Conseil Privé qui avise Son Excellence le Gouverneur Général, c'est le parlement canadien, ce sont les trois branches de la législature canadienne, c'est par conséquent le Canada,
Si, par suite de cette faute nationale, il arrive plus tard des malheurs, c'est la nation canadienne qui, dans une certaine proportion du moins, en devient responsable, et a, par là même, contracté l'obligation morale de réparer tou‘ ce qu’elle pourra, des conséquences et des malheurs que son imprévoyance à fait naitre.
Entré dans cette voie que nous ne pouvons pas qualifier autrement que de fausse et même téméraire, le Canada continue. Le 10 juillet 1869, l'honorable Ministre des Travaux Publics envoie au Lt.-Col. Dennis des instructions pour lui dire de se rendre sans délai à la Rivièrs- Rouge, dans le but de choisir les localités les plus convenables pour l'arpentage des cantons pour des établissements immédiats,
De plus de conférer et de s'entendre avec M. Scott. ‘ Spécialement sur le caractère du pays dans les envircns de la Pointe de. Chênes, quant à son adaptabilité pour un établissement immédiat. Et on ajoutait : et vous procèderez, à la Pointe de Chênes et dans le voisinage de ‘a Rivière-Rouge, aux opérations d'arpentage qui vous paraîtront nécessaires à tout événement.’
Que le lecteur veuille bien remarquer que l: Pointe de Chênes et les environs de la Rivière Rouge étaient habités où réclamés par des métis Canadiens Français.
Le colonel Dennis se rend à la Rivière-Rouge, se met à l'œuvre et ne tarde pas à apercevoir des symptômes de mécontentement qu'il indique au gouvernement d'Ottawa dans une lettre écrite
PART Poe
le 21 août. ‘“ Je remarque qu'il y a beaucoup d'irritatios parmi la populations native à cause des arpenteses et des établissements qui se font avant l'extinction du titre des sauvages, Je suis persuadé que le gouvernement sera obligé tout d'abord d'entreprendre et d'effectuer l'extinction du titre des sauvages. Cette question doit être regardée comme étant de la plus haute importance. Conjointement à ceci, je vous réitèrerai la conviction que je vous ai exprimée à Ottawa qu’il n'y a pas de temps à perdre. La nécessité d'une prompte action me paraît à présent plus apparente qu’elle ne l'était alors.”
‘ Supposant que le transport de la compagnie ait été complet, il est possible que nous puissions réaliser notre projet cet automne. Il ne peut y avoir de doute sur le résultat préjudiciable du retard apporté à établir le pays, si les métis et les sauvages prennent une attitude hostile de quelque étendue vis-à-vis de ceux qui viendront ou du gouvernement. |
“Les difficultés de la position peuvent s’accroître de beaucoup, si on laisse a1x mécontents tout l'hiver pour réfléchir et concerter des moyens d'opposition au gouvernement. .
“En attendant les métis français qui forment un quart ou un cinquième de la population [soit 3,000 âmes] se montrercni probablerment un élément turbulent. Cette classe a été jusqu’à menacer de violence si l’on essaie de faire des arpentages.'’
Le 28 du même mois le colonel écrivait de plus :
“Je dois encore faire remarquer le sentiment de . malaise qui: existe parmi les métis et les sauvages pour ce qu’ilé regardent comme prématuré de la part du gouvernement qui pro à l’arpentage des terres.”
Malgré tout ce qui précède, tout ce système d'arpedeité ét. «pprouvé en Conseil Privé ; et, sans se soucier le moins du monde du mal déjà causé et des conséquences qui peuvent en être” les suites on communique au col. Dernis la décision suivante :
Monsieur, ” J'ai l'honneur de vous informer que lé gouvernement, sur la recommandation du ministre des Travaux-Publics, à approuvé le système, que vous avez proposé dans votrerapport du 28 aoû dernier, pour l’arpentage et la subdivision des cantons dans le terrh vire du Nord- Ouest, Vous êtes, par conséquent, autorisé à arpenter d’après le plan proposé. À J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, [Signé] F. Brauw,
Secrétaire.
ires.