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Sir George E. Cartier, et son honorable collègue avaient fait cette promesse d'amnistie. Et l'hon. ministre de la milice n'aurait pas pris la peine de conduire les délégués chez le Gouverneur:Général pour qu’il plût à S. Exec. d’aflirmer que la politique libérale que le gouvernement se proposait de suivre était correcte et celle qui devait être adoptée,
Nous sommes persuadé que tout homme sensé que les préju: gés ou l'intérêt n’aveugle pas, ne pourra lire ce qui précède, sans se convaincre qu’en réalité l’amnistie a été promise par les agents accrédités duGouvernement canadien,voire même par ses propres ministres.
Nous prions le lecteur de remarquer que nous nous en tenons strictement à là résolution prise par nous de ne violer aucun secret ou confidence, de ne révéler aucune lettre ou conversation portant ün caractèra confidentiel ou privé ; de ne trahir en quoi que ce soit la confiance dont on nous a honoré en comptant sur notre discrétion.
Forcé en honneur de garder le silence sur bien des choses, nous ne manqueron: certainement pas à ce devoir en ajoutant que nous n'avons pas pu nous occuper de la question d'amnistie, penda’ quatre ans, sans avoir à cet égard, quelque chose de plus que ce que nous venons de dire; et ce quelque chose, non seulement fortifie nos convictions, mais même justifie et nécessite de notre part l'assertion que l’arunistie a été promise par les autorités fédérales.
Au besoin et avec leur permission, nous pourrions citer plus de vingt témoins dignes de foi, prêts à affirmer que cette promesse leur a été faite comme à nous.